Société

Le zizi de Griveaux, on s’en branle !

Griveaux Retiré ! La Macronie destabilisée ! La France au bord du gouffre ! La Démocratie en péril …! (avec la voix qui tremble et qui tombe sur la dernière syllabe)

Que n’entendons-nous pas sortir de la bouche engourdie de nos plus finauds éditorialistes, yeux de lynx politiques, lucides sages-anthropologues, annonciateurs de bouleversements civillisationnels ! Et quel visible plaisir prennent-ils à inspecter, à triturer, à retourner dans tous les sens, avec une attention d’horloger suisse, le zizi de Griveaux.

Affirmons-le tout haut : on s’en branle du zizi de Griveaux ! 

À toi Benjamin, ange déchu de tes ambitions macroniennes, demi-dieu de la plus vilaine politique, pris dans la tourbe médiatique ! Nous te le disons, il n’est pas trop tard ! La rédemption est juste là, il te suffit de la vouloir, et tu l’obtiendras par l’objet même de ta disgrâce : ton zizi de Griveaux !

Ils le réclament, Benjamin ! Ils en veulent encore ! Du zizi de Griveaux ! N’hésite pas à leur en donner davantage qu’ils n’osent en réclamer car leur puritanisme les en empêche : tire leur des larmes Benjamin, rassasie-les sans compter, donne-toi, donne-leur tout entier et jusqu’à l’agonie ton zizi de Griveaux !

Benjamin, tu n’aurais jamais dû partir. Derrière leurs cris outragés, les parangons de la bonne morale et le petit Jésus lui-même se tapent sur les cuisses et se tirent sur l’élastique. Je les ai vus, ils se cachent le soir et se réunissent en petits groupes, à la lueur des bougies, pour chanter tout doucement, comme une prière : « Ben-ji re-vient, Ben-ji revient parmi les tiens !  » Alors revient Benjamin, la tête haute, et fièrement dressé devant toi, ton zizi de Griveaux !

Répétons-le en cœur : on s’en branle du zizi de Griveaux !

Quant à toi, camarade Piotr, porno-prophète, ingénu pourfendeur de l’hypocrisie – voilà une bien modeste mission – nous porterons au crédit de ta « performance » dégueulasse l’occasion d’écrire ces lignes presque tendres à l’égard de Benjamin Griveaux, rejeton infâme de la Macronie et ennemi politique s’il en est. Mais trêve de plaisanterie Piotr, nous avons des combats vrais et urgents à mener ici-bas.

Le peuple de France, s’il n’a pas encore fait usage de ses testicules comme pancarte en manif, n’a pas attendu tes « performances » pour faire de la lutte pour la liberté et la justice son combat quotidien, son identité même. Alors fais-lui confiance, car il pourrait se trouver quelque peu gêné, se sentir quelque peu infantilisé, lui le Révolutionnaire séculaire, qu’un pseudo-artiste prétende lui révéler l’essence du juste combat en lui donnant à voir le zizi de Griveaux. Il pourrait trouver cela indigne de sa lutte et de l’idéal qu’il défend.

Comprends Piotr, qu’on s’en branle du zizi de Griveaux.

Tu prétends agir de l’intérieur de la mécanique du pouvoir et forcer l’appareil d’État à se démasquer. Mais il est inutile de dévêtir les Ministres pour révéler la nudité du Roi. Le Roi est nu, nous le savons, nous le savons d’autant plus depuis qu’il crève les yeux, qu’il arrache les mains, qu’il gaze les enfants. Nous savons que ses habits soyeux, tricotés avec soin par ses amis communicants, où s’abritent aussi, bien au chaud, les lobbies industriels et financiers de toutes sortes, ne sont qu’illusions.

Voilà pourquoi on s’en branle du zizi de Griveaux.

Quant à la lutte contre l’hypocrisie de nos puissants, souvenons-nous d’abord que Benjamin Griveaux et ses acolytes soutiennent avec sincérité l’action de leur police qui mutile et qui tue, qu’ils mènent avec sincérité leur projet politique dévastateur qui ravage la planète et qui s’acharne sur les ruines de l’État social, empêchant la possibilité même de la démocratie véritable.

Alors laissons-les jouer à touche-pipi tranquillement, et laissons le procès de leur hypocrisie à d’autres.

Car leur sincérité est bien plus dangereuse, c’est elle qu’il nous faut combattre.

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3 réponses »

  1. Pas d’accord, non, sur la forme, le traitement du comportement de Griveaux comme écart minime, avec une ironie pateline.

    D’abord, je suis pas dans la distanciation et j’ai pas envie de l’être avec cette tyrannie qui vient. Pour avoir été compagnon de route quelques mois des GJ et connaître une situation financière qui flirte avec la pauvreté, je suis partisan d’enfoncer la Macronie par tous ses travers.
    Ce travers-là, l’hypocrisie bourgeoise – Griveaux : « j’aime mes enfants, ma femme » etc, nous peignant sa Petite maison dans la prairie, pendant qu’il se comporte comme un ado adepte de Youporn – VS le film malsain, à tous le moins porn. N’importe qui peut justement douter de la sincérité de ce type, via son comportement totalement déviant par rapport à ses propos de campagne.N’importe qui peut flairer, là, dans cette histoire que d’aucuns, éditorialistes à gages, trouveront grivoise, le relent de la « vieille politique » que le petit dictateur de service rangeait dans les accessoires sepias. Et votera en conséquence, c’est-à-dire pas pour cette bande à vertus publiques et vices privés.

    C’est CELA, leur sincérité : l’offre com de vertus en carton-pâte, tandis qu’en coulisses ou plutôt en réalité, on défend un exhibitionnisme qui renvoie à l’objet, un passage à l’onanisme filmé, au mieux infantile, au pire d’un narcissisme déviant. Cette fracture anthropologique, c’est celle qui leur permet d’utiliser sans états d’âme la Milice pour écraser la contestation et faire taire la presse, ou l’opposition, imposer tout, car rien n’est négociable, faire des simulacres de débats, d’écoute, de démocratie, en permanence. C’est le ressort fondamental de la dictature en marche.

  2. Ce que je trouve intéressant c’est la présence de Juan Branco, l’avocat d’extrême gauche, dans cette affaire. Je me rappelle qu’il avait posté il y a quelques mois une vidéo où il se filmait dans le noir complètement dépité en expliquant à demi-mots que les services secrets avaient trouvé des choses sur lui et qu’il était foutu, et là Bim une affaire de « kompromat » (spécialité s’il en est des services secrets) où il se retrouve impliqué. Intriguant non ? Y a une belle enquête journalistique à faire là. (J’adore ces histoires de barbouzes).

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