Politique

Thomas Porcher et Frédéric Farah : « Emmanuel Macron défend tous les préjugés possibles »

Thomas Porcher est membre des Économistes atterrés. Frédéric Farah est chargé de cours à l’Université Paris III. Ils viennent de sortir ensemble leur deuxième livre, “Introduction inquiète à la Macron-économie” (Les petits matins). Dans cet ouvrage, ils déconstruisent méthodiquement le discours du très médiatique ex-ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Le Comptoir : Vous avez consacré un livre à Emmanuel Macron, pourquoi vous attardez-vous sur ce personnage qui, s’il fait le buzz médiatique, a peu de chances d’accéder au pouvoir en 2017 ? L’ex-ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, n’est-il pas le symptôme d’un Parti socialiste qui s’est converti à l’économie de marché en 1983 et se rend coupable du zèle des nouveaux convertis ?

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Thomas Porcher

Thomas Porcher : Le phénomène Macron est très intéressant à étudier. Il est le symbole de cette dérive actuelle où la forme prime sur le fond. On nous propose le storytelling d’un homme politique différent, moderne, courageux et connaissant l’entreprise alors qu’en réalité Emmanuel Macron est un énarque, un haut fonctionnaire ayant travaillé pour une grande banque d’affaire avant de devenir conseiller du président de la République puis ministre de l’Économie. Honnêtement, Emmanuel Macron est le pur produit de ce système fabriquant les élites : Ena, haut fonctionnaire, cabinet présidentiel ou ministériel. Son parcours n’a en réalité rien d’original et ressemble très fortement à celui d’Alain Juppé par exemple.

Frédéric Farah : Plus encore, Emmanuel Macron défend tous les préjugés possibles qu’une partie des médias et des politiques relaie depuis des années : la flexibilité comme remède, l’allergie des français aux réformes, la préférence française pour le chômage,  l’Union européenne comme voie de salut, les chômeurs qui préfèrent le loisir. La liste est longue.

Rendre gorge à la vacuité de Macron, c’est aussi faire d’une pierre plusieurs coups. Emmanuel Macron est également le symptôme de cette partie de la gauche qui célèbre ses noces avec le néolibéralisme et qui a renoncé à transformer le monde. Pire, une gauche qui somme les citoyens d’accepter le monde tel qu’il est, avec tous ses désordres, et de s’y adapter.

« L’originalité d’Emmanuel Macron se résume uniquement au fait qu’il soit un nouveau visage du paysage politique français. »

Vous reprochez aux idées de Macron d’être « économiquement discutables » et vous contestez le caractère moderne de son discours, allant jusqu’à dénoncer sa « vision conservatrice de l’économie ». Pouvez-vous brièvement revenir sur ces deux critiques ?

T.P. : L’originalité d’Emmanuel Macron se résume uniquement au fait qu’il soit un nouveau visage du paysage politique français. Son discours, lui, n’a rien de nouveau. Ses propositions pour redresser la France s’inscrivent dans la continuité de ce qui a été fait depuis plus de trente 30 ans : casser les rigidités, flexibiliser le marché du travail, réduire le nombre de fonctionnaires, affaiblir le modèle social pour accorder l’économie française à la mondialisation. Or, ces remèdes ont déjà connu une large application et leur bilan demeure pour le moins décevant. En fait, derrière un discours se revendiquant comme moderne, portant aux nues Uber – une entreprise championne de l’évasion fiscale en modèle de réussite –, se trouve en réalité une vision très proche des économistes du XIXe siècle qui stigmatise les chômeurs, réduit les droits sociaux et porte uniquement les intérêts de quelques-uns.

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F.F. : Ces idées sont économiquement discutables. Voilà plus de trente ans que nous privatisons nos entreprises, que nous flexibilisons notre marché du travail – pas moins de 17 réformes sur la protection de l’emploi ont été réalisées entre 2000 et 2013 en France – et que nous élargissons la sphère du marché. Quels en sont les résultats ?  Plus de chômage et pas de croissance.

Quant à sa vision conservatrice, elle est présente sous des aspects d’une affable modernité. Les droits sociaux ne sont pas perçus comme des conditions de la réussite économique, mais comme des concessions que l’on peut remettre en cause en temps de crise. Or, les droits sociaux sont justement, en temps de crise, les derniers amortisseurs pour les populations les plus fragiles.

« Emmanuel Macron est également le symptôme de cette partie de la gauche qui célèbre ses noces avec le néolibéralisme et qui a renoncé à transformer le monde. »

Selon vous, Emmanuel Macron fait reposer le chômage d’un côté sur la structure économique française, jugée trop égalitariste et trop sociale, et de l’autre sur les individus eux-mêmes, qui seraient coupables de fainéantise. N’est-ce pas contradictoire ?

Frédéric Farah

Frédéric Farah

T.P. : Non, dans la pensée d’Emmanuel Macron, les deux vont de pair. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, notre système économique et social incite les chômeurs à la fainéantise. Si nous cassons les rigidités sur le marché du travail par exemple, le Smic jugé trop élevé par le Medef, le droit du travail jugé trop contraignant et si, de l’autre, nous diminuons la durée et le montant des allocations chômage alors, les travailleurs seront obligés d’aller travailler pour quasiment rien. En fait, c’est un tour de passe-passe pour transformer le chômeur en travailleur pauvre à l’image des contrats “zéro heure” au Royaume-Uni qui, a défaut de proposer une solution viable aux bénéficiaires, ont permis d’effacer un million de demandeurs d’emploi des chiffres du chômage.  

F.F. : Je suis d’accord avec Thomas même s’il est vrai que l’argumentaire de monsieur Macron est un peu fourre-tout et la cohérence n’est pas forcément au rendez-vous. Les discours dans ces derniers meetings en sont un bon exemple et il tente tellement de ratisser large qu’on finit par se demander quel est le fond de son propos. La vision de monsieur Macron me rappelle celle de Denis Kessler, vice-président du Medef, en 2007. En résumé, le problème est celui contenu dans le consensus de 1945 : la seule politique à mener est celle qui consiste à défaire les acquis sociaux et il n’y a pas d’alternative, comme dirait Margaret Thatcher.

Vous défendez dans votre ouvrage un capitalisme à visage humain et le modèle social-démocrate des Trente glorieuses. Le néolibéralisme n’est-il pas la conséquence de l’essoufflement de ce modèle à partir des années 1970 ? De plus que faites-vous des objections formulées par le Club de Rome en 1972 dans son rapport The Limits to Growth (Halte à la croissance ?) qui montraient que la croissance économique ne peut indéfiniment perdurer sans menacer l’environnement ? Pour dire les choses plus simplement : ne devons-nous pas inventer une nouveau modèle qui remettrait en question plus radicalement le capitalisme et le productivisme ?

T.P. : Nous défendons un capitalisme à visage humain qui prendrait en compte la contrainte climatique. Pour cela, il faut encadrer ce capitalisme libéral qui a créé l’explosion des inégalités, l’accélération du réchauffement climatique et l’extrême pauvreté pour une large partie de la planète. Un capitalisme a visage humain est un capitalisme sous la contrainte climatique qui imposerait un but et redonnerait un sens à la production. Pour cela, le politique a un rôle majeur : encadrer les salaires de sorte qu’il n’y ait pas trop d’inégalités, interdire les productions d’énergies polluantes, imposer une meilleur redistribution des profits, etc.

Quand au rapport The Limits to Growth, je suis entièrement d’accord sur le fond : la croissance est devenue l’alpha et l’omega de la politique actuelle et peu importe si cette croissance repose sur la spéculation financière ou le développement des énergies polluantes. Ce modèle n’est clairement plus tenable. Mais, si on dit “stoppons toute croissance”, cela signifie que l’on fige le monde tel qu’il est, avec ces inégalités de développement, avec sa structure de production trop polluante, etc. Or, des pays, parmi les plus pauvres, ont besoin d’augmenter leur croissance pour avoir accès à l’eau, à l’électricité et aux biens de nécessité. Chez nous, certains secteurs ont besoin de croissance, comme les énergies renouvelables. Je suis donc partisan de développer certains secteurs notamment les renouvelables et d’en arrêter d’autres notamment les activités polluantes. De manière générale, toute croissance doit désormais se faire en prenant en compte la contrainte climatique.

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FF : Le néolibéralisme a été une revanche sur le libéralisme enchâssé c’est-à-dire cet ensemble institutionnel qui a encadré le marché et en a limité les effets les plus pervers. C’est d’ailleurs ce qui explique l’absence de crises financières entre 1950 et les années 1970. Avec toutes ses limites, le capitalisme de la reconstruction d’après-guerre a été “domestiqué” par un ensemble de droits économiques et sociaux que le préambule de la constitution de 1946 a remarquablement énoncé. Mais, je suis d’accord avec vous sur le fait que le modèle d’après-guerre a été trop productiviste et son empreinte écologique a été désastreuse. En attendant un grand soir certainement souhaitable, il faut déjà procéder à certaines étapes comme la dé-financiarisation de l’économie.

« La durée du travail ne signifie rien sans prise en compte de la productivité. »

Quelles types de mesures prônez-vous pour sortir de la crise et pour revenir vers le plein-emploi ?

T.P. : Deux mesures phares sont importantes : la réduction du temps de travail et l’investissement dans les secteurs d’avenir en lien avec la transition énergétique. Emmanuel Macron pointait que : « La gauche a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. » Mais, la durée du travail ne signifie rien sans prise en compte de la productivité. Travailler plus dans de secteurs où la productivité est déjà élevée, c’est tout simplement augmenter la pression sur les salariés pour un résultat contre-productif. À l’inverse, réaménager le temps de travail dans ces secteurs, c’est permettre une meilleure utilisation des machines et une amélioration de la qualité des travailleurs pour, au final, augmenter leur productivité. Reste ensuite la question des innovations et des secteurs d’avenir sous-exploités. La transition énergétique ouvre des espaces d’innovation à tous les étages allant de la production d’énergie aux bâtiments, en passant par les compteurs intelligents. Tant de secteurs qui répondent à un but concret – la lutte contre le réchauffement climatique – et qui auraient besoin de main d’œuvre.

F.F. : J’ajouterai qu’il faut partir du point clef : le fonctionnement de l’Union européenne. Tant que nous ne commencerons pas à desserrer l’étau des contraintes qu’elle génère, nous sommes réduits à bavarder. Une véritable politique d’investissement dans ces secteurs d’avenir qui rendrait possible la mise en place d’une transition énergétique ambitieuse ne peut se faire sans remettre en cause les critères libéraux de l’Europe. Ce point est vraiment central. Avec les contraintes budgétaires européennes, ces investissements sont impossibles.

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15 réponses »

  1. Désolé de vous contredire mais la flexibilité n’a pas du tout été appliquée en France. Il suffit de voir la rigidité de notre CDI.
    Prenez le CDI Suisse, pays à plein emploi, il n’a rien à voir avec le français : licenciement sous 1 mois sans justification. Quasiment tout le monde y est embauché en CDI, ce qui facilite les emprunts et locations.

    Quant à l’originalité de Macron par rapport aux autres politiques, elle ne provient pas de son parcours académique et professionnel mais du cumul de ses convictions, ses choix, son âge, et de l’époque dans laquelle il a grandi. Il fait partie d’une nouvelle génération qui voit le monde d’aujourd’hui sans les lentilles d’hier, et il n’a pas encore été usé par la machine politique. Son rejet des clans et des étiquettes est une bouffée d’air frais. Certes, il y a beaucoup de forme, mais il serait malhonnête de dire qu’il n’y a pas un catalogue de convictions derrière.

      • … question subsidiaire : y a-t-il plus à attendre d’un Enarque qui a fait carrière dans l’appareil d’Etat ?
        Et attendez c’est pas tout.
        Moi j’ai vu à l’œuvre, à l’étape du Conseil d’Etat et dans une affaire de fonctionnaire révoqué avec l’aide des collabos CGT : le nommé Yves Salesse, un qu’avait-fait-l’ENA par la troisième voie (je me garderai bien de toute plaisanterie scabreuse sur cette troisième voie). Eh bien je vous le dis tout net : mon dieu, quelle odeur.

        – copie au ‘Monde’

      • le cdi en Suisse ah bon , parlons de la SUIISSE des usines ,des ateliers, des chocolateries en France des succursales de ventes de voitures mais fermetures d’AULNAY PSA , des ateliers oui mais de couture de pièces fabriquées en TURQUIE au MAROC et encore avec des ouvriers pakistanais ou chinois travaillant la nuit les week end , en SUISE des ateiers de chronométrie assez réputées non oui ? En SUISSE le ferroutage fret industriel est obligatoire aucune traversée de 38tonnes possibles dans les villages de tout cela le candidat MACRON ne défend rien ,lui est pour type AMAZONE ou des précaires même pas CDI travailleront la nuit les week end ; pour transferer des paquets colis de produits fabriqués en CHINE Pour la réglementation du travail en SUISSE parlez en aux frontaliers du JURA ils vous donneront une autre version ne serais ce que pour le niveau des salaires C’est raté comme comparaison au fait en SUISSE c’est pas leuro et l’économie fonctionne plutôt bien enfin mieux que la notre et celle vantée et mise en place par MACRON

    • Bonjour,

      Être flexible ne signifie pas que rien est plus flexible.
      La France a entamé une flexion de son marché du travail et d’autres pays sont allés plus loin dans ce domaine.
      Quant à l’exemple de l’accès à la location que vous donnez, il consiste simplement à contrecarrer une mauvaise règle par le biais d’une régression. Je suis persuadé que nous sommes capable de davantage d’intelligence.

      J’ai du mal à vous suivre sur l’idée que le cumul des convictions serait un bienfait. Empiler des contradictions ne peut aboutir à de la cohérence. Si quelqu’un mélange anarchiquement le contenu de son frigo et vous présente le résultat comme un plat de chef, vous risquer d’être bien déçus.

      M. Macron ne fait pas partie des nouvelles générations. Certes il y en a de plus anciennes. La génération qui supporte le système aujourd’hui est la génération Y. Mais le monde actuel se modèle sur la génération Z, cette génération qui est né avec la démocratisation des ordinateurs et qui s’est développé avec les réseaux sociaux. Théoriquement, M. Macron est de la génération précédent la génération Y. Avec un peu de flexibilité (qui lui est si chère), il est un vieux de la génération Y.

      Quant à l’usure, sans lui retirer son talent de banquier et son mérite scolaire, ça carrière ne la justifie pas en effet. Cela en fait-il un meilleur garant du peuple ? Sachez que bien des jeunes sortent usés avant 30 ans par le monde tel que M. Macron le conçoit.

  2. Bonjour,
    Analyses très intéressantes. Une lecture limpide de ces articles qui me laisse entrevoir la possibilité d’une autre orientation politique.
    Je réfléchis différemment après lecture.

  3. Intéressantes critiques de Macron.
    Malheureusement les économistes atterrés ont une foi indécrottable dans le progrès (à tel point qu’ils jugent que Macron est un « conservateur »!) et ne proposent rien d’autre que de faire de la croissance verte.
    C’est un peu atterrant…

  4. J’ai lu avec beaucoup d’attention et d’intérêt le livre intitulé “Introduction inquiète à la Macron-économie”.
    Sur fond d’analyse aussi juste que la genèse qui précède certains des treize points abordés à partir des « phrases chocs” de Macron, les auteurs arrivent pourtant à des conclusions qui me semblent erronées… sauf à dire qu’elles seraient biaisées par une certaine idéologie politique – car, comme ils l’affirment si justement, l’économie est politique -.
    Ces digressions sont induites par deux erreurs dans l’approche: la première consiste à aborder le projet de Macron point par point, alors qu’il est global et que de ce fait, c’est dans son ensemble qu’il aurait fallu l’analyser et le commenter. La seconde résulte d’une sorte de déni des suggestions soumises par Macron dans son projet: les auteurs dénoncent ici et là l’absence de propositions sur des questions qu’ils disent majeures, alors que ces questions sont abordées et font l’objet de mesures précises. Il eût mieux valu prendre en compte ces dernières pour en faire l’analyse critique que de les nier.
    De ce fait, la conclusion des auteurs dénonçant un discours somme toute peu innovant, classique, plus à droite que la droite et soumis aux diktats de la mondialisation et aux exigences de l’Union européenne s’en trouve biaisée. Présenter Macron en bon élève de la mondialisation et de l’Union européenne, donc de l’ultralibéralisme, constitue un raccourci qui n’est pas du tout à la hauteur de l’analyse de fond des politiques menées jusqu’ici que servent les auteurs. La seule genèse des politiques antérieures ne peut suffire à fonder une critique cela apparaît dans l’ouvrage. Dire que des réformes ont été faites avant Macron pour affirmer que ce dernier n’est pas le premier à le faire et conclure qu’il ne fait que nous resservir la même soupe paraît un peu court. Dire que d’autres avant lui ont diminué les charges patronales pour soutenir qu’il ne fait que poursuivre leur politique, c’est dire que son projet a été lu à moitié. Car ce qui est innovant dans ce dernier, ce sont moins les mesures prises une à une que la combinaison qu’il en fait pour équilibrer et redistribuer les pions sur l’échiquier.
    Non, le projet Macron n’oublie pas le social puisque s’il poursuit effectivement l’allègement des charges sociales patronales, il innove en allégeant celles des salariés. S’il facilite le licenciement pour permettre aux entreprises d’ajuster leurs effectifs à leur carnet de commandes, il libère les salariés en instaurant une allocation chômage universelle étendue aux entrepreneurs et aux démissionnaires. S’il consacre la précarité de l’emploi, la fin du CDI en tant que “panacée” de l’emploi, c’est peut-être par un souci de réalisme que je préfère à la langue de bois. Peut-on nier aujourd’hui que, quelles que soient les mesures prises en faveur des entreprises, ces dernières privilégient les CDD, les contrats d’intérim, le recours aux autoentrepreneurs, et de façon générale à toute forme d’intervention qui ne s’inscrit pas dans la durée? Une analyse de l’emploi sur trente ans permet pourtant de constater la tendance et son affirmation dans le temps, en même temps d’ailleurs que celle du chômage qui n’a cessé de croître. Peut-on nier que le chômage, dont la croissance n’a cessé de s’affirmer sur près de trente ans, quelle que soit la politique menée et sa couleur idéologique, constitue désormais une donnée avec laquelle il faut composter? Dire le contraire et promettre de contenir, voire de baisser la courbe du chômage comme se sont vainement acharné à nous le faire croire tous les candidats à la présidentielle depuis trente ans au moins, c’est nier la réalité que les faits ont tôt fait de rattraper… Ce discours n’est plus audible! Ce serait faire preuve d’une démagogie insultante pour le plus gros Parti de France que représentent les 5 millions de chômeurs, et avec eux, tous les salariés qui vivent aujourd’hui sous l’angoisse d’un plan de licenciement dont tout le monde sait que le motif est tout sauf économique au sens traditionnel du terme.
    Le projet Macron part du postulat que le chômage non seulement est une donnée de fait, mais qu’il va augmenter. C’est le seul à l’avoir affirmé et c’est à ce titre, d’ailleurs, que son discours a retenu mon attention. Car c’est une réalité niée par tous les autres candidats, sans doute par manque de courage. Une étude américaine sur la question de l’emploi à l’horizon 2025 – et c’est demain – a d’ailleurs confirmé ce constat et ému pour une fois les entreprises les plus capitalistes qui soient aux États-Unis. Personne n’en a parlé… Nier la réalité ne permettra pas d’y faire face et encore moins de l’éviter. Pour revenir au projet Macron, oui, le chômage va s’aggraver demain, car des pans entiers d’emplois vont disparaître avec le déploiement de l’intelligence artificielle et son lot de robots d’un nouveau genre qui vont les remplacer. Nous entendons d’ailleurs parler des voitures automatiques, après les avions à pilotage automatique et les métros qui n’émeuvent personne. Les robots ménagers ont déjà fait leur introduction sous différentes formes, et les services à la personne que le traitement informatique de la voix permet sont d’ores et déjà annoncés. Ce ne sont là que des exemples. Nier cet état de fait plutôt que de s’y inscrire serait suicidaire. Loin de négliger l’innovation, comme l’accusent les auteurs, le projet Macron s’y inscrit de plein coeur en lui donnant les moyens de prendre son élan: les mesures en matière de formation et d’accompagnement des allocataires chômage – volontaires ou non, et c’est ce qui fait la beauté de la mesure -, comme les filets de sécurité qu’il propose d’offrir à tous ceux qui voudraient s’aventurer dans l’entrepreneuriat et plus particulièrement l’innovation en sont quelques illustrations.
    La baisse de revenus que cacheraient, selon les auteurs, les mesures proposées dans le projet Macron n’a pas attendu ce dernier. Le gel des salaires ne date pas d’hier. Avec l’euro et la flambée des prix générée par une conversion 1FF/1€ que les entreprises ont pratiqué pour augmenter subrepticement leurs prix, la baisse du pouvoir d’achat des Français n’a fait que s’aggraver. Doit-on accuser l’Europe, alors que ce sont les entreprises qui en sont à l’origine? Alors que l’État n’a rien fait pour prévenir le phénomène en réglementant la conversion? Sans compter qu’il en a fait de même, d’ailleurs, il n’est qu’à voir les tarifs des horodateurs…
    L’alternative consisterait à partager le travail en en réduisant la durée, tout en maintenant les salaires. Car oui, la question du coût du travail n’a aucun sens s’il n’est pas rapporté à la productivité qui se trouve être, en France, parmi les plus élevées du monde. Dès lors, la question du partage du travail n’est pas une ineptie en soi. Mais pour l’heure, personne, y compris les extrêmes qu’ils soient de gauche ou de droite, ne s’y est engagé aujourd’hui. Sur ce point, l’idée de conserver une durée légale à 35h et de laisser les partenaires sociaux se mettre d’accord sur la durée adpatée pourrait peut-être aboutir à ce résultat. Ce que propose Macron dans son projet. Il reste alors le choix de libérer les salariés du joug de l’employeur et des menaces qu’il fait peser sur lui en matière d’emploi. Les mesures envisagées à ce titre dans le projet Macron, sur le plan de la formation, des allocations universelles, de la création d’entreprise, et de la mise à bas des baronnies et des rentes de situation ouvrent la voie une forme de liberté aujourd’hui totalement inhibée et au rééquilibrage des rapports de force. Elle permet de s’affranchir d’une forme d’esclavage qui tend à s’instaurer dans le monde du travail, comme en témoignent le nombre exponentiel de suicides au boulot, le nombre de pilules du bonheur consommées par les Français et les Françaises pour supporter l’ambiance délétère induite par la pression mise sur eux et l’aléa qui pèse sans cesse sur leur emploi. Elle favorisait une concurrence saine, qui profiterait à la consommation et au pouvoir d’achat, à l’instar du si critiqué “Uber” qui a permis de casser le monopole des compagnies de taxis et les a conduits à modérer leurs prix au plus grand bénéfice des consommateurs, mais aussi de leurs chauffeurs qui, faut-il le souligner, sont des autoentrepreneurs.
    Il en résulte pour ce qui me concerne une certaine déception, voire une frustration. Car j’espérais trouver une analyse critique objective du projet Macron, qui puisse nous éclairer sur des dessous que nous aurions mal évalués et nous aider ainsi à fonder notre choix en connaissance de cause. Par ces temps où les citoyens, revenus des discours démagogiques de campagne et des promesses que l’on sait d’avance non tenues, ont plus que jamais besoin d’être alimentés en analyses critiques objectives et en synthèses comparatives des différents programmes proposés, à défaut desquels le risque de fonder son vote sur le seul critère du changement radical des hommes et des femmes qui nous gouvernent, quelles qu’en soient les conséquences, risque fort de s’imposer. Dommage que les auteurs nous en aient privés ! Dommage également que les critiques ne soient pas accompagnées de contre-propositions concrètes et chiffrées. La simple évocation des sujets qui resteraient à traiter, selon les auteurs, ne peut suffire…
    Il eut été également de bon ton que les auteurs, manifestement contre la soumission à l’ordre établi par la mondialisation et les règles imposées par l’Union européenne, nous démontrent comment il est possible de s’inscrire contre ces ordres, peu important l’origine qui en a permis l’assise. Comment la France, seule contre tous, pourrait-elle sortir du marasme dont elle souffre du fait du diktat du Capital, en imposant ses règles et en allant à contre-courant de la mondialisation? Une telle solution serait sans aucun doute l’issue idéale pour laquelle j’opterais sans hésiter, me concernant. Mais pour l’heure, personne ne propose de solution crédible, réalisable, à laquelle je pourrais adhérer. Je préfère dès lors m’inscrire contre ceux et celles qui nous ont conduits à ce marasme et qui ont perdu tout crédit à mes yeux. Je préfère adhérer au constat objectif d’un monde plus qu’imparfait qui en a résulté et aux solutions visant à en atténuer les conséquences pour les individus. Car parler d’individus ne constitue aucunement un déni du collectif, contrairement à ce que semblent affirmer les auteurs… Le caractère innovant du projet Macron est précisément là: il redéfinit les contours d’une solidarité de façon acceptable et audible pour une société aujourd’hui atomisée. Et la première preuve qu’il y réussit est l’engouement que son mouvement a suscité et les liens qui s’y sont physiquement créés entre individus que rien n’amenait a priori à se connaître.

  5. le commentaire de fbra résulte sinon d’une étude minutieuse, du moins d’un argumentaire solidement établi ,mais semble t il toutefois non issu du milieu populaire ?c’est normal MACRON candidat présidentiel banquier représente bien la classe des possédants des sachant, des technocrates et ne se laisse pas ou ne laissera pas grandir quelque contestation Le ton courtois mais déterminé du commentaire est à traduire comme une réponse adaptée aux réactions qu’il convient de maintenir fermement pour le défenseur de la BOURSE .
    On peut si le gestionnaire du site le permet ,émettre des remarques des observations et aussi d’autres arguments eux établis sur le vécu de celles et ceux qui souffrent de cet état économique de Notre France intégrée dans cette Union Européenne ,sous le joug de Francfort et de sa BCE par l’arme sans concession de l’euro

    Par exemple dés l’entame de la réponse le terme digression est employé pas celui de critiques ou de contestation non c’est digresser que de vouloir discuter critiquer fbra est là pour cadrer le tout

    On doit donc approcher le texte programmatique MACRON ,avec égard courtoisie et prévenance ; il ya une certaine distance de garde à maintenir entre un texte , un programme parait il , MACRON et ses lecteurs fut ce t’il économiste ou auteur de livre cela présage en cas d’investiture MACRON les livres économiques (peut etre les autres seront soumis à censure peut être, Ne faudrait il d’autant plus s’en méfier alors et prendre garde

    De bon élève le candidat MACRON est bien un fervent défenseur de celles et ceux qui ne laisseront pas entamer leurs pouvoirs
    ceux d’actionnaires , de gros actionnaires , ceux de décideurs traduction novlangue patrons d’industries de commerces chaines commerciales plates formes multi modales type AMAZONE, de détenteurs de titres d’obligations, ou autres
    Ceux de magnas de presse . par exemple On comprend mieux les 28 UNE de magazines de ‘hebdomadaires toutes avec le portrait du Candidat MACRON ces 2 derniers week end

    MACRON n’oublie pas le social ah oui sauf qu’il n’emploie jamais le terme salariés donc les ouvriers ni celui d’usines ou d’ateliers
    ne parlons pas de des termes conventions collectives , négociations salariales ,salaire minimum ,pouvoir d’achat on friserait l’indécence !

    les syndicalistes (gros mots ) nomment aussi les retenues sur salaires et les décomposent en
    cotisations sociales par exemple MACRON lui intitule cela charges

    donc cela est clair avec MACRON le salaire différé est remis en question
    donc la Sécurité Sociale la retraite par répartition et le monde salarial (restons correct , les collaborateurs( terme macroniquement compatible ), en seraient majoritairement acceptants? ou donc devront l’être

    fbra analyse aussi le licenciement comme une variable d’ajustement , en fait le nombre de salariés sous contrat établi est fonction du carnet de commandes Un ouvrier salarié licencié , devient libéré si si c’est dans le texte ,! et se verrait toucher une allocation alimentée par le contribuable nota celui des impôts fiscaux mais aussi de la TVA
    donc l’ouvrier licencié ne devient plus chômeur ni demandeur d’emploi mais allocataire universel et dont les allocations sont provisionnées par ses impôts directs ou ceux de sa famille de ses collègues encore employés , ou indirects en fait les licenciés sont punis 2 fois une fois lors de la fermeture de leur usine atelier bureau agence magasin et une autre fois en dehors du monde de, l’entreprise

    Et on continue dans l’argumentaire, « le chômage étant une donnée de fait c’est même un postulat une réalité niée par tous les autres candidats par manque de courage !!
    MACRON et fbra s’appuie sur une étude…américaine !!! ASSELINEAU a donc til raison ? les américains participent au projet MACRON

    je penche donc à la lecture de cette affirmation à me rapprocher des thèses du candidat ASSELINEAU il a raison

    ASSELINEAU développe lui aussi d’autres arguments et vérités ne serait ce économiques

    Depuis le BREXIT , l’économie britannique s’est elle effondrée , maintenue ou développée ?

    il parait même que les salaires augmentent , fonction de l’inflation car oui s’il est constaté une inflation elle génère aussi une compétitivité des couts des produits anglais qui s’échangent en hausse sur les marchés internationaux ; envers les marchés américains indens chinois sud orientaux australiens indonésiens japonais

    Les marchés européens maintenus sous le joug de Bruxelles en prévision proches de céder ,comme l’euro lui va craquer mécaniquement le système est en bout de course

    fbra trouvera là donc des solutions réalisables crédibles dans le programme ASSELINEAU

    fbra peut il aussi nous indiquer comment MACRON encore ministre en charge a til réglé la problématique ALTHOM en livrant pieds et mains liés à la multinationale CGE
    fbra peut il nous indiquer l’état financier des compagnies de BUS MACRON?

    pour le peu de projets que l’ex ministre MACRON a déjà mis en place on espéré donc ne pas lui donner les commandes de notre économie ou de note Assemblée législative ou alors lui en donner le moins possible

  6. Bonjour,
    Je suis attere de voir un brillant economiste dire qu’il faut reduire le temps de travail pour relacer l’economié. J’aimerai bien vois demander de me donner une explication suivante : la France a une duree de travail de 35 h hebdomadaire et plis de 10% de chomage.La Suisse a une duree hebdomadaire de 42h et a paine 4% de chômage.Tous les pays industrialises comme les Etats Unis, l’Allemagne,le Japon ont une duree de travail plus elevee que la France et un taux de chomage moindre. Tous ces pays ont aussi adopte une flexibilite dans le travail, un programme economique neoliberalisme. Pour defendre votre idee , vous avancez l’ experience des pays de l’Europe du Sud qui ont echoue en adoptant la rigueur dans la gestion de l’economie, la flexibilite dans la loi du Travail. Ces pays n’ont pas le meme parcours de developpement comme la France. Cette comparaison est denuee de sens.
    On va diminuer le temps de travail comme vous envisagez, le cout horaire de production francais va augmenter par rapport aux autres pays comme l ‘Allemagne,le Japon. Vous ne pourriez plus vendre vos marchandises a l’exterieur comme a l’interieur, les societes francaises ne recrutent plus. Les chomeurs augmentent, les acquis sociaux , vous voulez garder ainsi que les fonctionnaires. Au final, les societes qui veulent vivre se delocalisent, il reste en france beaucoup de fonctionnaires pour gerer le chomage et les hopitaux .
    Et dans 5 ans, l’Euro demande a la France d’adopter le regime de la Grece.
    C’est dommage pour un economiste de vendre son ame pour la Politique

    • Les pays que vous citez ont chacun une particularité :

      – La Suisse est un paradis fiscal
      – Les Etats Unis ont un taux de chômage officiel bas car peu de chômeurs sont inscrits sur les listes. Dans la réalité leur taux d’emploi n’a jamais été aussi bas.
      – L’Allemagne fait du dumping social dans le but de pourrir la balance commerciale de ses voisins
      – Le Japon (et dans une moindre mesure l’Allemagne) a une pyramide des âges tellement dégradée que le taux de chômage ne peut y être qu’extrêmement faible.

      Enfin votre raisonnement sur les coûts comparatifs du travail est juste, mais n’est valable que dans un cadre de libre-échange. Ce qui n’est pas la ligne défendue ici.

  7. 6 millions de fainéants
    Les chômeurs sont des profiteurs qui ne cherchent pas de travail ! Entend-t-on dire dans certains milieux qui se complaisent à stigmatiser. Il y a peut-être 20% de fainéants dans toutes les catégories sociales, mais néanmoins, il reste bien 5 millions d’authentiques chômeurs incompressibles parce qu’il n’y a pas 5 millions d’offres d’emplois disponibles en France. Entre les recrutements et les licenciements le nombre des emplois vacants non pourvus sur le territoire est, bon an mal an, d’environ 500 000. Dans ces conditions comment reprocher aux gens de ne pas trouver de travail dans un Pays où il n’y a plus de travail ? Et, par quel miracle le chômeur dunkerquois, sans moyen, pourrait-il aller prendre un poste à Bordeaux où à Lyon. Quelle solution offre t’on aux millions de licenciés « économiques », aux millions de demandeurs d’emploi impuissants, qui subissent les baisses de commandes, les délocalisations, l’incurie et l’égoïsme économique qui plombent l’activité ? Que sont devenus nos ingénieurs, nos usines de machine outil, de mécanique, d’armurerie, du ferroviaire, de fonderie, de sidérurgie, de chaudronnerie, de filature, de verrerie, d’horlogerie … Les travailleurs sont pauvres, mais pas encore au fond du trou, il reste le niveau du Burundi. Les salaires et les retraites très bas non seulement n’augmentent pas, mais ils diminuent du fait des contraintes et obligations diverses, impôts, taxes, amendes et charges, sur les cartes d’identités, le permis de conduire, les passeports, les appels payants, les autoroutes, la privatisation des biens communs … tout cela appauvri les ouvriers, les classes moyennes et les jeunes gens. Combien ne peuvent plus se soigner, payer les études de leurs enfants ! Pire encore la misère des 8 millions d’êtres humains de notre Quart-monde. Lorsque 10% d’égoïstes sans moral se repaissent du superflu.
    – En quoi consiste le credo du régime technocratique Macron, dont l’instigateur est le Medef (syndicat d’orientation réactionnaire) sinon d’une politique de classe qui consiste : à punir et à appauvrir davantage encore, les familles qui après 25 ans dans l’entreprise se retrouvent à la rue : en réduisant leurs indemnités de licenciement et de chômage ainsi que sa durée, puisque ce sont eux les boucs émissaires dans cette situation, comme le clame et veut le leur faire croire la duplicité ambiante, relayée en cela par les médias et les « experts » valets dont aucune critique ne fuse. Une chose est certaine, il n’y a pas de responsabilité managériale. Pourtant on a bien vu que les récents 40 milliards d’aide de l’État et les allègements de charges n’ont strictement rien apporté en terme d’emploi, pas plus que les milliards d’aides distribués depuis 30 ans sous l’empire des différents gouvernements. Les milliards d’aides et les très bas salaires ouvriers, n’expliquent pas le manque de compétitivité des entreprises ! On s’interroge …
    – Pour ceux qui ont encore un travail : c’est la réduction des salaires, l’augmentation des horaires, les emplois précaires, la flexibilité, l’individualisation et le démantèlement des protections du Code du travail. Dire qu’un employé peut affronter seul son patron, c’est faire fi des rapports de force hiérarchiques et c’est le retour à l’arbitraire. Annoncer que les employeurs ne savent pas lire les 300 pages utiles du Code du travail et qu’il convient de le réduire, voire de le supprimer, c’est se moquer du législateur, de l’histoire sociale, de la démocratie et les prendre pour des idiots. Inquiétant, le recours au 49/3 montre la main mise d’une politique discrétionnaire pour cinq ans. Devra t-on dorénavant pour le confort de certains, réformer tous les codes Dalloz ?
    – Le Medef et Macron disent qu’en facilitant le licenciement, ils vont accroître le nombre des emplois. Il nous disent aussi qu’en réduisant les salaires, en diminuant les retraites (CSG) et les minima sociaux, en augmentant les charges et les impôts des pauvres et en supprimant les impôts des riches, ils vont relancer l’économie du Pays ! Qui peut croire à de telles fadaises et contrevérités ? Plutôt que de toujours brimer les pauvres gens, ne serait-il pas plus judicieux et urgent, parmi les moyens disponibles pour relancer l’économie solidaire dans l’intérêt général et le plein emploi, enjeu crucial, de procéder à un bouleversement des paradigmes et des mentalités, « un New deal ». Par exemple : en réduisant tout de suite les écarts salariaux de 1 à 30, en répartissant les charges de travail, en distribuant les fruits du travail et de la finance équitablement entre tous, en réduisant les frais de bouche, la pompe de l’État et des hauts fonctionnaires sur le modèle des pays du Nord l’Europe, en instituant le contrôle des prix, des marges et de la qualité, en interceptant les sommes immenses de l’évasion et de l’optimisation fiscale, en développant les industries des énergies renouvelables, de l’isolation du bâti et de l’écologie. Mais aussi en mettant en place très vite le revenu universel jeunes et un Erasmus pour tous les jeunes de 15 à 30 ans. Imaginez, un instant, la progression rapide et considérable de telles mesures pour la reprise économique et le niveau de vie de tous, pour la joie de vivre retrouvée dans le Pays ! Et, si les instigateurs de l’affaiblissement de l’État protecteur, de la dérégulation et de la marchandisation de tout, qui s’enrichissent au dépend de la communauté veulent s’expatrier, qu’ils s’en aillent, bon débarras ! o. godin

  8. Le premier de cordée

    Illettré, Alcoolique, Gens de rien, Fainéant, Fouteur de bordel,
    « Tu peux être cultivé et parler comme le Président »
    Mais, ne te laisse pas monter sur la cervelle !

    Tu sais très bien, Toi, que le « Premier de Cordée » habite à Bruxelles et que son argent est aux Bahamas,
    qu’il se contre-fiche des autres et ne vise que ses intérêts. Quant au second de cordée il aspire à l’être.

    On n’a jamais vu un profiteur, qui navigue allègrement sur les crêtes sommitales du capitalisme, condescendre à l’étage du dessous,
    mieux encore, dans la compétition néo-libérale, il lui faut « crever » ses suiveurs. Il n’a ni voisins, ni familles, ni pays que des rivaux.
    Celui qui gagne sans travailler des millions sur le dos des Ingénieurs, des Collaborateurs ou du Pays va partager ? Compte là dessus !
    Et, si parfois il s’abaisse c’est qu’il y trouve un substantiel avantage.

    L’individu formaté dès le berceau et les Écoles au mépris des « Classes inférieures » et à l’exploitation des Hommes, va faire quoique ce soit
    contre ses intérêts et te tendre la main jusque dans la vallée ? Rien. Que dalle !

    La théorie du ruissellement – qui encourage les riches à s’enrichir davantage grâce aux aides et aux diminutions fiscales afin
    que leur richesse ruisselle sur les Pauvres – a pour résultats : d’une part la hiérarchie des salaires de 1 à 400, les superprofits,
    le renforcement des privilèges et les paradis fiscaux, et, d’autre part les millions de Chômeurs et les millions de Pauvres.

    Depuis 40 ans on connait les effets de cette théorie fourbe et perverse. En réalité d’un coté on a les milliards d’aides aux entreprises sans contre-partie
    et à fonds perdus pour la collectivité, et, de l’autre coté, la perte des métiers et des savoirs faire, les fermetures d’usines, les délocalisations,
    les licenciements, la pauvreté et la baisse des protections sociales.

    Les récents 40 milliards d’aide de l’État et les allègements de charges aux entreprises, ont montré qu’ils n’apportaient rien en terme d’emploi,
    pas plus que les milliards d’aides distribués depuis 30 ans sous l’empire des différents gouvernements complices.

    Le style et le discours Macron change de forme, mais le fond reste le même, et, la parabole montagnarde n’y change rien,
    pour la raison que les mêmes causes conduisent aux mêmes effets souhaités, l’hyper-capitalisme.
    Un succès pour les nantis une calamité pour les Pauvres gens.

    Hypocrisie, propagande, angélisme ou stupidité des communicants ? qui te considèrent à chaque fois pour un idiot !
    « Jupiter » – « le premier de cordée » – et puis quoi encore ! Tout ce bruit de fond relayé en boucle par les journalistes courbés. Écœurant !

    Français moyens, Petits fonctionnaires, Chômeurs, Retraités allons souffrir comme jamais durant 5 ans.
    « Celui qui est Citoyen d’un mauvais gouvernement n’a pas de chance »
    o. godin

    • non seulement la parabole montagnarde (ou même girondine) n’y change rien, mais contient sa propre réponse : il arrive que le premier de cordée se retrouve le premier de Corday

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