Société

Blablacar : comment ils nous ont volé le covoiturage

On ne présente plus le site de covoiturage Blablacar. Adopté à la fois par les jeunes précaires, les travailleurs dynamiques et les bobos écolos, la « start-up innovante » a l’économie collaborative florissante et enjouée. Avec dix millions de membres, 95 % de parts de marché et des trophées en veux-tu en voilà, l’entreprise novatrice et progressiste a réussi le pari de la « croissance verte », nouvelle lubie de notre gôche écolo-libérale. Ces « écotartufes », comme on les moque pas si gentiment au canard « La Décroissance », applaudissent à tout rompre : vive l’économie du partage, le lien social, l’écologie ! Derrière Blablacar pourtant, un fonds d’investissement pas du tout solidaire et prêt à tout pour faire raquer un peu plus l’utilisateur, des règles sécuritaires contraignantes qui ne laissent plus aucune place à la confiance entre les membres et des conducteurs qui, eux-mêmes, ont fait foin de l’esprit communautaire de base de la structure pour mieux renouer avec le tout-profit. Au royaume de l’économie collaborative de Blablacar, l’argent est resté roi.

Tout part d’un covoiturage raté. Paris, début janvier. Je dois rentrer à Brest, les trains sont hors de prix (un jour viendra où il faudra m’expliquer pourquoi la SNCF nous fait autant raquer, surtout en période de vacances scolaires), une seule solution : le covoiturage. Puis, ça tombe bien, j’aime bien faire de nouvelles rencontres, tisser du vrai lien social comme on dit, et tous les autres covoiturages que j’ai faits se sont super bien passés.

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SNCF, mon Amour. Prix d’un billet Brest-Paris le jour du début des vacances de printemps en zone A (durée moyenne du trajet de 4H40, parce que le train ne roule pas à grande vitesse sur tout le trajet). Tu la sens poindre, l’arnaque ?

Je suis la première arrivée au point de rencontre. Quand le conducteur débarque, dans une spacieuse Renault Laguna, je prends le parti de m’installer à l’arrière, me disant que la voiture est assez grande pour que chacun des trois autres voyageurs prévus pour ce trajet puisse être à l’aise. Première (mauvaise) surprise : un passager débarqué d’on ne sait où se greffe au voyage. Nous serons donc cinq.

Pire, les deux à côté de moi reviennent du ski. Plaisir de la neige, joie de la doudoune. Tout à coup, la voiture ne me semble plus aussi spacieuse. Paris – Brest, 5 heures 30 de route, ça va être long. Plan foireux incoming. Après deux heures de trajet, premier arrêt. Ouf, le gang des doudounes s’en va ! Je vais retrouver mon petit confort ! Ah bah non, dix minutes plus tard : nouvel arrêt, deux autres personnes nous rejoignent. Puis un autre arrêt, une heure plus tard, la personne devant s’en va, très vite remplacée par un autre. Et ainsi de suite jusqu’à l’arrivée (avec trois quarts d’heure de retard, avec tous ces détours et arrêts) ! Ce n’est pas du covoiturage, c’est le jeu des chaises musicales ! Et avec les sommes récoltées, le conducteur s’est vu rembourser le carburant, l’assurance, l’usure des pneus et ses emplettes de Noël ! Arrivée chez moi, je suis passablement énervée et assez dégoûtée. C’est peut-être naïf au possible mais il me semblait que l’esprit du covoiturage, c’était justement un trajet à moindre coût pour tout le monde, le partage et tout le toutim.

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Fuir la SNCF, coûte que coûte

Pourtant, Blablacar, à la base, c’est plutôt une idée sympa. Créé il y a cinq six ans, d’abord sous le nom de covoiturage.fr, le site propose de mettre gratuitement en contact des personnes voulant se rendre tel jour à telle heure d’un point A à un point B. Très honnêtement, je l’ai découvert sur le tard. Assez fatiguée d’avoir l’impression de me faire escroquer à chaque fois que je compostais mon billet SNCF, j’ai commencé à voyager en covoiturage, et même à déménager ainsi (il suffit de payer les trois places d’un très grand véhicule et bim : un déménagement Montpellier – Paris pour moins de 200 euros, tu peux pas test) ! Mon trajet est réglé à l’avance, le conducteur payé seulement s’il rentre un code que je dois lui communiquer : pour le reste, on s’arrange entre nous, entre la taille des bagages et la présence de Clio (mon chat), les arrêts pause-pipi et le choix de la musique. Au moment du paiement, même avec la commission que prend le site (une somme qui me semble à première vue légitime et que j’attribue aux frais de fonctionnement), le trajet me coûte bien moins cher que le billet de train en seconde classe, avec bébés qui hurlent au début du wagon et la petite vieille côté fenêtre qui va aux toilettes tous les quarts d’heure.

Puis, au fur et à mesure que mes convictions politiques se développaient, j’avais non seulement en tête l’argument économique, mais aussi deux autres arguments de poids : l’écologique (un trajet, plusieurs personnes, une seule voiture : c’est bête comme chou quand même), et le social (à l’heure où l’individualisme prime, où le ministre de l’Économie Emmanuel Macron veut que mon premier souhait soit celui d’être milliardaire, c’est un joli pied-de-nez à la société du tout-consumérisme, non, que de faire des économies en parlant avec des vrais gens, avec lesquels on arrive toujours à se trouver foule de points communs ?). Sur le papier, tout allait bien. Sur le papier…

Blablacar, l’histoire d’une trahison

Après ce covoiturage de l’enfer, j’ai commencé à me poser des questions. Et comme d’habitude quand je me pose des questions, je vais demander les réponses à Google. Qui m’a montré que d’autres gens se posaient encore plus de questions que moi.

À la base donc, en 2007-2008, Blablacar s’appelle covoiturage.fr. La France rentre en pleine crise économique, le prix du carburant explose. Quoi de mieux, en temps de crise, que de renouer avec l’économie collaborative, le sens du partage, l’entraide ? Covoiturage.fr est alors un moyen de se déplacer à moindre coût, le site est gratuit et basé sur la confiance. Ce qui est plutôt une excellente chose si l’on considère que certains profitent (et encouragent) les divisions pour mieux régner (mais c’est un autre débat). Le système, si on en croit les vieux de la vieille en matière de covoiturage, fonctionnait bien. Mieux, il se faisait connaître. Mais malheureusement, pour beaucoup et notamment pour son fondateur, Frédéric Mazzella, développement rime souvent avec gros sous. Pourquoi proposer un service gratuit quand on peut en proposer un payant ?

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Blablacar, quand je veux échanger mon numéro discretos sans payer la commission.

C’est ainsi qu’a été décidée la mise en place de cette petite commission, qui désormais augmente selon la longueur du trajet et selon le moment de la réservation. Censée sécuriser davantage le site (la confiance, c’est pour les pauvres), elle promet aux utilisateurs une vérification des numéros de téléphone. Une sécurisation qui a de quoi glacer le sang puisqu’elle empêche désormais le conducteur et le voyageur de se communiquer directement leurs numéros de téléphone (et donc de pouvoir s’arranger entre eux, sans avoir à payer la fameuse commission) : les « questions publiques » sont étroitement surveillées, il est rappelé aux utilisateurs de ne pas « divulguer leur numéro » et la modération veille. Le « petit » montant que j’attribuais à la couverture des frais de fonctionnement peut ainsi très vite monter (à plus de quatre euros le numéro de téléphone, j’ai quand même l’impression qu’on se fout de ma gueule, moi, surtout si le collègue de covoiturage l’a payé moins cher au motif débile qu’il a réservé le trajet avant).

[MAJ : Je viens de découvrir que si on réservait les trois sièges d’une voiture, on payait TROIS FOIS la commission ! Alors là, de fait, leur justification sécuritaire lolilol ne TIENT PLUS UNE SECONDE ! 15 euros de commission pour trois sièges réservés dans une Paris-Quimper ! Qui dit mieux ? ]

En misant tout sur la « sécurité », Blablacar me permet, une fois n’est pas coutume, de citer Benjamin Franklin : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Et effectivement, si l’utilisateur de Blablacar n’a plus aucune liberté de parole et d’échange avec les autres utilisateurs, ce n’est pas pour autant que sa sécurité est assurée. Le premier exemple m’a été donné par un ami. Il s’est amusé à organiser des faux voyages pour ne pas les effectuer le Jour J (oui, c’est vilain). Que peut Blablacar contre ça ? Absolument rien. Les voyageurs bernés pourront inscrire une mauvaise note sur le profil du menteur, ce dernier ne recevra évidemment aucun paiement mais les voyageurs auront été dupés, en toute impunité, et bons pour une attente de deux heures sur le parking du centre commercial le plus proche. Contre les annulations intempestives, Blablacar, de son propre aveu, est impuissant :

« Il n’y a pas de pénalités pour l’annulation d’un trajet, et le motif que vous choisirez au moment de la validation de votre annulation n’est pas publié. Cependant, afin de garantir la fiabilité des annonces et protéger les passagers d’annulations intempestives, BlaBlaCar  se réserve le droit de suspendre votre possibilité de publier des annonces avec réservation en ligne si vous annulez trop souvent. »

Évidemment (et encore heureux), presque personne ne s’amuse à inventer de faux trajets. En revanche, la fraude reste toujours possible, ne serait-ce qu’en communiquant un faux code au conducteur (qui empêche le paiement). En réalité, loin de garantir une quelconque sécurité aux utilisateurs, le passage au payant de Blablacar n’a été qu’un moyen de multiplier son chiffre d’affaires, en nous faisant payer le prix fort pour… des coordonnées qu’on échangeait gratuitement.

À bas la start-up, redécouvrir le covoiturage

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Le visage jeune (et multilingue) de l’entreprise française, mais avec des postes qu’on sait pas trop c’est quoi. Frédéric Mazzella, CEO ; Francis Nappez, CTO ; Nicolas Brusson, COO. Perso, moi, c’est plus GOT.

Du côté de la start-up (c’est le mot en novlangue pour dire « jeune pousse, futur géant et bulles spéculatives une fois entrée en bourse, dure loi de l’innovation » comme le souligne le bouquin Jamais sans ma novlangue : le décodeur de poche, de Frédéric Matthieu), l’esprit de partage et de communauté a laissé place à l’arrivée des fonds d’investissement au capital de l’entreprise.

Comprendre : désormais, c’est le fonds d’investissement ISAI, dédié au marché de l’innovation sur Internet, qui est l’actionnaire majoritaire de Blablacar (après une levée de fonds d’un petit million d’euros). Et qui dit « fonds d’investissement » espère « retour sur investissement ». Crache la thune, prolo.

Et avec plus de dix millions de membres, une croissance de 200% par an et 95% de part de marché selon les statistiques données par le site, autant dire que Blablacar se met bien. Il se met très, très bien même, en témoignent ses récents rachats de Carpooling, son principal concurrent en Europe, et deRides, une start-up mexicaine. Le tout, comble de l’ironie, en se faisant passer pour la jeune entreprise dynamique, collaborative, basée sur le partage, les poneys et les paillettes. Les médias adorent, les trophées pleuvent.

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Face au géant Blablacar, certains ont déjà pris l’initiative d’autres sites, aujourd’hui trop peu connus et trop peu visités. On citera, en guise d’exemples, Covoiturage-libre, le site du covoiturage libre et gratuit, Laroueverte.com, Allostop.net… Reste à voir si multiplier les offres est judicieux, la division n’ayant jamais fait la force. Encore une fois, et comme dans beaucoup de domaines, tout reste à (ré)inventer. Mais une chose est sûre, ce que le Net fait en quelques mois ou années, il peut le défaire aussi vite. La longévité de Blablacar n’a donc rien d’assuré.

 Nos Desserts :

Témoignages :

Ces commentaires de personnes habituées de Blablacar m’ont paru très pertinents. Je vous les fais partager :

« Bonjour,

Depuis 2013, je fais la navette toutes les semaines entre Mulhouse et Paris (pour voir ma femme et mes enfants) en postant mes trajets sur blablacar. En l’espace de 3 ans, j’ai transporté 350 passagers sur 90000 Km et je peux dire que j’ai une certaine « expérience » de ce site. En lisant l’article de Ludivine, cela m’a bien fait sourire car cela sent le vécu et j’adhère totalement à l’article. Je ne commenterai pas les inepties de Sibiril (sans intérêt).

Honnêtement, j’ai vu une dégradation lente de l’esprit de covoiturage en l’espace de ces 3 ans (les premiers trajets étaient géniaux) et dans ceux actuels plane un stress permanent (pour moi qui suit conducteur) L’argent a perverti énormément le covoiturage (on me saque quand j’ai 5 minutes de retard au point de RDV) et cela arrive fréquemment qu’on ne me donne pas ce fameux code pour être payé, m’obligeant à attendre 7 jours pour avoir une notification m’informant que de l’argent est prêt à être virer sur mon compte bancaire. Si je ne fais rien, il sera automatiquement viré au bout de 15 jours … Pendant ce temps là, le site fait fructifier l’argent. Heureusement, il y a des passagers très sympa et c’est une des raisons pour laquelle je continuerai. J’ai essayé à de maintes reprises les autres sites, mais je n’ai quasiment jamais été contacté et j’en ai déduit que seul Blablacar est viable (pour l’instant). Je baisse volontairement mes tarifs par rapports à mes concurrents tout en ne prenant que 3 passagers maximum dans mon monospace (un devant et deux derrière), en offrant de l’eau, des barres de céréales, etc … Bref, je fais le maximum et moi qui avait une conduite approximative et douteuse avant de faire le covoiturage, je me force à avoir une conduite quasi parfaite (ne pas broncher quand un crétin colle à un mètre derrière sur l’autoroute, respecter toutes les limites de vitesses, passer les vitesses doucement, anticiper les rond-points 600 mètres avant en rétrogradant pour améliorer le confort des passagers, éviter d’accélérer brutalement pour piler, etc ..).

Mais cela ne suffit pas: il suffit que je tombe dans un bouchon durant le trajet pour que les passagers me tiennent pour responsable du retard car … ils ont payé. Il y a une semaine à peine, des travaux bloquaient une rue qui menait au point de RDV d’un passager et j’ai eu du mal à les contourner (perte de 15 minutes). La passagère derrière commençait à se décomposer car je prenais du retard sur le trajet … Bref, sympa le facteur de stress ! Quelques jours plus tard, elle qui mettait des notes correctes (il y a un système d’évaluation mutuel sur ce site), me laisse une évaluation moins bonne que les autres conducteurs et j’ai bien compris qu’elle ne m’avait pas pardonné ce retard de 25 minutes (j’ai eu des bouchons également à l’arrivée de Paris un vendredi soir …).

Ainsi, le covoiturage version 1.0 (celui avant la version payante du site) était certes approximatif (il y avait des désistements énervants) mais l’ambiance était super chouette et on faisait des rencontres incroyables (globe trotteurs, passagers avec des personnalités étonnantes, vrais fous rires etc ..). Maintenant, la version 2.0 est celle de « j’ai payé donc j’ai le droit » manifestement sans saveur car basée sur une basique et terne relation pécuniaire. Néanmoins, je continue toujours mes covoiturages hebdomadaires en rêvant de la version 3.0 qui ressemblerait finalement à la première mouture qui était plus sincère, authentique, pleine de bonnes surprises.

Bien cordialement,
François »

Catégories :Société

136 réponses »

  1. Bonjour
    Un de plus complètement déçu par blablacar
    Cela fait plus de 7 ans que je conduis des gens en covoiturage , les passagers annulent au dernier moment , vienne en retard

    La dernière expérience , covoitureuse sale , voyageant avec un rat , me faisant faire un détour de dépose 40mn au lieu 3 mn annonce …..
    Même pas un merci
    En plus c est moi qui me prends une notation négative !!!!
    Ma notation refusée car jugée inadaptée ?
    Comme ça blabla car ne publie pas les mauvaises expériences

    Je leur ai écris
    Aucune réponse

    Je ne renouvellerai plus blablacar définitivement en tant que conducteur

  2. Bonjour, c’est vrai qu’il se gave en se la jouant écolo. Alors que bbc veut juste faire du fric. Les trois blaireaux sur la photos de l’article, de gros hypocrites, c’est écrit sur leurs gueules!!!
    Je suis membre depuis 2007 avec peux etre une 50aines de voyages en conducteur et en passager. J’ai connu le temps où le service était gratuit et où on payait en liquide! Depuis ils n’ont cessés d’augmenter leur taxe. Et puis j’ai vu l’attitude des passager se dégrader, certain voit ça comme un service, genre Uber!
    Malgrés tout ça reste une bonne alternative, et c’est plus écolo que de voyager seule, ça créer du lien sociale, la plupart des gens sont sympa. Et puis pour moi qui voyage beaucoup en voiture ca me fait des economies.
    J’aimerais avoir une alternative a Bbc pour mes trajets mais chaque fois que je poste mes trajets sur covoiturage libre, je ai personne!!Donc pour l’insant , je continu……a suivre…..

  3. Moi j’arrête mes bêtises, BLABLA est un modèle éco viable pour eux, pas pour moi! je ne n’utilise plus ce site. Et au fait, comment on supprime son compte?

  4. Bonjour à tous. Je ne lis que des commentaires négatifs. pourtant, personnellement, je serais plus nuancé. Certes, la commission du site me semble vraiment trop élevée, mais pour ce qui est des voyages, je n’ai rien à dire. Je suis encore un conducteur Blablacar trop peu expérimenté: 5 voyages à mon actif. Mais quelques personnes transportées m’ont laissé de belles notations (même si cela n’a aucune importance). j’ai transporté des jeunes et des personnes plus âgées (retraitées) des blancs et des noirs, des hommes, des femmes, pas toujours aisées financièrement. Il est vrai que les échanges avant la réservation permettent de définir les lieux de rencontre et de dépose. Il m’arrive aussi de faire un petit détour pour déposer un passager. par ailleurs, je ne me suis jamais senti oppressé pour arriver à l’heure ni quoi que ce soit de ce genre là. Dans ma voiture, c’est moi le patron!Je n’ai aucun délai à respecter, surtout pas celui défini par Blablacar, même si je trouve que ceux qu’ils donnent sont corrects. mais peut être ai-je eu beaucoup de chance avec mes passager(e)s. De fait, j’ai une berline de 2003, si j’ai bien 3 places disponibles, je n’en propose que deux à la réservation, ainsi tout le monde voyage confortablement. Je ne fais pas ça pour en tirer profit. Le covoiturage me rembourse environ 50% des frais du voyage (carburant et péages) et je fais des rencontres souvent fort sympathiques. Mais si un site entièrement gratuit existe, alors je dis banco !! par ailleurs, hors Blablacar, il m’arrive encore de prendre des personnes en auto-stop, ou de m’arrêter spontanément pour embarquer quelqu’un !!

    • En fait, dans la qualité des voyages, j’ai rarement eu à me plaindre. On peut légitimement penser que l’exemple dans l’article est une exception, un cas extrême.
      Par contre, c’est toutes les fonctionnalités de « sécurité » imposés par le site, leur système de notation et leur taxe abusive qui me dérangent.

      Comme tu le dis, ton expérience est encore très limitée et tu as la chance d’avoir une voiture récente (toutes les voitures avant 2003 sont récentes, pour moi ^^) spacieuse et confortable.
      Les conducteurs qui abusent pour en « tirer profit » ne sont pas légions, je tombe rarement dessus (et de toute manière, on peut les deviner avant de réserver).

      « entièrement gratuit ». C’est faux. Il y a une taxe, et c’est taxe, elle est de 80ct minimum, sinon 20 % du prix de la place, de mémoire. Ça a peut-être changé depuis.
      De plus, leur politique qui ne se base pas sur la confiance mais sur la sécurité a fait un tri invisible : entre les débuts du site et aujourd’hui, je ne vois plus tellement les mêmes classes sociales les utiliser. Au début, c’était surtout des gens qui jamais n’auraient pu se payer le train. Aujourd’hui, c’est surtout des gens qui *préfèrent* payer moins cher que le train et qui préfèrent le covoiturage aux bus.

      On aura peut-être l’air blasé mais c’est un constat : blablacar fait partie de la machine capitaliste et ce n’est pas un site basé sur les valeurs de l’écologie et du partage, comme ils veulent bien le faire croire.
      Ils ont maintenant rachetés les sites les plus fréquentés d’une partie de l’Europe (France, Allemagne, Italie et plein d’autres que j’ai oubliés).

      Depuis 2 ans, j’ai le temps de pratiquer l’autostop (presque tous les week-end) et je n’utilise Blablacar que de façon très exceptionnelle. Je m’en sors bien pour l’instant et mon avis est tranché : je préfère la liberté et « l’aventure » à la sécurité et au confort (avec des guillemets, parce que c’est un grand mot pour les trajets que je fais).

  5. Cela fait deux fois de suite que je fais une réservation PARIS BARCELONE pour faire un voyage et les deux fois de suite, les conducteurs ne répondent pas du coup, on perd son temps à faire des réservations inutiles & à attendre une réponse tout aussi inutilement Clairement BLABLACAR, c’est de l’arnaque à moins de passer tout son temps devant son écran à ne faire que cela. Même la SNCF c’est mieux, avec eux au moins, on peut réserver une place rapidement & il n’y a pas besoin d’attendre une réponse qui de toute façon avec blablacar ne viendra pas.

    • Perso, je ne fais plus de covoiturage depuis que j’ai essayé les cars « Macron ». C’est sûr y’a moins de choix niveau destinations, mais on est moins emmerdé.

  6. Salut,
    merci pour cet article très intéressant. Je viens de sortir un documentaire qui aborde la question de la marginalisation de l’autostop par Blablacar ainsi qu’une réflexion autour de notre rapport aux voitures, du temps qu’elles nous prennent et des moyens qu’ont mes potes d’y échapper.
    Ça s’appelle MAUVAISE CONDUITE, ça dure 30 minutes et c’est en ligne ici : https://dai.ly/x6jwlcu

    VOLTé

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