Politique

Gérald Andrieu : « Une partie du pays a choisi d’entrer en sécession civique »

Journaliste indépendant, Gérald Andrieu a été rédacteur en chef de Marianne.net jusqu’en 2015. Excédé par le journalisme parisien et les meetings politiques, il a décidé de quitter la capitale en octobre 2016 afin de rencontrer la France oubliée par les élites. Il a alors entrepris de longer à pied la frontière sur 2 100 kilomètres. Il en a tiré une enquête passionnante à mi-chemin entre les travaux sur la France périphérique de Christophe Guilluy et les immersions dans les bas-fonds de la société de Jack London (« Le peuple d’en bas ») et de George Orwell (« Dans la dèche à Paris et à Londres » et « Le quai de Wigan »). Rencontre avec l’auteur du « Peuple de la frontière » (Cerf, 2017).

Le Comptoir : Chacun des chapitres de votre livre se conclut par les résultats de l’élection présidentielle de 2017 dans la commune visitée. Qu’apportent-ils selon vous ?

© Hannah Assouline – Le Cerf

Gérald Andrieu : Je suis parti avec l’idée qu’il ne fallait pas sillonner la France un mois seulement avant le premier tour de la présidentielle, comme le font souvent les médias. C’est la règle dans les rédactions : à l’approche de l’élection, on se souvient tout à coup – mais c’est bien sûr ! – qu’il y a des gens qui votent, qu’il faudrait donc aller voir “les Français”, leur tendre un peu l’oreille.

Certes, il semble qu’ils soient désormais nombreux ceux de nos compatriotes qui arrêtent leur choix sur un candidat de plus en plus tard dans la campagne, parfois même quelques heures seulement avant qu’ils n’entrent dans l’isoloir. Mais je crois tout de même que chez une bonne part d’entre eux, ce choix naît – consciemment ou non – beaucoup plus en amont et qu’il ne se construit pas seulement sur des problématiques nationales, mais se nourrit aussi du contexte local.

« Macron n’était pas le candidat de cette France que je traversais, cette France périphérique du nord et de l’est pour qui les bienfaits de la mondialisation et de la globalisation sont loin d’être évidents. »

Le livre est donc ainsi fait : 17 chapitres, chacun étant consacré à une commune et à un thème de campagne qui aurait mérité d’être débattu, avec à la fin les fameux scores locaux des deux tours. À Givet, dans les Ardennes, est ainsi abordée la question de la désindustrialisation et du libre-échange avec l’histoire des Cellatex, ces ouvriers qui, en 2000, ont vu leur usine fermer et ont menacé de la faire exploser. À Wissembourg, en Alsace, est traitée la question de l’islamisme et du terrorisme, puisque dans cette petite commune a grandi un des assaillants du Bataclan, Foued Mohamed-Aggad. À Fesches-le-Châtel, dans le Doubs, est mise en lumière la disparition des services publics et des commerces de proximité dans des territoires pour qui ils sont pourtant plus qu’essentiels. À Touët-de-l’Escarène, dans l’arrière-pays niçois, c’est le sort peu enviable des agriculteurs qui est évoqué, etc.

Vous relevez que les Français que vous avez rencontrés évoquent très peu Macron. Pourtant, dans plusieurs communes, il obtient des scores honorables et est parfois en tête. Comment l’expliquez-vous ?

Macron arrive bien sûr parfois en tête. Mais au second tour ! Au premier – c’est là l’intérêt de faire figurer les scores pour chaque ville et village – c’est très rare. Sur les 17 communes évoquées, au soir du 23 avril, il ne finit premier que dans deux d’entre elles, deux territoires qui ne sont pas les plus mal portants parmi ceux qu’il m’a été donné de traverser : Apach à la frontière avec le Luxembourg et Modane à la frontière italienne.

Souvent, Macron figure même en troisième position, derrière Le Pen, Mélenchon ou Fillon. C’est bien la preuve qu’il n’était pas le candidat de cette France que je traversais, cette France périphérique du nord et de l’est pour qui les bienfaits de la mondialisation et de la globalisation sont loin d’être évidents.

C’est d’ailleurs cela qui explique cette indifférence de mes interlocuteurs à son égard. Du moins, au moment de la campagne. L’indifférence a sans doute depuis cédé un peu la place à la colère, étant donné les premières décisions du nouveau pouvoir. Mais pendant la campagne, lui, l’adepte du mouvement perpétuel, de la nécessaire adaptabilité au monde moderne, de l’optimisme forcené, leur était totalement étranger. Entre ce candidat de « la société liquide », comme aurait dit Zygmunt Bauman, et ce peuple de la frontière, attaché aux repères, aux limites, et aspirant à un peu de protection, de permanence, en définitive à un peu de “solidité”, ça ne pouvait pas fonctionner.

Du coup, ces résultats locaux qui figurent à chaque fin de chapitre me semblent encore plus éclairants. On voit que l’on peut remporter une présidentielle en disposant d’une base sociale extrêmement étroite et fragile. Comment ? Dans le cas de Macron, en réussissant à se qualifier face à Le Pen. Ainsi, la présidentielle a été réduite à une élection à un seul tour. Il n’y a qu’à se souvenir de la teneur des débats d’entre deux tours : il n’y en a pas eu. Souvenons-nous de la dernière une de Libération avant le vote pour être replongé dans l’ambiance qui régnait alors : « Faites ce que vous voulez mais votez Macron » ! La possibilité de discuter des sujets qui préoccupaient le pays a été ravie aux Français. Une fois de plus. Car avant ça, déjà, il y avait eu l’affaire Fillon qui a occulté toute la première partie de campagne.

« Si avec la France insoumise, Mélenchon a réussi à reprendre au FN l’électorat le plus jeune, cette fois encore, il n’a pas été le candidat derrière lequel s’est rassemblé l’ensemble des classes populaires et ce peuple de la frontière que je décris. »

Voilà aussi pourquoi, je prends soin de faire figurer pour chaque commune l’abstention, les votes nuls et blancs. Ils ont atteint au cours de cette présidentielle des niveaux historiques car une partie du pays a choisi d’entrer en sécession civique et de dire « stop, c’est une mascarade, qu’elle se joue sans nous. »

Cela ne signifie évidemment pas que Macron est illégitime, il a été élu selon les règles. Mais les orientations qu’il défendait pendant la campagne, à mon sens, n’ont pas été validées pleinement lors de cette élection. Ni même lors des législatives suivantes vu, là encore, le taux d’abstention (51 %, puis 57 %). Hélas, le principal intéressé semble ne pas en avoir conscience…

© Gérald Andrieu

Mélenchon est également peu évoqué. Ses scores sont assez irréguliers, parfois très bons, parfois relativement faibles par rapport à sa moyenne nationale. Comment est-il perçu ?

Mélenchon est en effet rarement cité par mes interlocuteurs. Dans les vieux bastions communistes du nord et de la Lorraine, j’ai senti une grande méfiance vis-à-vis de lui. Il faut dire que pour certains militants et cadres du PCF [Parti communiste français, NDLR] rencontrés, Mélenchon représente à la fois vie et mort : vie plus ou moins de leur courant d’idées, mais mort tout de même de ce parti auquel ils restent profondément attachés.

« Pendant cette campagne, Mélenchon a aussi su faire progresser un peu son discours, ne cherchant plus seulement à parler au “peuple de gauche” mais au “peuple” dans son ensemble. »

Beaucoup des personnes croisées sur mon chemin regrettaient aussi “l’agressivité” – c’est le mot qui revenait le plus souvent – de Mélenchon. Mais il me semble qu’il a réussi à gommer un peu ce penchant au cours de cette présidentielle. Je peux en témoigner, moi qui l’ai suivi de près depuis son départ du PS [Parti socialiste, NDLR] jusqu’en 2014. Son goût pour « le bruit et la fureur » lui avait été utile pour se faire connaître lors de la campagne précédente. François Delapierre, son fidèle second depuis disparu, m’avait confié que ce style “tempêtant” relevait d’une stratégie pour faire émerger le réel dans un espace médiatique qui en fait ne l’aime guère ce réel, et, surtout aussi, pour gagner en popularité.

Cette fois, lors des deux débats télévisés d’avant premier tour notamment, il m’est apparu plus calme, plus posé. Il m’a donné l’impression qu’il parvenait à prendre ainsi à Benoît Hamon – sans trop d’efforts, il faut bien le dire ! – la position de candidat sérieux de la gauche, qu’il n’était plus cantonné au rôle de “trublion” de la gauche de la gauche. Mais tout n’est pas affaire de style. Pendant cette campagne, Mélenchon a aussi su faire progresser un peu son discours, ne cherchant plus seulement à parler au “peuple de gauche” mais au “peuple” dans son ensemble.

Il reste tout de même beaucoup à faire. Car si avec la France insoumise, il a réussi à reprendre au FN l’électorat le plus jeune, cette fois encore, il n’a pas été le candidat derrière lequel s’est rassemblé l’ensemble des classes populaires et ce peuple de la frontière que je décris. Marine Le Pen non plus, d’ailleurs, me direz-vous.

On le sent, avec les élections européennes en ligne de mire, et dans le but aussi sans doute d’apparaître comme le principal opposant à Macron, Mélenchon semble vouloir tenir un discours encore un plus offensif sur l’Europe, aux accents plus souverainistes qu’à l’habitude, intégrant pour ainsi dire quelques-unes des préconisations que formulait très justement Aurélien Bernier, dès 2014, dans son livre La gauche radicale et ses tabous : Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national (Seuil).

Sans doute Mélenchon devra-t-il aussi clarifier la position de la France insoumise sur la laïcité, le communautarisme, l’islamisme, car ses propres troupes sont loin d’avancer comme un seul homme sur le sujet. Les classes populaires sont assez sensibles, je crois, à ces questions-là et sans doute ses membres perçoivent-ils un certain “flottement” – c’est peu dire – sur ces sujets. Sans cette nécessaire clarification, les Français pourront légitimement se demander si certains des représentants de la France insoumise adoptent ce positionnement par perte de sens idéologique, par conviction pure, par clientélisme électoral ou pour ces trois raisons à la fois. Et s’en détourner.

La peur de l’immigration apparaît souvent chez les Français que vous avez rencontrés. Pourtant, si des communes sont effectivement exposées à l’immigration, vous relevez que certaines d’entre elles étaient “blanches”. Comment expliquez-vous ces craintes ?

Je suis tenté de vous répondre en une phrase : a-t-on peur de ce que l’on connaît ? Non ? On en resterait là et on irait siffler une bière que certains jugeraient pas vraiment méritée, mais tant pis. Plus sérieusement, il se trouve qu’en partant du nord de Dunkerque au moment où la jungle de Calais est démantelée, puis en suivant la frontière terrestre jusqu’à Menton, en passant donc par Breil-sur-Roya, cette commune devenue désormais célèbre avec  “l’agriculteur-passeur” Cédric Herrou, la question des migrants ne pouvait être que présente dans ce livre.

Et j’ai senti de la “crainte”, comme vous dites. Comme à Fourmies dans le nord où une jeune mère de famille m’explique qu’« ils arrivent » et me répond « les noirs » quand je lui demande « mais qui ça ? ». « Ils arrivent » : on croirait qu’elle évoque une horde alors qu’il s’agit dans le cas présent d’une vingtaine de mineurs isolés amenés depuis Calais pour être installés, quelques semaines seulement, dans un foyer pour handicapés d’une commune voisine. « Ils arrivent », ça vous paraîtra l’expression d’une peur totalement irrationnelle. Mais pour elle, cette trouille est légitime. Elle ne connaît pas. Quand je la rencontre, elle ne bosse déjà pas depuis trois ans, depuis qu’elle a obtenu son BTS Comptabilité. Elle craint pour elle, pour l’avenir de sa fille et se sent même pris au piège du territoire qu’elle habite puisqu’elle m’explique ne pas pouvoir déménager. Le père de sa fille, dont elle est séparée, vit à Fourmies, elle ne peut donc pas s’en éloigner. « Je ne suis pas raciste », me dit-elle, « mais on n’a pas de boulot ici et on ajoute de la misère à la misère. »

Alors je sais que ce « les noirs arrivent » peut choquer. Mais il faut l’entendre, le raconter, sans juger. Et peut-être aussi ajouter que sur ma route, si j’ai rencontré de la trouille, je n’ai recueilli qu’à de très rares exceptions près, chez mes interlocuteurs, des propos violents à l’égard des migrants.

© Gérald Andrieu

Vous notez l’hospitalité des gens que vous avez rencontré. Avez-vous vu chez ce peuple des frontières la « common decency » si chère à Orwell ?

C’est la suite logique de ce que nous venons de dire. Les Français sont plus altruistes et plus accueillants qu’on nous le raconte. La France rance, moisie, rabougrie, repliée sur elle-même, fermée et renfermée… Trop souvent notre pays est portraituré de la sorte. Pendant ces cinq mois de marche, j’ai moi-même été l’objet de l’attention permanente de ses habitants. Sans eux – et ça n’est pas faire du chiqué que de le dire­ –, il m’aurait été sans doute impossible d’arriver au bout de ce périple. Il ne s’est pas passé une seule journée au cours de laquelle on ne m’a pas offert un café, proposé de m’abriter, de venir partager un repas, etc.

Bien sûr, je l’écris, j’ai les yeux clairs et le teint pâle, et peut-être cela facilite-t-il les choses. Évidemment, il y a ces peurs, cette méfiance. Certes, une partie des habitants est en train de rompre avec la chose publique, ils ne connaissent pas leurs voisins, ne veulent pas les connaître, et quelques-uns se recentrent sur ce qui leur semble être le dernier cercle en qui ils peuvent avoir confiance : la famille.

Mais ces Français ne sont pas d’un bloc. Il y a aussi une grande solidarité, que j’ai donc expérimentée, et cette fameuse « common decency ». Je ne l’évoque pas sous ce nom dans le livre parce que ça ne parle pas à tout le monde. Mais j’essaye d’en rendre compte tout de même en conclusion : « Contrairement à nos élites – et tant pis si ce mot est devenu une tarte à la crème – que j’ai eu l’occasion d’observer d’aussi près, il me semble que ces citoyens des confins savent, eux, très bien faire la part des choses entre ce qui est juste et digne et ce qui ne l’est pas… » Oui, le peuple que j’ai rencontré a une très fine idée de « ce qui est juste et digne et ce qui ne l’est pas. » Il est également beaucoup moins cynique que le sont nos dirigeants politiques.

Ce peuple, je ne le découvre pas – je me sens obligé de le préciser – j’en suis. Ce peuple, je ne l’idéalise pas non plus – ça aussi, je l’écris. Mais, tout de même, il fait preuve d’une générosité, d’un humour, d’une poésie même et d’une incroyable combativité alors même que le quotidien a parfois tendance à s’acharner contre lui.

« Ce journalisme d’immersion, du lent et du long, coûte cher et se pratique peu. Il y a pourtant des lecteurs, j’en suis certain. »

Finalement, en tant que journaliste, en quoi cette expérience vous a-t-elle été bénéfique ?

© Gérald Andrieu

Je crains que ce soit à double tranchant : j’ai repris goût au métier de journaliste et, dans le même temps, cette marche a peut-être fait de moi un inadapté à ce métier. Comment revenir dans “le circuit classique” après avoir connu une parenthèse enchantée telle que celle-là ? J’ai travaillé pendant cinq mois sur un seul et même sujet, à hauteur d’hommes, conjuguant engagement intellectuel et engagement physique, œuvrant sans jamais avoir le sentiment de me compromettre et en ayant chaque jour le sentiment d’être tout simplement “à ma place”.

Ce journalisme d’immersion, du lent et du long, coûte cher et se pratique peu. Il y a pourtant des lecteurs, j’en suis certain. Je me demande s’il ne faut pas creuser un peu plus ce sillon et ralentir à un point tel qu’il s’agirait de ne plus bouger ! Trouver un lieu, un village ou une entreprise, et l’explorer de fond en comble, sur une longue durée. Au cours de ma marche, j’ai cherché cet endroit. Il m’a échappé…

Je me demande également s’il ne va pas me falloir continuer à montrer ce peuple. Parce que, même si je suis ravi de l’accueil qui est réservé à mon livre, les journalistes s’attardent souvent sur ma démarche “en rupture” avec les méthodes de la profession, sur cette colère qui m’a fait prendre la route. Les destins silencieux auxquels j’ai voulu donner la parole, eux, sont trop rarement évoqués dans les recensions de mon bouquin. Comme si leurs colères étaient moins intéressantes ou moins légitimes… Qui voudra parler de Jean-Yves, le secrétaire de cellule PCF de Fourmies, qui se demande comment renouer avec l’enthousiasme connu lors de la bataille contre le TCE en 2005 [Traité constitutionnel européen, NDLR] ? De Monique, l’ex-ouvrière de filature ardennaise qui se réveille la nuit parce qu’elle croit qu’elle doit aller rejoindre son poste à l’usine qui a pourtant cessé de tourner seize ans plus tôt ? Du jeune Hicham qui ne s’est jamais senti aussi français que depuis qu’il travaille en Suisse ? Ou d’Éric, l’éleveur de chèvres de Touët-de-l’Escarène dont les mains et le dos sont meurtris par des années de boulot. Ce sont eux, il me semble, qui devraient attirer l’attention des médias. Et des politiques…

Nos Desserts :

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5 réponses »

  1. Bravo pour cet article sensible et vos paroles sensées, compte rendu d’une expérience basée sur les faits, les observations, les témoignages. On avait oublié que ce journalisme existait, il eut pourtant de belles heures, de misères en Kabylie de Camus au journal d’usine de Simone Weill. Village ouvert, environnement clos, on en parle mieux quand on s’y est rendu. Le réel est complexe, dense, il exige des outils précis et précieux pour en faire l’analyse. « Un sentiment d’abandon », « un sentiment de rejet » dit souvent la presse dans sa novlangue réductrice et cynique (au lieu de nommer tout simplement les choses) reléguant ainsi les douleurs intimes des individus au rang de déprime passagère. Quand Orwell subissait les affres de la disparité sociale dans son collège d’oxford, ça n’était pas un sentiment de mépris qu’il éprouvait mais un mépris véritable dont il était la victime et qui probablement, comme Octave Mirbeau dans Sébastien Roch, a du fortement influer sur sa personnalité.
    Pasolini dans sa longue route de sable ne prétend à rien d’autres qu’à aller voir de plus près ce petit peuple Italien que les méfaits du consummerisme ont métamorphosé dans leur substance intime. John Steinbeck qui veut comprendre l’anti américanisme qui travaille en sourdine le peuple français d’après guerre également quand il se rend dans un petit village du Jurde. De Depardon dans ses photos sublimes à Depardieu dans ses dérapages inspirés, il y a urgence à faire témoigner les individus que le système ne sollicite qu’au moment des élections, cherchant tous les moyens de le « rééduquer » comme si il était porteur d’une tare indicible, motif Jamesien caché dans le tapis de la souffrance humaine , négligemment foulée du pieds par les instances de désinformations officielles. Dans la tradition de Sterne, votre périple est un voyage aussi sentimentale que mental et c’est heureux.

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