Archives d’Auteur

Domenico Joze

Lassés du presque-rien brassé, des gesticulations et rodomontades verbeusement nihilistes que nous servent l'art moderne et l'art contemporain depuis un bon siècle maintenant, j'ai créé ce blog, plutôt que de m'en tenir à l'indifférence qui n'est qu'un laisser-faire et laisser-dire. Il y a une bonne part de rire moqueur, mais pas que. Une bonne part de rage, d'agacement réels face à l'écran de fumée que représente ce prétendu art qu'on labellise "art contemporain" et qui, justement, occulte ce qu'il y a de plus intéressant dans la création contemporaine, et cela depuis des décennies.
Of course, quand il entend rire de l'art, l'orthodoxe qui a bien appris sa leçon, celle de l'histoire des maîtres, pensera au rire du public, que rapporte Zola, devant les impressionnistes... Peut-être me révélera-t-il que je ne suis qu'un "facho" qui s'ignore, car être contre l'art contemporain, c'est déjà penser "Entartete Kunst".
Soit ! N'importe : c'est tellement prévisible, tellement bas qu'il n'y a qu'à balayer d'avance, d'un revers de main désinvolte, ce type de propos. Et je choisis plutôt, devant cette inépuisable réserve de sottise prétentieuse qu'est le monde de l'art, devant tant de forfanterie conceptuelle, d'autisme intellectuel et d'acrobaties verbales, de rire et d'inviter gaiement les rieurs à en faire autant. Et à se rendre dans les galeries et RIRE.
Il s'agit surtout d'inviter à ne pas se soumettre à ceux qui prétendent que les contempteurs sont seulement ceux qui ignorent les tenants et aboutissants intellectuels. Refuser cet académisme snobinard. Comprendre que l’art contemporain agit comme une idéologie, avec ses valeurs, son élasticité conceptuelle, son relativisme, ses pensées-réflexes, codes, modes de transmission. Il est possible, légitime, de comprendre l’art contemporain et de le rejeter. Rejeter Duchamp et sa descendance n'équivaut pas à rejeter Galilée, Newton ou Darwin : l'art n'est pas une science et l'histoire est un combat contre la perpétuelle tentative d'appropriation de ceux qui dominent et décident ce qui doit être porté à la lumière ou relégué dans l'ombre de l'histoire.
Il n’est question ici que de mettre en évidence des « œuvres » qui n'en sont pas, des démarches, des personnages, une glose, des textes, des anecdotes qui toutes concourent à dessiner un panorama – fatalement non exhaustif – de « l’art contemporain » ou encore « art contempourien », selon un jeu de mots répandu et volontiers dévalorisant.
Toutes les « œuvres » ici exposées, relatées, analysées, sont des symptômes de l’« art contemporain » en tant qu’il est une idéologie, autorisant des personnes se pensant « artistes » à effectuer tel geste, telle action, à exposer tel objet, ou encore les médiateurs, curateurs, « critiques », journalistes et autres à écrire et dire tel ou tel propos.
L’objet, surtout, consiste à démontrer que le rejet de l’« art contemporain » est légitime, voire à décoloniser les esprits intimidés par les sornettes nihilistes de la théorie moderniste et postmoderniste.
Mon profil sur Facebook : Domenico Joze

Nicole Esterolle : « La boursouflure de l’art dit contemporain est d’origine psycho-patho-sociologique »

Après plusieurs années de chroniques féroces témoignant d’une saine pédagogie de l’humour orienté contre l’art contemporain, sa coterie, ses codes et ses inepties, Nicole Esterolle faisait paraitre à la fin du printemps l’essai La Bouffonnerie de l’art contemporain. Nous l’avons donc interrogée, pour compléter ou synthétiser le propos de […]