Culture

Romain Goupil aurait-il mieux fait de mourir à trente ans ?

Romain Goupil est un réalisateur, surtout connu pour avoir été acteur du “Mai 68 étudiant” — souvent opposé au “Mai 68 ouvrier”, selon le modèle “occupation des facs contre grève générale”. Ancien militant de la Ligue communiste, où il occupait la fonction de responsable du service d’ordre, il est l’auteur de plusieurs témoignages sur Mai 68. Mouvement “jouissiste”, révolutionnaire, ou libération sexuelle d’envergure ? Les témoignages de Romain Goupil pourraient peut-être permettre de trancher.

« Oui, c’était vrai, nous étions organisés en commandos. Oui c’était vrai, nous avions une tactique bien précise. […] L’affrontement fût extrêmement violent, une centaine de blessés, et pour la première fois, que du côté policier. » Le ton est guttural, la voix grave. Romain Goupil parle de sa jeunesse révolutionnaire. Dans son film, il rend hommage, rush de l’époque à l’appui, à cette génération tragique dont le destin était de Mourir à trente ans (1982).

Fun et politique

« Il n’y a pas eu de drames sanglants, on n’a pas de sang sur les mains, […] on s’est amusé au-delà de toute imagination. » Romain Goupil évoque de nouveau sa jeunesse. Nous sommes en 2018, les années ont passé, il n’est plus “voix off”, mais face à la caméra de la chaine Public Sénat. Cette fois-ci le ton est léger et détendu. On pourrait s’interroger sur la véracité de la première partie de la citation. En tant que responsable du service d’ordre d’un des mouvements politiques les plus violents d’une époque violente, Romain Goupil n’a t-il vraiment pas de sang sur les mains ? Les preuves abondent dans le sens contraire. Les actions commandos étaient non seulement organisées, mais filmées par ses propres soins. Cette question en amène une autre : Romain Goupil pense-t-il qu’il n’y a pas de sang dans un CRS – ou plutôt, que faire couler le sang d’un CRS, ce n’est pas très grave ? Est-ce parce que les CRS étaient des “ennemis de classe” ? Peut-être, mais certainement pas dans un sens révolutionnaire.

Le Romain Goupil auteur de ces paroles a amorcé son tournant conservateur il y a déjà longtemps, soutenu l’invasion américaine en Irak, puis Emmanuel Macron. Était-ce parce que ces flics étaient, à l’inverse, et pour reprendre le mot de Pasolini, de simples fils de prolétaires, dont la vie n’avait aucune valeur au regard de l’étudiant ? Pour répondre à ces questions, il faut interroger la seconde partie de la phrase (« on s’est amusé au-delà de toute imagination »), et la mettre en correspondance avec les revendications martiales pré-citées. Pourquoi cette différence de ton ? En 1968, Romain Goupil appelait à la révolution. La Ligue communiste revendiquait la création « d’une armée plus forte que l’armée bourgeoise, d’une police plus forte que la police bourgeoise » – des propos, là encore, rapportés par l’objectif de Goupil. Tout cela, simplement pour s’amuser ?

« Ce qui pouvait apparaître à l’époque comme de l’activisme révolutionnaire glorieux n’était en fait… rien de plus que de la triste brimade. La politique n’était convoquée qu’en tant que cadre. »

Romain Goupil, vieillissant, est sincère. La convocation de signes, d’un style, et d’un discours révolutionnaire, tout cela n’était qu’un “faire semblant”, pour reprendre le terme de Goffman, une mise en scène, un simulacre de guerre civile et de révolution. La Ligue communiste appelait ce discours ronflant “le triomphalisme”. S’il n’y a pas de drames dans les brimades reçues par les CRS, les étudiants anonymes, les militants de groupes rivaux ou adverses, victimes des coups de crosse ou des molotovs de la LC, ce n’est pas parce qu’ils étaient des ennemis. C’est parce qu’ils étaient les signes de l’ennemi : des objets nécessaires au réalisme de la mise en scène, et à la démonstration de puissance de ces groupes “militants”.

Des différents témoignages de Goupil ressortent donc deux choses. Positivement, une mise en scène identitaire, une esthétique de soi-même, organisée par jeu, et une négation de l’autre, transformé en objet du jeu. Ce qui pouvait apparaître à l’époque comme de l’activisme révolutionnaire glorieux n’était en fait… rien de plus que de la triste brimade [i], ou du sinistre bizutage. La politique n’était convoquée qu’en tant que cadre.

Style ou politique

En mars 2018, Alain Geismar, ancien leader de Mai 68 et de la gauche prolétarienne, qualifiait la France insoumise de « mouvement ringard ». Admettons-le, il n’a pas tort : les “mao-spontex” étaient un mouvement d’avant-garde, à la pointe de la mode de la fin des années 1960. Blouson de cuir, barre de fer, passage à tabac de baba-cools rasés de force… Tout cela est clairement plus viril et dynamique que les diatribes de la France insoumise. Des diatribes chialantes sur l’égalité, la difficulté de se nourrir de la France d’en-bas : tous ces thèmes, ne nous voilons pas la face, sont chiants. Nettement moins beaux qu’une chanson sur la Révolution trahie ou qu’un discours sur le printemps : les insoumis sentent la merguez et ressemblent à des gilets jaunes. Et clairement, ils manquent d’imagination (ce qui nous fait, disons-le tout net, une belle jambe).

Le gauchisme ou l’antidote du communisme ?

Comme le raconte un témoin de l’époque, ancien militant du PSU : « Dans l’affaire, ceux qui n’étaient pas narcissiques et qui étaient sincères sont « morts à trente ans », parce qu’ils n’avaient pas compris, eux, que tout cela n’était qu’un jeu de jeunes bourgeois jetant leur gourme, et qu’ils l’avaient pris au sérieux. » lls auraient pu se douter, eux qui avait sans doute lu Vaneigem, que tous ces gens qui parlaient triomphalement de la révolution sans évoquer la vie quotidienne avaient probablement un cadavre dans la bouche. En l’occurrence, le leur.

« Le gauchisme n’apparaît pas, dans la bouche de Goupil, comme étant une maladie infantile du communisme, pour reprendre le mot de Lénine. Il apparaît comme son antidote : c’est avec une certaine fierté que Goupil assume l’écrasement du Mai 68 ouvrier et communiste par le Mai 68 étudiant. »

Et un autre, celui de la classe ouvrière, non pas en tant que telle – malgré le mythe persistant de sa disparition, les ouvriers cumulent plus de 20 % des actifs, sachant que la division du travail s’étend bien au-delà du monde ouvrier – mais en tant que force organisée.

Le gauchisme n’apparaît pas, dans la bouche de Goupil, comme étant une maladie infantile du communisme, pour reprendre le mot de Lénine. Il apparaît comme son antidote : c’est avec une certaine fierté que Goupil assume l’écrasement du Mai 68 ouvrier et communiste par le Mai 68 étudiant. Bien sûr, le Parti communiste français des années 1950–1970 méritait les critiques, et pas des moindres : il a soutenu, aveuglément, stupidement, et Camus le montre bien, cyniquement, une des pires dictatures de l’histoire de l’humanité. Pour autant, peut-on le résumer à ça ?

Il était aussi, par le truchement de ses syndicats, par sa capacité à organiser la classe ouvrière, un instrument de progrès social : augmentation de salaire, amélioration des logements, présence d’ouvriers à l’Assemblée nationale. Des revendications ringardes, pas très imaginatives, certes, mais concrètes, quotidiennes et nécessaires. Le témoignage de Robert Linhart (L’établi, éditions de Minuit, 1981) sur les grèves post-68, sur la dureté des conditions de travail, le racisme institutionnalisé, montre à quel point ce combat répondait, non à l’imagination, mais à la nécessité.

Casser le Parti Communiste, pour Goupil et ses camarades, cela revenait à casser l’instrument de la lutte de classe. Autrement dit, cela revenait, pour les jeunes bourgeois de sa génération, à rendre le monde plus sûr. C’était inavoué, mais le témoignage a posteriori de Goupil le montre, pas inconscient.

« En définitive, il s’agit plus d’un “dépucelage de la bourgeoisie” que d’une libération sexuelle de la France par les étudiants. »

Révolution sexuelle ou culture du viol ?

Les soixante-huitards n’ont pas révolutionné les mœurs sexuelles. Cette fable est encore le produit de leur “imagination”. Sans idéaliser la société pré-68, on peut dire que les soixante-huitards n’ont rien inventé. Les témoignages de Jacques Monod (Les Barjots, essai d’ethnologie des bandes de jeunes, Juliard, 1968) sur les mœurs des “barjots” du début des années 1960, de Guy Debord sur le Paris populaire des années 1950, ou les travaux plus récents de Régis Revenin sont à ce titre précieux. Ils montrent que, plusieurs années avant Mai 68, la liberté sexuelle était la norme des classes populaires : l’homosexualité ne se revendique pas, mais s’assume, et les filles draguent, naturellement. Les classes populaires ne mettaient pas narcissiquement en scène ce mode de vie : elles le vivaient, sans prétention, sans fanfare ni slogan.

Comme Christophe Colomb a découvert un continent déjà habité, les jeunes bourgeois de 1968 ont “découvert” des petits secrets qui pimentaient la vie des classes populaires depuis des décennies, voire, des siècles [ii]. Et les ont rendus compatibles, à grand renfort d’intellectualisme et de justifications psychanalisantes, avec leur éducation classique et rigide. En définitive, il s’agit plus d’un “dépucelage de la bourgeoisie” que d’une libération sexuelle de la France par les étudiants. Rappelons aussi que ce discours, derrière son intellectualisme pseudo-subversif, était profondément normatif. Comment considérer, à l’heure de #balancetonporc et #metoo, le sort de toutes ces étudiantes pressées de coucher, en ce printemps 68, sous peine d’être considérées comme “coincées”, “bourgeoises” ou “prudes” ?

Car pour ce qui est de l’égalité des sexes, il n’y a rien non plus à chercher dans le gauchisme de la branche Goupil. Mourir à trente ans est à ce titre instructif. On y voit, dans les rares scènes montrant la quotidienneté, les femmes à la cuisine, les hommes parlant de la révolution. Le témoignage de l’historienne Malka Marcovich [v], citée par le site Le Temps à l’occasion de la sortie de son dernier livre, L’autre héritage de 68 : La face cachée de la révolution sexuelle (Albin Michel, 2018) est à ce titre évocateur : « Avec le cinquantenaire de Mai 68, des hommes vont nous faire leur parcours de l’ancien combattant. Une femme m’a dit qu’il était important qu’une ex-adolescente de ma génération rappelle que cette révolution n’a fait que reproduire une vision archaïque des rapports entre les hommes et les femmes, et engendré un tourbillon d’abus. »

Dégoûtées par le sexisme des organisations “révolutionnaires”, les femmes les quitteront massivement pour fonder les organisations féministes [iii]. En revanche, certains ne pourront pas fuir : les enfants, contraints de supporter sans recul les mœurs de leurs parents [iv]. Pire, dans les colonnes de Libération, dans les bravades provocatrices de Cohn-Bendit, la pédophilie s’assume. Pour l’avoir dénoncé lors d’un clash virulent, François Bayrou a brisé sa carrière, il y a dix ans de cela. L’Express avait alors évoqué “un dérapage” du centriste, Libération, salué le calme de Cohn-Bendit. Espérons que dans le monde post-Weinstein, la honte changera de camp. Autres temps, autres mœurs, nous avait-on dit à l’époque, et nous répétera-t-on sans doute. Mais la pédophilie était-elle vraiment une norme assumée et théorisée ailleurs que par ceux qui en faisaient la promotion ? Quoiqu’il en soit, et par pitié, messieurs les soixante-huitards, n’appelez pas ça une libération !

Résumons. Qui sont ces fameux “acteurs de Mai 68” que nous présentent les médias ? Quelques hommes, des étudiants issus de milieux favorisés, présentés à tort comme les porte-paroles de leur génération, quand ils ont été ceux de leur classe. Ils se sont attribués et s’attribuent encore moult mérites : d’ancien combattants révolutionnaires d’abord, de barrière contre le communisme ensuite. Ils ont tenté d’imposer à leur génération et à leurs aînés des idées dégueulasses et stupides, auxquelles eux-mêmes ne croyaient pas.

Ils se targuent, sans doute complexés par le courage des communistes de la génération précédente, qui eux, ont militairement œuvré à libérer la France, de l’avoir libérée sexuellement. Les lois pour la contraception et l’avortement ne sont pourtant pas de leur fait. La légalisation de la contraception, dite “loi Neuwirth” a été portée en 1967 par un député gaulliste (Lucien Neuwirth). La légalisation de l’avortement, par une femme centriste qui n’avait pas grand-chose à voir avec eux. La vérité est qu’ils ont, comme tout le monde, découvert la sexualité à l’adolescence : fort bien pour eux, mais qu’ils s’en remettent ! Cette mise en scène est autant gênante qu’elle est agaçante.

Plus sérieusement, ces mêmes personnes ont travaillé fort à détruire l’État-providence et continuent. S’agit-il encore d’un complexe par rapport à l’œuvre de leurs parents ? Quoiqu’il en soit, coupant les ponts de retraite, ils s’échinent à rendre le monde invivable pour les classes populaires, et précisément, pour les jeunes classes populaires. Toujours partisans de la méthode forte, ils ont soutenu l’invasion américaine en Irak, qui rappelons-le, a causé la mort de plus d’un million d’Irakiens pour un pays qui en compte à peine vingt. Pour ce faire, ils ont recouru, encore une fois, aux mensonges, au chantage et à l’anathème, qualifiant “d’antisémites” toutes les formes de résistance à ce projet d’invasion [v]. En définitive, des hommes qui n’ont pas fait grand-chose, si ce n’est toujours et systématiquement, donner des leçons de morale au vent, ou une caution morale au pire.

Notes :

[i] Le journaliste Frédéric Charpier, dans son ouvrage Génération Occident rapporte que la violence des groupes d’extrême-gauche était un des principaux facteurs d’engagement dans les groupes d’extrême-droite. Il évoque le racket auquel se livrait les étudiants gauchistes sur les autres étudiants, afin de financer notamment les Comités Nord-Vietnam.

[ii] Ainsi Germinal de Zola, ouvrage bien documenté, offre un témoignage intéressant — quoique sans doute en partie fantasmé — sur la liberté des mineurs du nord de la France, et en particulier des femmes.

[iii] Christophe Bourseiller, A gauche toute !, CNRS éditions, 2009.

[iv] Nous renvoyons ici au témoignage de Virginie Linhart, fille de Robert Linhart (Le jour où mon père s’est tu, Le Seuil, 2008) et aux témoignages recueillis par Sylvie Guillaume (« Discontinuités et ruptures dans l’engagement : les enfants des “soixante-huitards” » in Continuités et ruptures dans les constructions générationnelles, dir. Christine Bouneau, Jean Paul Callède, Maison des sciences de l’homme de l’Aquitaine, 2012).

[v] Sur le soutien aux États-Unis de ces gens, le plus simple est sans doute de se rapporter aux publications des intéressés. Ici par exemple, une consternante tribune signée en 2003 par Goupil, Glucksmann et Bruckner. À l’étranger, le lecteur curieux pourra s’intéresser aux conversions de trotskistes américains au néoconservatisme, et sur leur rôle déterminant dans le déclenchement de l’invasion américaine en Irak, on se reportera par exemple à Hubert Védrine, Adrien Abecassis et Mohamed Bouabdallah, Continuer l’histoire, Fayard, 2007. En Allemagne, le courant anti-allemand, a mené la même politique de soutien à l’impérialisme américain sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Ceux-ci, anciens trotskistes ou autonomes, n’ont pas renié leur positionnement d’extrême-gauche.

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10 réponses »

  1. Cette saloperie de bourgeoisie nous avait déjà volé notre sueur et notre dignité et depuis 68 ils nous ont volé aussi la gauche !

    « À l’étranger, le lecteur curieux pourra s’intéresser aux conversions de trotskistes américains au néoconservatisme » Pas besoin d’aller jusqu’en Amérique ! Je rappelle que le NPA à soutenu la « Révolution Syrienne » soit les « rebelles modérés » promu par la CIA et les monarchies pétrolières et en fait de véritable coupeurs de têtes Allah-aqbaïsée. Les syriens ordinaires (et le parti communiste syrien) soutiennent tous, de façon franche ou critique, le « régime » d’Assad et son armée !

  2. Article très intéressant. Ces enfants de la bourgeoisie sont toujours restés des bourgeois et n’ont jamais été capables de comprendre une seule ligne de la pensée de Marx qu’ils exhibaient comme un fétiche. Pourtant il peut arriver que des fils de bourgeois deviennent revolutionnaires et le demeurent toute leur vie comme Marx lui-même ou le Chez. Le pire symbole de cette mascarade gauchiste est Cohn Bendit qui démontre régulièrement le vide sidéral de sa pensée.
    Soutiens de Macron et de son libéralisme destructeur, ces gardiens du capital qui se sont bien marres sur la misère des prolétaires en prétendant être l’avant-garde émancipatrice, auront comme par hasard pour ce cinquantenaire la vedette dans les medias alors que les ouvriers de 1968, les militants communistes, cégétistes de l’époque ou militants sincères qui n’ont jamais trahi leur camp seront censurés. Normal c’est le combat de classe. J’ai appris beaucoup auprès de ces militants qui eux restent modestes et humbles, mais si de son coté le gauchisme m’a appris c’est que le peuple doit le fuir car le gauchisme méprise profondément la classe laborieuse.

  3. Ah oui, mai 68, ce moment précédant  » tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».
    Ce moment où un type t invitait vulgairement à coucher avec lui… En refusant son invitation, il te répondait  » mais tu sais bien que tu en as envie!!!! »
    Mai 68, autant de mal que de bien.
    Pour beaucoup la vie n’ a été que ce qu ils étaient et certains ont pris des chemins contradictoires scandaleux, pour éviter de se jeter sous un train…

  4. C’est faux que les lois progressistes pour la libération des femmes ont été portés par des centristes. Elles ont été portées d’abord par la réalité, puis par des militants de la gauche qui en ont fait des questions politiques, et enfin par des commissions parlementaires, confiées à telle ou telle personnalité, souvent après de longues négociations, scandales, pétitions. Pour finir les commissions parlementaires ayant nommés des gens au fait des réalités du terrain ont su convaincre, d’abord quelques personnes dans chaque groupe en commission, puis la majorité des députés.

  5. Cohn-Bendit, Geismar, Goupil, c’est vraiment rien, du vent. Je suis sur que la gauche prolétarienne a beaucoup plus fait pour éteindre et tuer dans l’oeuf les espoirs qui étaient en mai et pour légitimer le pouvoir de Pompidou, via la répression de Marcellin, que de contribuer à l’extension de la subversion. Même un type comme Olivier Rolin a été manipulé par le pouvoir. Mais vous devriez quand même lire les analyses de Jean-Franklin Narodetzki pour mesurer à quel point ces sinistres personnages étaient déjà en 68 ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être par la suite, ils ne rêvaient à l’époque que de devenir les propriétaires du prolétariat comme à Moscou, comme à Pékin, ils ont ensuite recyclés leurs ambitions déçues dans les meubles du pouvoir, principalement socialiste.

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