Politique

Le Comptoir : socialistes et décroissants mais pas conservateurs

« Le Monde » a décidé de réaliser, le 11 janvier dernier, une enquête sur plusieurs jeunes revues dont Le Comptoir, mais également nos confrères de Philitt, Limite, Accattone ou encore de Raskar Kapac, rattachant de manière erronée tout ce beau monde à Jean-Claude Michéa. Il nous apparaît alors évident qu’elle crée de la confusion sur la pensée du philosophe montpelliérain, mais également sur les lignes éditoriales des différentes revues répertoriées, à commencer par la nôtre. Nous tenons à clarifier notre position.

Au crépuscule de sa vie, Karl Marx avait pris pour habitude de dire à son gendre Paul Lafargue : « Si c’est cela le marxisme, ce qui est sûr c’est que moi, je ne suis pas marxiste. » Si l’œuvre de Jean-Claude Michéa reste très modeste à côté de celle de l’Allemand, il semble déjà condamné au même sort. Car la pensée du Montpelliérain demeure encore très mal comprise, ou déformée par mauvaise foi. Bien que nous soyons trop anarchistes pour accepter un maître à penser et ceci vaut pour Michéa comme pour George Orwell ou Guy Debord – l’auteur de L’empire du moindre mal est souvent associé à notre revue. Le récent article d’Ariane Chemin dans “le quotidien de référence” sur le “michéisme”, où il est notamment question de notre site, nous donne l’occasion de dissiper les malentendus sur la pensée de Michéa et d’affirmer notre projet révolutionnaire d’une société “libre, égale et décente”.

Michéa pour les nuls

Depuis quelques années, Jean-Claude Michéa est l’objet de divers malentendus et contresens. Né en 1950 de parents communistes – dont Abel Michéa qui a longtemps été journaliste à L’Humanité –, qui se sont connus durant la Résistance, le philosophe adhère au PCF en 1969. Influencé par des penseurs  libertaires tels que Guy Debord, Cornelius Castoriadis ou Simon Leys – un des principaux biographes d’Orwell – Michéa quitte le parti en 1976. Depuis, celui qui se déclare dans La double pensée « socialiste », « fidèle au principe d’une société sans classe, fondée sur les valeurs traditionnelles de l’esprit du don et de l’entraide » et « démocrate radical », s’est considérablement rapproché de la pensée anarchiste et décroissante. « En vingt-cinq ans, je ne me suis jamais décrit comme conservateur” », explique-t-il à France culture, le 11 janvier 2017. Il est dès lors absurde de vouloir en faire l’inspirateur de « jeunes conservateurs sans complexe », comme Ariane Chemin, un « authentique conservateur », comme Laëtitia Strauch-Bonart ou Chantal Delsol avant elle, ou de parler de “Génération Michéa” – concept lui-même contestable au vu de l’influence réelle du penseur – à propos de la Manif pour tous, comme le journaliste du FigaroVox, Alexandre Devecchio, dans Les nouveaux enfants du siècle. Pour comprendre les origines de ce malentendu, il faut se pencher sur son œuvre complexe.

« Dès qu’il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion. » Voltaire

La thèse de Michéa sur le libéralisme est la plus originale et celle qui lui vaut le plus de critiques et d’incompréhensions. Dans La double pensée, il écrit : « La philosophie libérale s’est toujours présentée d’une pensée double, ou, si l’on préfère, d’un tableau à double entrée : d’une part un libéralisme politique et culturel (celui, par exemple, d’un Benjamin Constant, ou d’un John Stuart Mill) et, de l’autre, un libéralisme économique (celui, par exemple, d’un Adam Smith ou d’un Frédéric Bastiat). Ces deux libéralismes constituent, en réalité, les deux versions parallèles et (ce qui est le plus important) complémentaires d’une même logique intellectuelle et historique. » Ce passage mérite sûrement un petit éclaircissement. Le libéralisme politique se fonde sur l’idée que chacun devrait pouvoir vivre “comme il l’entend” sous la seule réserve qu’il ne “nuise pas à autrui”. De ce point de vue, il est déjà inséparable du libéralisme culturel, puisque dans celui-ci, chacun doit être entièrement libre de choisir le mode d’existence qui lui convient. Cette logique conduit donc inévitablement à la « désagrégation de l’humanité en monades, dont chacune a un principe de vie particulier et une fin particulière » et à « l’atomisation du monde » selon les mots d’Engels qui, par définition, sont incompatibles avec les exigences d’une vie réellement collective. Les défenseurs de ce libéralisme se retrouvent donc confrontés à l’obligation philosophique de chercher ailleurs que dans la sphère du droit abstrait un principe d’entente minimale qui, seul, pourra éviter aux individus, que le libéralisme culturel ne conduise mécaniquement à isoler les uns des autres et débouche au retour, sous une forme inédite, de la vieille « guerre de tous contre tous » (Hobbes) par la judiciarisation des rapports humains. Il n’existe alors qu’une seule solution : adopter le langage commercial (« Dès qu’il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion », dixit Voltaire) et promouvoir le « doux commerce » de Montesquieu.

« Le révolutionnaire s’active pour rien s’il perd contact avec la décence ordinaire humaine. » George Orwell

Loin d’être un système “conservateur”, “patriarcal” ou “clérical”, le libéralisme représente alors « l’idéologie moderne par excellence » (L’empire du moindre mal) et est inséparable du progressisme, c’est-à-dire de l’illusion d’un progrès linéaire et infini faisant table rase du passé. Mais pour Michéa, le capitalisme – c’est-à-dire « le libéralisme réellement existant » – n’est pas tenable. Selon lui, il se heurte à trois limites. Il y a d’abord la limite morale et philosophique – « la plus discutable » d’après le philosophe. Selon lui, le capitalisme, par l’individualisme qu’il crée, s’oppose à la vie en société, caractérisée en premier lieu par le commun. Ensuite, il y a la limite externe ou écologique : une croissance de la production infinie est impossible dans un monde fini. Voilà pourquoi il se déclare décroissant. Pour finir, il y a la limite interne ou économique, décrite par Marx avant lui : parce qu’il repose sur l’exploitation des travailleurs et sur une révolution technologique permanente qui concurrence ces mêmes travailleurs, le capitalisme n’est pas viable.

capturePour bâtir le socialisme, le Montpelliérain ne croit cependant pas en la gauche, qui est liée structurellement au libéralisme culturel et au progressisme. Il n’espère évidemment pas plus de la droite. Le “sociologue de gauche” et “l’économiste de droite” constituent ses têtes de Turc favorites. Il reproche également au clivage gauche-droite de couper les classes populaires en deux, alors qu’il désirerait les voir rassemblées contre les élites. Pour finir, il est également méfiant à l’égard du “socialisme d’en haut”, étatique ou marxiste-léniniste. C’est dans la pensée d’Orwell, dont il serait selon ses propres mots un simple « passeur », qu’il puise principalement son inspiration politique. Il voit dans la « common decency » (“décence commune” ou “décence ordinaire”), notion phare de l’Anglais, qui caractérisait selon lui l’attitude des “gens ordinaires” qui savent de manière instinctive que « certaines choses ne se font pas », le moyen de sortir de l’alternative, entre Marché et État, devenue incontournable dans nos sociétés modernes. Il rattache alors ce concept aux travaux de l’anthropologue Marcel Mauss sur le don (Essai sur le don, 1923) qui voyait dans la triple obligation de donner, recevoir et rendre la « trame ultime du lien social ». Ces idées défendues par le penseur sont au cœur de notre ligne éditoriale, qui ne peut cependant être qualifiée de “michéiste”.

Notre toast à la révolution

« L’amour du passé n’a rien à voir avec une orientation politique réactionnaire. Comme toutes les activités humaines, la révolution puise toute sa sève dans une tradition. » Simone Weil

Comme on l’aura compris, faire de Michéa le rassembleur de toute cette galaxie est surtout le bon moyen de brouiller les pistes et d’y mélanger des revues dont les idées et les projets politiques sont différents, voire complètement distincts. Ainsi, on a du mal à comprendre en quoi Raskar Kapac ou PHILITT – qui a publié sur sa page une correction cinglante des erreurs commises à son encontre – seraient des revues “michéistes”, quand bien même certaines de leurs plumes éprouveraient de la sympathie pour l’auteur de La double pensée. Ce ne sont même pas vraiment des revues politiques, et peut-on vraiment dire qu’elles sont proches des idées de Michéa, c’est-à-dire anarchistes, décroissantes et révolutionnaires ?

Cornelius-CastoriadisLa seule chose qui nous rapproche, à vrai dire, est sans doute à chercher dans un ressenti commun bien plus que dans une idéologie ou un penseur : une méfiance par rapport au Progrès qui progresse, un dégoût plus ou moins prononcé pour ce que produit notre époque et son corollaire, qui est une sympathie, versant parfois dans la nostalgie, pour ce qui a pu se faire dans le passé. Et s’il est vrai que nous partageons tous sans doute cette idiosyncrasie du jeune contemporain, forcé de constater l’enlaidissement du monde, la dissolution du lien social, la perte de civisme, l’abrutissement généralisé, la corruption de la démocratie représentative, la crise de la culture et tant d’autres fléaux qui faisaient dire à Castoriadis que nous vivions une période de « basses eaux », nous divergeons cependant grandement tant sur l’explication des causes que sur les réponses à y apporter.

Sommes-nous donc, au Comptoir, antimodernes ? Il serait tentant de l’affirmer à l’instar de l’auteur de l’article du Monde, compte tenu de notre estime pour certains auteurs que l’universitaire Antoine Compagnon avait désignés ainsi (Péguy, Weil, Bernanos, Sorel…). Cependant, plus qu’un rejet de la modernité, qui n’a guère de sens à notre époque, nous rejetons pour notre part ce qu’il est coutume d’appeler “postmodernisme” – nous préférons ainsi le qualificatif d’anti-postmodernes. En effet, malgré notre anti-progressisme virulent, nous ne refusons pas certains grands acquis de la modernité, que nous voulons au contraire radicaliser : égalité socio-politique, démocratie au sens d’autonomie radicale, projet émancipateur du plus grand nombre, conflictualité politique (et intellectuelle, artistique…), etc. Nos références politiques, de la Commune de 1871 aux conseils ouvriers de 1917 en passant par les diverses révolutions du XIXe et du XXe siècle, se situent principalement durant ce qu’on a coutume d’appeler la “modernité”… Et si nous aimons de temps à autre choquer le bourgeois de gauche en citant Philippe Muray ou Léon Bloy, nous ne sommes pas aveugles, nous savons à quel camp nous appartenons. Nous n’oublions pas d’où nous venons et où nous désirons aller : notre projet est révolutionnaire, avant tout, et en cela nous ne pourrons jamais nous allier aux défenseurs de l’Ordre ou de la Réaction.

« Qui dit donc révolution dit nécessairement progrès, dit par là même conservation. » Pierre-Joseph Proudhon

debrayRégis Debray parlait du caractère révolutionnaire du sentiment de nostalgie, mais pour notre part, nous désirons, à l’instar de Christopher Lasch,  réhabiliter la mémoire, afin de rappeler que nous ne sommes pas des monades autocréées, que la transmission est une nécessité et que ce qui existe aujourd’hui ne résume pas le champ des possibles. Pour cette raison, la tradition n’est pas pour nous un gros mot : « L’amour du passé n’a rien à voir avec une orientation politique réactionnaire. Comme toutes les activités humaines, la révolution puise toute sa sève dans une tradition », écrit Simone Weil dans L’Enracinement. Conservateurs, nous ne le sommes donc pas au sens traditionnel du terme. Nous pensons simplement qu’à une époque de chamboulements technologiques constants, d’injonctions au mouvement permanent, de conquêtes interminables de droits individuels – et alors qu’il nous est constamment sommé de bouger, de moderniser, d’innover au détriment de nos relations avec les autres, de la nature et de notre liberté – il est nécessaire de conserver certaines choses afin de préserver l’idéal révolutionnaire et la possibilité d’un jour voir advenir une société décente. Liens communautaires, répartition des richesses, esprit d’entraide et de don, comportements altruistes, mais aussi tout ce qui a fait les Humanités, de la littérature à la peinture en passant par la philosophie, victimes d’une vision utilitariste des connaissances, et enfin l’environnement, dévasté par le capitalisme globalisé ; tout ceci est à préserver des ravages de la bourgeoisie capitaliste. Une classe qui, comme le disait déjà le Manifeste du Parti communiste, « ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. […] Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes. » En défendant cela, nous n’inventons rien, puisque l’anarchiste Pierre-Joseph Proudhon disait déjà que « qui dit donc révolution dit nécessairement progrès, dit par là même conservation » (Toast à la révolution).

Ce qui nous rapproche, enfin, de ces revues est sans doute que nous appartenons à cette nouvelle classe sociale précarisée que sont les étudiants et les nouveaux diplômés. Ceux-là mêmes qui sont sommés de choisir entre l’humiliation des CDD à la chaîne, la relative stabilité des bullshit jobs ou le chômage avec son lot de misères. Ceux qui ont été biberonnés au rêve de l’ascenseur social, à la réussite par l’étude, et qui se retrouvent avec un diplôme inutile aux yeux du Capital ainsi qu’avec des mains incapables de travailler la matière. Et pourtant, l’on ne saurait dépolitiser nos divergences au nom d’une appartenance commune à la même “génération”. Bien que nous ayons tous connu une gauche ayant trahi ses idéaux, s’étant ralliée au libéralisme économique comme culturel, nous n’admettons pas une négation du clivage gauche-droite qui fasse fi de certains enjeux majeurs… Guy Hocquenghem disait en son temps : « Il y a bien deux chemins pour être “ni droite ni gauche”, l’un par l’extériorité, à la fois à l’une et à l’autre ; et le second par l’inclusion à la fois dans la droite et la gauche ; dans ce qu’il y a de plus typiquement de gauche, expéditions coloniales, adulation de l’administration, et de droite, néolibéralisme et nucléaire.«  (Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary). Jean-Claude Michéa lui-même affirme, paradoxalement, qu’il existe un “ni gauche ni droite” de gauche et un autre de droite.

« Nous sommes socialistes si l’on veut entendre par socialisme la doctrine qui ne sacrifiera aucun des termes de la formule “liberté, fraternité, égalité, unité”, mais qui les conciliera tous. » Pierre Leroux

Pour notre part, nous nous sentons indifférents à ces arguties d’un autre temps. Nous ne nous soucions pas du clivage gauche-droite tout simplement parce qu’il ne nous intéresse pas : nous sommes révolutionnaires, et en cela nous voulons être tenus à l’écart de ces querelles politiciennes. Certes, nous ne nous sentons aucune affinité avec “la gauche” représentée par les François Hollande, Daniel Cohn-Bendit, Emmanuel Macron et autres Manuel Valls, mais nous n’en sentons guère plus pour les partisans du “ni gauche ni droite” qui instrumentalisent le mépris populaire pour l’une et l’autre afin d’asseoir leur domination sur tous. De Bayrou le centriste à Alain Soral le “national-socialiste français” en passant par Marine Le Pen, tous nous renvoient surtout l’image d’une pathétique médiocrité doublée d’une fourberie dangereuse. La vigilance est de mise : si notre socialisme ne cherche pas à avoir de certificat estampillé “gauche”, nous tenons toujours à certains combats historiquement menés par elle. Nous nous sentons donc tour à tour féministes, internationalistes, antiracistes, laïques et anti-homophobes, et ce tant dans un objectif de mobilisation des masses que parce qu’une société ne saurait être décente si elle n’était pas toutes ces choses à la fois.

Notre projet est donc clair : il se veut anticapitaliste, démocrate radical, écologiste décroissant et technocritique. Et loin d’être des antimodernes, des conservateurs ou de simples “antilibéraux”, nous pouvons dire, en reprenant Pierre Leroux, que nous sommes socialistes « si l’on veut entendre par socialisme la doctrine qui ne sacrifiera aucun des termes de la formule : liberté, fraternité, égalité, unité, mais qui les conciliera tous. »

Kevin “L’Impertinent” Victoire & Galaad Wilgos

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5 réponses »

  1. Merci pour cette mise au point chers Messieurs Wilgos et Victoire. J’ai été dans un premier temps surpris qu’un tel dossier soit en première page du « quotidien de révérence » comme le disait parfois feu Philippe Cohen et puis en cherchant dans ma mémoire je me suis dit que c’était en fait un « marronnier » du journal. De l’enquête sur les nouveaux réactionnaires avec le livre de Daniel Lindberg en 2003, en passant par l’appel à la vigilance en 1993 au sujet des « rouges bruns » chez l’Idiot International et de Pierre André Taguieff, jusqu’à l’article en 1979 sur  » la Nouvelle Droite » de Thierry Pfister, on peut dire que c’est carrément récurrent pour le canard du soir.
    Le point commun? Avoir Alain de Benoist comme Emmanuel Goldstein, il apparait comme le fil rouge de ces appels à la vigilance, de ces investigations d’opérette. Dans le même temps tel un Tariq Ramadan, De Benoist fascine, y compris Ariane Chemin qui lui avait consacré un article l’an dernier sur sa conférence à Sciences Po Paris. De Benoist capte l’air du temps et essaie d’avoir dans son escarcelle la plupart des penseurs « inclassables » car lui comme les journalistes du Monde savent qu’un penseur « inclassable » est un penseur suspect et donc politiquement incorrect. Le dossier du Monde n’a pas vraiment de cohérence, qu’est ce qu’une nouvelle pensée conservatrice qui n’est pas celle des néoconservateurs? Qu’y a t il de commun entre Le Comptoir, Philitt et Limite? Si ce n’est citer JC Michéa et un certain du débat sans les invectives? On sent le quotidien à la rédaction vieillissante un peu dépassé par cela et surtout par des jeunes gens qui vont lire des auteurs sans a priori y compris les Inrocks qui ont fait une entrevue bienveillante du philosophe. Donc continuer à être libres à citer Michéa, Orwell, Goodman ( à relire d’urgence), Pasolini, Lasch, Jaime Semprun, Baudoin de Bodinat.

  2. Tout à fait d’accord avec l’ensemble de ce texte et l’esprit qu’il reflète.
    Petite nuance à apporter, car il faudra sans doute venir un jour à en parler sans sombrer dans les anathàmes chers à la Non-Pensée dominante.
    « Anti-raciste » et « anti-homophobe ».
    Certes, on est bien d’accord sur le principe. Mais dans la confusion organisée de nos jours par les bien-pensants, ces deux termes « raciste » et « homophobe » portent une signification très différente de celle qu’ils pouvaient avoir, disons, en 1970.
    De nos jours, être « raciste » signifie généralement s’opposer à la déportation massive de populations appauvries par le globalisme ou chassées par l’une ou l’autre guerre au nom des « droits de l’homme ».
    De même, être « homophobe » signifie en gros s’opposer à la « théorie du genre » ( qui n’existe pas, comme chacun le sait )
    Peut-être avez-vous abordé la question ailleurs, je n’ai pas encore parcouru les archives de votre site, que je découvre.
    Espérons, ceci dit, que s’ouvre une nouvelle période où l’on pourra aborder plus sereinement ces questions importantes.

  3. Excellent texte ! Je partage la quasi-totalité des points de vue. Cependant, pourrait-on simplement résumer en évoquant l’idée d’être « contre toutes les formes de discrimination » ? Scientifiquement prouvé…le concept de race n’existe pas. Il n’y a pas plus égaux que les humains. L’homme n’appartient qu’à une seule race; 6 milliards d’humains possèdent un génome à 99,9 % identique.

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