Politique

Les impensés du camarade Usul

Les internets constituent l’un des nouveaux lieux d’affrontement des idées qui portent ou qui comptent aujourd’hui. Leur accessibilité, leur rayonnement, en particulier auprès des jeunes générations, ainsi qu’une aura de gratuité et de partage en font l’outil de communication de plus en plus privilégié, tant dans le combat culturel du capitalisme que dans celui des forces politiques en action. Parmi celles-ci, le camp proche d’Alain Soral et d’Égalité et Réconciliation a incontestablement réussi à allier succès de masse et convictions politiques fortes dans les pays francophones. Forte audience, vidéos choc, propos percutants, humour débridé et montages soignés, l’offre rencontre la demande… Face à elle, un néant progressiste, un désert de gauche, une radicale absence des radicalités.

photoEntre donc Usul, critique de jeux vidéo devenu penseur critique et rare membre du bastion de la gauche sur la toile. Usul a compris les nouveaux codes du médium par excellence de la modernité liquide. Finis les discours lents et longs, le sérieux pesant, les vidéos de plus d’une heure avec d’éventuels textes en Times New Roman sur un cadre immobile, l’ORTF cyber-spatial a fait son temps, les vidéos YouTube doivent désormais proposer des impulsions perpétuelles pour stimuler les pulsions de manière permanente : blagues, coupures des temps morts, diversité des images et des extraits afin, non pas d’empêcher de zapper, mais simplement de cliquer ailleurs. Sans tomber dans la caricature des blogueurs en apnée constante – Usul aime la digression, l’explication – les codes d’internet sont là, et font mouche : quand certains politiciens triment à faire plus de quelques milliers de vues, les vidéos d’Usul tapent dans les centaines de milliers. « Subjectivité assumée, autodérision, montage dynamique, variété et fiabilité des sources sont les ingrédients de son succès : chaque épisode cumule désormais entre 300 000 et 500 000 vues. »

Pensée critique : oui, mais laquelle ?

Certes, Usul fait de très belles vidéos et sait faire preuve d’un incroyable esprit de synthèse ainsi que d’une formidable capacité de pédagogie… Mais il a le travers des grands vulgarisateurs : une pédagogie qui peut parfois faire taire des voix dissidentes. Quand, à l’instar des frères Bogdanov, elle sert des idées critiquables voire erronées, on ne peut qu’hélas déplorer le ton péremptoire employé dans certaines de ses vidéos, et plus particulièrement la dernière consacrée à la “pensée 68”. Celle-ci nie en effet la diversité des conflits pour en privilégier un seul : celui entre “réacs” et “french theoristes”. Cette vidéo fait ainsi preuve d’un manichéisme d’universitaire, où se font face des caricatures. Il y aurait d’un côté les méchants moralistes proches du pouvoir et les horribles penseurs anti soixante-huitards ; et de l’autre les bons sociologues critiques et les rebelles de la pensée pro-68.

« Mai 68, comme chaque révolution, fut moins le fait d’intellectuels que d’une impulsion spontanée issue de masses conscientisées par le fait même de s’impliquer dans la révolte. »

Ce qu’Usul ne semble pas voir, c’est que les penseurs dont il fait l’éloge dans cette vidéo n’ont, tout d’abord, jamais été “soixante-huitards”, ni même n’ont incarné cette “pensée 68” dont parle le philo(u)sophe Luc Ferry. Ceci est une aberration dont Castoriadis se moqua d’ailleurs à l’époque en parlant plutôt de “pensée 86” : une pensée en réalité vouée à justifier l’échec de Mai-68, dont les influences sont bien plus à chercher du côté des situationnistes (Debord, Vaneigem, Khayati), des socio-barbares (Castoriadis, Lefort), des freudo-marxistes (Reich) ou d’éventuels libertaires que du côté de Sartre (détesté pour son stalinisme), Foucault (nulle part alors, ancien coco devenu gaulliste devenu gauchiste à la fin de 68), Althusser (« Althusser à rien ») ou autres Deleuze, Guattari, Derrida. Personne ne parlait de rhizomes ou de déconstruction en 68 ! En revanche, on parlait beaucoup de vie quotidienne, de libération des femmes ou de conseils ouvriers. Mai 68, comme chaque révolution, fut moins le fait d’intellectuels que d’une impulsion spontanée issue de masses conscientisées par le fait même de s’impliquer dans la révolte. On peut par ailleurs en questionner les dimensions individualistes et hédonistes dont l’imaginaire d’illimitation (« jouir sans entraves ») sera récupéré plus tard pour asseoir l’emprise du consumérisme.

9782915830415FSCe même Castoriadis est amalgamé à la fin aux Barthes, Foucault, Bourdieu, etc. alors qu’il en a été un grand critique (il critiqua à la fois le structuralisme et les penseurs de la “French theory”). Et c’est intéressant de voir ici le choix de la pensée critique à opposer aux penseurs de l’ordre. Usul prend parti sans le dire : la pensée critique, selon lui, est incarnée par Bourdieu, Foucault, Deleuze & compagnie. En oubliant qu’une autre tradition de pensée critique a existé, à côté, dans les marges voire contre celle dont il se revendique. Une tradition de pensée peu voire pas enseignée dans les cénacles universitaires, souvent diffusée via des canaux externes à l’enseignement supérieur, aux Hautes Écoles et autres Universités : pour prendre les plus contemporains, du M.A.U.S.S., mouvement d’intellectuels anti-utilitaristes qui tire son origine d’une petite publication ronéotypée diffusée au petit bonheur la chance ; ainsi de l’Encyclopédie des Nuisances, mouvement post-situationniste qui a commencé par quatorze numéros d’une revue éphémère, pour devenir une maison d’édition radicale. Tant d’autres les ont cependant précédés – ou accompagnés –, dont l’ouvrage Radicalité – 20 penseurs vraiment critiques présente une esquisse.

Sans vouloir nier la complexité et l’intérêt des auteurs présentés par Usul, nous leur préférerons une pensée radicale plus proche de la réalité, plus critique aussi, s’attaquant à la fois au postmodernisme et aux ennemis de classe en tous genres. Alain Caillé par exemple, qui a fait une singulière critique de l’œuvre de Bourdieu, en partant d’une sociologie plus axée sur la notion de don, pointait du doigt les aspects utilitaristes de la sociologie d’un Bourdieu – grand lecteur du néolibéral Gary Becker – voyant dans les actes et les phénomènes humains la traduction constante d’un intérêt individuel ou collectif, voire d’une domination. Zygmunt Bauman, qui au lieu de vanter la fluidité, la pensée nomade et la déconstruction à tout va si chères aux penseurs d’Usul, a démontré dans ses analyses de la « modernité liquide » les incroyables frustrations, les inégalités et les aliénations qui accompagnent la société de consommation qui porte au pinacle de son imaginaire ces “valeurs”. Jean-Claude Michéa, enfin, qui a produit probablement la plus frappante synthèse des critiques du libéralisme, montre à longueur de livres l’union entre libéralisme culturel, politique et économique, la nécessité de l’enracinement, d’une morale décente traçant un sillon entre puritanisme et libéral-libertarisme, le tout servant un idéal anarchiste d’autonomie populaire.

Michea2Tant d’autres cherchent à sortir des sentiers battus du progressisme sans pour autant virer à droite. Nul besoin de viser une culture de l’excuse ou une sociologie victimaire – quand bien même certaines caricatures de gauche prêtent le flanc à cette critique, d’un Édouard Louis grotesque justifiant le viol par la domination, aux analyses parfois sommaires de la délinquance du très manichéen Laurent Mucchielli. Il suffit pour cela d’oublier Luc Ferry une seconde, de tourner sa tête de cette droite de Finkielkraut vers la gauche, et de faire un peu plus attention aux inclassables, marginaux en tous genres dont la critique a l’avantage de sortir de cette dualité pesante entre une gauche universitaire idiote – idiotement progressiste – et une droite de pouvoir brutale – brutalement de droite.

Indigènes contre Néoréacs

Usul a le mérite d’être l’un des rares à opposer des arguments justes contre la droite et à poursuivre un combat culturel dans le monde virtuel. Ses dénonciations des lieux communs néolibéraux, ses analyses qui sortent des clichés issus d’un antifascisme méprisant (du type « les gens votent FN parce qu’ils sont cons », « Chouard est un néo-nazi », etc.) ainsi que son vocabulaire à la portée de tous sont d’autant plus surprenants qu’il a lui-même un passé trotskyste, après avoir milité un temps à la défunte LCR (devenue NPA). On aurait pu imaginer qu’avec un tel héritage, l’homme aurait adopté une posture de prophète gauchiste, vitupérant la sale masse du haut de son piédestal avant-gardiste, profitant de son érudition révolutionnaire pour professer la révolution… Mais il a préféré populariser ses idées et parler à hauteur d’homme. Pour cela, on ne peut que le remercier de pointer du doigt de nombreux problèmes réels sur lesquels il agit avec un travail culturel sinon salutaire, du moins participant à un esprit démocratique.

images.duckduckgo.2Cependant, Usul n’est pas une idole sacrée. Si l’on ne peut qu’apprécier son boulot militant, il est nécessaire de s’attaquer au fond de ses propos. Dans sa vidéo contre la journaliste Elisabeth Lévy, très révélatrice, Usul met le doigt là où ça fait mal. Il y aurait une nouvelle pensée subtilement raciste, réactionnaire, qui critiquerait l’antiracisme pour faire avancer des thèses d’extrême-droite, le tout grâce à l’aide des animateurs de TV et d’un contexte propice à la propagation de thèses dites islamophobes. Jusque-là, rien de bien choquant, et bien que l’on puisse émettre quelques bémols notamment sur l’emploi du terme d’islamophobie, on ne peut que saluer le rappel des origines socialistes et politiciennes de SOS Racisme ainsi que la dénonciation d’un racisme systémique. Mais lorsque Usul commence à aborder l’affaire du voile en 1989 qui provoqua la création d’une loi en 2004 interdisant les signes religieux ostentatoires à l’école publique, la machine d’aveuglement s’enclenche, et l’ancien trotskyste de la LCR ressort. Après avoir déroulé tout un argumentaire montrant la continuité entre un “racisme biologique” et un “racisme républicain” dont la journaliste serait un fer de lance, l’affaire du voile est le prétexte pour pointer du doigt une islamophobie généralisée. Et les éléments de langage des opposants de l’époque à loi reviennent en foule : « simple bout de tissu », sarcasmes sur une prétendue menace contre la laïcité, insinuation sur le racisme des partisans, etc.

Hélas, Usul oublarton282ie de nombreuses choses : quand il dit par exemple que la loi « contre le voile » (qui n’a jamais été qualifiée ainsi par ses partisans) n’existait pas encore, il oublie qu’une circulaire héritée de Jean Zay était toujours d’application pour interdire les signes religieux et politiques à l’école. Il nie aussi tout un pan de la gauche radicale laïque qui, de Henri Peña-Ruiz à Régis Debray en passant par Mélenchon, a défendu l’interdiction des signes religieux afin de préserver l’universalisme de l’école et sa mixité, contre l’intrusion grandissante de la religion à l’école – sans compter les rapports de la commission Stasi, dont ont fait partie les deux premiers, qui montraient la pression communautaire sur plusieurs filles voilées, obligées de le faire pour ne pas subir les remarques de leurs coreligionnaires. Peut-on aujourd’hui, après l’accablante étude publiée par le Nouvel Obs, sérieusement remettre en question l’idée d’un repli religieux touchant les croyants et plus particulièrement les jeunes de confession musulmane ? Peut-on, comme il le fait, défendre l’existence d’un “féminisme islamique”, au moment où des féministes laïques font front contre le machisme religieux, en Occident comme en Orient – et qu’elles doivent faire face à des féministes dites islamiques, souvent proches de Tariq Ramadan, qui critiquent leur “occidentalisation” ?

Le pire dans cette vidéo est cependant à venir. Si Finkielkraut est critiquable, Zemmour affolant et Rioufol détestable, valoriser, comme Usul le fait, le Parti des Indigènes de la République (PIR) comme une opposition crédible et nécessaire est véritablement leur offrir la victoire sur un plateau d’argent. Il s’agit en effet d’un parti épinglé pour son homophobie, un certain antisémitisme latent, et une racialisation radicale des débats. L’horizon que nous propose ce parti – par ailleurs impopulaire et constitué principalement d’universitaires (les écouter n’est donc pas exactement « écouter les principaux concernés » comme ils aimeraient le faire croire) – est une opposition entre races blanches, racistes par essence, et Indigènes, à savoir Noirs et Arabes, ontologiquement dominés. La racialisation de la lutte des classes devient la « lutte des races sociales » (sic), comme un remake exotique de ce que d’autres appelaient avant tout simplement « lutte des races ». Identitaires et indigènes : même combat, même identitarisme et même communautarisme ethnique, avec l’ajout d’une caution morale pour le dernier qui, lui, trouve son origine dans les études anglo-saxonnes postcoloniales (critiquables elles-mêmes dans leur incapacité à articuler la désintégration des populations d’origines immigrées dans le cadre des grandes métropoles capitalistes avec les tensions culturelles) et d’une tolérance accrue d’une trop grande partie de l’extrême-gauche.

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Pour une critique de la critique

La critique est donc à faire, les contradictions existent. Ainsi, le discours assimilationniste qualifié d’« officiel » dans cette même vidéo est stigmatisé avec une image de Sarkozy en fond, omettant le fait que, comme l’a démontré le même Emmanuel Todd qu’il cite élogieusement dans une autre vidéo, ce discours a complètement disparu des élites françaises (au profit d’un discours différentialiste, soit xénophobe, soit multiculturaliste à l’anglo-saxonne), et que par ailleurs Sarkozy l’atlantiste a lui-même défendu le modèle américain promouvant la diversité au détriment de l’égalité. Les questions continuent : peut-on vraiment critiquer l’absence des intellectuels à la télévision dans une vidéo tout en critiquant l’essence de cette dernière dans une autre vidéo, allant jusqu’à l’illustrer par la conférence d’un scientifique montrant ses impacts sur les mécanismes du cerveau ? Est-il vraiment sain, pour expliquer les échecs du trotskysme, de résumer le débat politique – en utilisant un vocabulaire issu de la tradition la plus libérale et la plus utilitariste de l’économie politique – à un marché où se retrouvent offres et demandes – alors que ce système n’a de sens que dans le cadre d’un régime représentatif où le peuple, consommateur passif d’idées et de candidats politiques, peut « manger Findus ou voter Fabius, avaler Fabius ou élire Findus » (Guy Debord) ?

c667fad916ff06171381d7764ddf8536Ne pourrait-on pas, par ailleurs, à la suite d’un Cédric Biagini, lui opposer que l’Internet n’est pas cet Eldorado de liberté et de participation qui pourrait servir de base à une nouvelle démocratie ? En effet, l’Internet est aussi et peut-être avant tout un monde qui réalise pleinement l’idéal libertarien de l’ordre spontané à partir d’individus atomisés, où de nouvelles pathologies surgissent – d’une connexion à tous et tout permanente dans un isolement généralisé au “multi-tasking” effréné en passant par l’influence néfaste sur la concentration et la mémoire de l’écran et de la profusion d’informations –, et qui influence l’imaginaire des gens en dissolvant le lien social, en proposant une vision des relations précaire, utilitaire et hyper-rationnalisée. L’esprit critique est-il vraiment favorisé sur le net quand on voit ce que ce médium a produit en matière de dictature de l’instantané et de sottise généralisée (vidéos buzz, hyper-narcissisme des réseaux sociaux et autres youtube stars) ? La Technique, et partant la technologie, est-elle vraiment neutre lorsqu’elle subvertit nos modes de vie ? Internet mérite un questionnement beaucoup plus critique sur ses impacts en défaveur de l’esprit critique et du lien social, donc de la démocratie – malgré le paradoxe de son utilisation pour servir sa propre critique.

La présence d’Usul est salvatrice, positive ; on ne peut qu’admirer sa force de communication et de travail. Des courants alternatifs de gauche y sont présentés et un autre son de cloche résonne sur les questions socio-économiques. Peut-être par volonté d’union de la gauche ou par une politisation sur le tard, cependant, ses vidéos mélangent parfois des courants politiques dans un manque de cohérence qui s’illustre par le fait que des pensées et des auteurs divergents voire contradictoires se côtoient dans toutes ses vidéos. Comment combiner lutte des classes et « lutte des races sociales » par exemple ? Peut-on encore se vouloir révolutionnaire tout en se disant « progressiste » ? Certaines oppositions binaires faciles mériteraient d’être remises en question, afin de cadrer réellement avec les aspirations de la société, comme avec les problèmes qui se posent à elle. Le camarade Usul est porteur d’un réel mouvement sur le net et nous lui souhaitons de continuer dans son combat. C’est à un ami que nous espérons adresser cette critique, et aussi à son public, car si la gauche est forte « pour se tirer dans les pattes », c’est aussi de cette manière qu’elle avance et évolue – au point d’aller parfois jusqu’à remettre en question sa dénomination « de gauche » au profit d’une dénomination plus proche des désirs populaires.

Nos Desserts :

  • Soutenez quand même le camarade Usul pour son combat sur la toile, en faisant un don sur Tipee
  • Un article intéressant et nuancé qui oppose diverses visions de Mai 68
  • Deux entretiens avec Renaud Garcia sur son ouvrage à propos des penseurs de la déconstruction, sur le Comptoir et Ballast
  • Un long entretien avec Pièces et Main d’Œuvre qui aborde la question d’internet

10 réponses »

  1. La meilleur critique et analyse d’Usul envers qui j’ai un immense respect. Michel Clouscard est la clé de compréhension qui permettrait de faire le tri. Il a montré que le mouvement Daniel Cohn Bendit vers Bernard Tapie et cie n’était peut-être pas une trahison mais bien la continuité du libéralisme libertaire.
    C’est ce qui fait la force de Soral. Il peut joué sur l’artificiel et binaire rapport Gauche / Droite pour le dépassé. Après est un crétin ou une canaille. Pour résumé Soral peut se placer dans la dialectique de l’Anarchisme et du Fascisme (de la Révolution et de la Tradition) au sens d’aller de Proudhon, Sorel, Berth vers Julius Evola . Il est la fois marxiste mais en même défend la petite bourgeoisie et au fond, son indépendance économique le rend très anarchiste.

    Je résume le problème d’Usul : Il n’a pas compris que le Capitalisme est de Gauche puisque « Il est interdit d’interdire » est un slogan libéral. Il pense que Sarkosy est un homme de droite mais celui ci aime le luxe et le bling bling ce qui est loin de la Tradition.

    Lui qui est un geek et qui aime intégrer cette culture dans cette vidéo. Si il voit se message, qu’il se pose une colle à l’aide de Star Wars :

    Entre les chevaliers Jedi et les Seigneurs Sith, qui est de gauche et qui est de droite ?
    Les fondements idéologiques qui fondent notre société sont ils ceux des Sith ou des Jedi ?

    Pour les gens, les Jedi sont les gentils et les Sith les méchants. Sauf que dans les faits les gens défendent au nom du catéchisme progressiste et par peur d’être traité de fasciste, réac et cetera – « Tout les chemins mènent à Nuremberg » – finissent par faire l’apologie d’un système qui est tout sauf progressiste.

  2. Votre critique semble un peu contradictoire.
    D’un côté vous critiquez l’éloge du PIR par Usul sous prétexte de son homophobie patente (et dont vous avez raison de dénoncer) et de l’autre vous proposez comme nouvelle piste le travail de Jean-Claude Michéa qui est pourtant un homophobe notoire. Il faudrait revoir votre argumentation.

    Ps : Mais qu’est que vous avez sérieusement contre Édouard Louis ? Ça devient redondant de le voir dans quasiment chacun de vos articles.

    • 1/ Michéa « homophobe » alors qu’il a consacré de nombreuses pages à Pasolini et la lutte des homosexuels pour leurs droits ? Va falloir réviser deux/trois trucs.
      2/ Sur plus de 160 articles, le nom d’Edouard Louis apparaît dans moins de 5 articles (dont l’interview de Marcel Gauchet et l’article consacré à la polémique de Blois… ce qui me paraît être la moindre des choses !).

  3. Bonjour à toutes et à tous.

    Étant admirateur du travail d’Usul et suivant son parcours depuis l’époque où il était chroniqueur sur jeuvideo.com, je ne peux qu’être ravi que le Comptoir que j’ai découvert récemment consacre un article à son sujet.

    J’aimerais donc, si vous me le permettez, effectuer dans ce commentaire, non pas une critique de votre critique ce qui serait ridicule, mais à un approfondissement personnel du travail d’Usul en fonction de mes réflexions personnelles et de mes autres sources d’influence en matière de pensée politique.

    Tout d’abord, je tiens à dire, mais j’y reviendrais davantage en fin de commentaire, que je dois énormément à Usul et en particulier de m’avoir permis de forger ma pensée politique en regardant ces vidéos. Toutefois, et cela Usul ne cesse de le confirmer. Il ne faut pas voir le travail d’Usul avec « Mes chers contemporains » comme celui d’une sorte de gourou qui imposerait à ses adeptes une façon de pensée bien précise mais plus comme une invitation à la réflexion personnelle et à la construction de notre propre pensée politique, quitte à être en désaccord avec lui. Et cela Usul le dit bien. Si il critique des personnalités comme Bernard Henri Lévy ou Élisabeth Levy dans ces vidéos, il fait attention à ne pas tomber dans le piège de la diffamation à leur égard. D’une part parce que cela serait contre-productif mais également parce que ce n’est pas son objectif et qu’il ne souhaite pas être trop péremptoire. Usul est bien conscient qu’un point de vue est le fruit d’un cheminement personnel et qu’en cela, son analyse critique n’a rien d’absolu. Le meilleur exemple que je puisse donner pour illustrer cela est l’affaire qui a suivi la publication du numéro de « Mes chers contemporains » sur Étienne Chourd. En effet, quelques heures seulement après avoir publié cette vidéo, Usul a publié un billet sur Facebook dans lequel il reconnaissait ne pas avoir pris tout le recul nécessaire à la réalisation de cette vidéo et qu’après avoir analyser différentes sources ( articles sur des blogs ou vidéos de conférence sur YouTube et Dailymotion ) et discuter avec bon nombre de personnes, y compris avec le principal intéressé en personne, il s’était rendu qu’il était allé un peu trop vite en besogne par rapport à certaines prises de positions de Chouard et notamment sur ces liens avec « Égalité et Réconciliation » et différentes personnalités de l’extrême-droite français.

    Abordons maintenant le problème de sa vidéo avec Elisabeth Levy. Moi-même, après avoir vu cette vidéo, je me suis emporté contre Usul et je ne comprenais pas ces prises de positions ( Faut dire qu’à l’époque, et en particulier au lendemain des attentats, j’étais un pur concentré de la propagande mainstream et que j’avais certains préjugés que je me suis empressé – heureusement – de perdre après. ). Au sujet de certains points dans la vidéo qui ont fait énormément de bruits, Usul a de nouveau publié un billet sur Facebook. Dans ce dernier, il reconnaît être allé de nouveau trop vite en besogne sur certains points, notamment sur le Parti Indigène de la République et sur . Dans ce billet, il n’hésite pas non plus à mettre en cause la gauche qu’il accuse d’être imprégnée d’un certain racisme et d’avoir participé à construire le regard que l’on porte aujourd’hui sur les quartiers populaires et sur les immigrés. Enfin, il confirme que son discours dans la vidéo n’avait pas pour objectif d’appelé à une auto-flagellation de notre part mais à une prise de conscience par rapport à notre histoire et à une réflexion pour bâtir un meilleur lendemain.

    Voici maintenant ce que j’en pense personnellement, après avoir réfléchie sur ça et mettre remis en question.

    Tout d’abord, j’ai pris conscience, comme disait Usul, qu’on a jamais laissé parler les immigrés et les habitants des quartiers populaires en totale autonomie et que se sont toujours les hommes politiques, et en particulier un certain parti socialiste, qui l’ont fait à leur place, continuant ainsi d’alimenter la situation désastreuse dans laquelle ils continuent de de trouver ainsi que le regard que l’on porte à leur égard. Il serait peut-être judicieux de les laisser parler en totale autonomie, de les écouter et de chercher avec eux des solutions pour mieux bâtir l’avenir ( à voir sur le sujet : « Qu’Allah bénisse la France » d’Abd Al Malik ).

    Pour ce qui est de l’expression « français de souche », je la trouve tout simplement ridicule car elle ne prend pas en compte toutes les formes d’immigration existantes. Par exemple, j’ai dans mon entourage des amis qui sont de grands-parents, ou même de parents, originaires d’Europe de l’Est, d’Italie, du Royaume-Uni, d’Amérique, du Portugal ou autre. Il sont conscient d’être d’origine étrangère et en sont fiers. Ma question est la suivant : Que faut-til pour que ces personnes soient considérer comme des français de souche ? E c’est là qu’on voit que l’expression « français de souche » est ridicule car, fond, pour celles et ceux qui se revendiquent de l’être ( une certaine Marion-Maréchal le Pen par exemple ) comme pour les membres du Parti Indigène de la République pour ne citer qu’eux, le français de souche l’est en raison, non pas de son ascendance, mais de sa couleur de peau. Et donc, personnellement, je trouve qu’il s’agit d’une absurdité car il y a plein de faits que cela ne prend pas en compte.

    Pour ce qui est des crimes qui ont été commis au sein de notre Histoire au nom de la république et de ses valeurs, il serait peut-être judicieux d’arrêter cette espère d’auto-flagellation qu’organise nos chers dirigeants socialistes et de demander tout simplement pardon. Le but n’est pas de se dévaluer ou de ne plus être fier d’être Français – bien au contraire – mais uniquement de reconnaître qu’au cours de notre Histoire, des individus ont commis l’irréparable – et pas seulement au cours de la colonisation mais aussi tout au long de notre Histoire et même durant la Révolution française avec par exemple un certain non officiel mais officieux génocide vendéen – et que nous souhaitons enterrer la hache de guerre et les rancunes qu’elle a apporté avec elle afin de bâtir un avenir meilleur pour toutes et tous. Et cela est quelque chose qui vaut pour chaque nation qui existe sur Terre.

    Pour ce qui est de la question de la laïcité, je suis d’accord sur le fait que l’on doit écarter certaines dérives pouvant encourager un certain fanatisme religieux telles que le port du voile intégrale ou même certaines autres dérives dans d’autres religions et pas seulement au sein de l’Islam. Toutefois, du moment que cela se limite à un simple foulard sur la tête, je ne vois pas en quoi le port du voile serait une atteinte aux lois de la république. Dans ce cas-là alors il faudrait, selon cette mentalité, interdire également aux prêtres et aux évêques le port de la soutane et de la croix ainsi qu’aux religieux et religieuses le port de leurs vêtements spécifiques. Le problème de la laïcité à la française, c’est qu’au lieu de vouloir bâtir une nation où chacun puisse vivre sa foi en toute liberté, ces principaux défenseurs cherchent à créer une société où le religion a totalement disparue de la sphère publique et est cantonné à rester une sorte d’opinion personnelle. Je pense qu’une telle vision de la laïcité ne peut en rien combattre le fanatisme religieux et qu’au contraire, elle l’encourage d’une certaine manière. Ce n’est pas la religion de l’autre qui génère des tensions et des conflits mais mon obstination dans la peur et la haine de la différence ainsi que mon refus de m’ouvrir à lui. La laïcité devrait permettre à chacun et à chacune de vivre sa foi en paix avec autrui et combattre la haine et la peur de la différence. Pour finir sur la laïcité, je pense également qu’il est plus qu’urgent que la France reconnaisse enfin ses racines chrétiennes. Cela serait déjà un grand pas en avant vers la construction d’une société où nul n’a à avoir peur en raison de sa foi.

    Pour ce qui est de la place de la femme au sein de l’Islam, il est vrai que sous certains régimes islamistes ( pas tous heureusement ) qui suivent une certaine application des lois de l’Islam, la femme est dévaluer. Toutefois, je pense que faire l’amalgame entre ces régimes et la situation en France est quelque chose d’extrêmement dangereux qui peut encourager une certaine radicalisation. Je mettrai un lien vers une vidéo en fin de commentaire mais il ne faut pas oublier que cela n’est pas le même cas pour toutes les femmes au sein de l’Islam et que certaines d’entre elles ont choisi de porter le voile, et ne le vive donc pas comme une contrainte. Pour finir sur cette question, je pense qu’il faudrait d’abord qu’on commence par combattre une certaine image de la femme prônée au sein de notre civilisation capitaliste et consumériste, et notamment au travers de la publicité, qui est celle d’un objet ayant pour but de satisfaire les pulsions et les fantasmes des hommes. Une image que la plupart des groupes soi-disant féministes occidentaux défendent.

    Pour finir avec cette vidéo je vais conclure en revenant sur Élisabeth Levy en personne. Pour moi, qu’on soit d’accord ou non avec ses idées, cette femme fait partie de celles et ceux qui, au lieu de défendre leurs idées comme ils le prétendent, ne font que s’auto-discréditer. En effet, à force d’être trop péremptoire, de vouloir absolument convaincre et avoir le dernier mot, à chacune de ces interventions ( sur le net ou à la télé ), elle finit par tomber dans une crise d’hystérie et par sortir, sur le coup de la colère, des propos tout simplement ridicules. Elle finit par se ridiculiser elle-même et elle ridiculise ses propos et les idées qu’elle prétend défendre. Et cela vaut pour toutes les personnes qui agissent ainsi peu importe leurs idées ( comme par exemple une certaine Caroline Fourrest ). Je vais maintenant conclure avec une citation de l’odieux connard ( non sans que je l’ai légèrement modifiée ) : « Quand on milite n’importe comment sans faire attention et sans se soucier de l’efficacité, cela permet aux idées et à celles et ceux que l’on prétend combattre d’avancer. ».

    Passons maintenant au cas de sa vidéo sur la pensée 68. Depuis le début de Mes chers contemporains, Usul n’a jamais caché son admiration pour mai 68, considérant même qu’il est possible qu’un tel mouvement contestataire puisse de nouveau avoir lieu. Toutefois, je rejoint l’avis de Jean-Claude Michéa qui est que, malgré les intentions qui peut y avoir derrière, les slogans et les idéaux de mai 68 ont été repris de manière subtile par les chiens de garde du capitalisme. Il est interdit d’interdire ? Dans ce cas, il est interdit d’interdire à un patron de maltraiter ses employés ou à une multinationale de faire du profit par n’importe quel moyen, peu importe les conséquences. De même qu’il serait interdit d’interdire toute action qui serait néfaste au climat, à l’environnement ou à l’atmosphère. Il serait donc également interdit d’interdire l’illusion d’une jouissance sans entrave au moyen du consumérisme ou celle d’un monde qui devrait se plier à nos désirs. Sur ce point, je rejoint Jean-Claude Michéa et suis en désaccord avec Usul.

    Toutefois, je rejoins Usul dans la défenses qu’il fait de la sociologie face à l’attitude de nos hommes politiques qui prétendent comme quoi il s’agirait d’un moyen d’excuser l’inexcusable. La sociologie est une sens noble qui mérite d’être défendue. Il en va de même pour les historiens qui, en remettant en cause l’histoire officielle, ne remette pas en cause leur appartenance à un pays ( comme le prétend un certain Bruno le Maire ) mais uniquement à chercher la vérité et, grâce à la connaissance d’où nous venons, à savoir où nous allons et comment bâtir un avenir meilleur pour toutes et tous. Bien sûr ce n’est pas le cas de tous les historiens et certains servent en réalité des opinions politiques ou des idéologies. Mais néanmoins, ce travail est nécessaire et il en va de même pour la sociologie. Chercher les causes de l’expansion du djihadisme et du succès que rencontre, malheureusement, l’endoctrinement à ce dernier, ne veut pas dire excuser les djihadistes ainsi que les différents attentats commis, mais uniquement à chercher les causes afin de mieux arrêter le mal à la racine. Il en va de même pour l’Histoire, chercher les causes du djihadisme moderne dans l’histoire est un travail important et obligatoire pour trouver les causes de son expansion et pour ainsi trouver les solutions nécessaires pour l’arrêter. Par exemple, au lendemain des attentats à Charlie Hebdo, on a mis cela sur le compte d’un combat pour la liberté d’expression. Toutefois, on peut trouver d’autres explication qui, toutefois, ne justifie en rien ces horreurs. 1 : le fait d’avoir caricaturer de manière insultante le prophète Mohammed ( certains caricaturent le prophète sans être offensants ). 2 : avoir provoquer ouvertement les terroristes. Je ne suis pas en train de justifier les attentats qui sont inexcusables. Je cherche seulement des explications. La sociologie, comme l’étude de l’Histoire, peut nous aider à réfléchir sur les causes de la situation actuelle, en dehors de la propagande mainstream qui ne nous aide en aucun cas à voir quelles en sont les causes ( pour cette dernière, les terroristes nous attaqueraient car nous serions la civilisation dans laquelle on profite des plaisirs de la vie tels que l’alcool, le sport, la nourriture ou même le sexe ).

    Voilà pour ce qui est de la pensée 68. J’aimerais maintenant revenir sur la place donnée par Usul à internet qu’il voit comme une chance pour la démocratie. Il est vrai, comme il est écrit dans cet article, que tous n’est pas rose non plus et qu’internet apporte également son lot de mauvais côtés ( présence des djihadistes, de sectes, de groupuscules politiques dangereux et j’en passe ). Toutefois, je pense personnellement que, comme la technologie, le problème ne vient pas d’internet en lui-même mais de l’incapacité de l’Homme à s’en servir pour faire le bien. L’Histoire regorge d’avancées technologiques qui, alors que leurs créateurs souhaitaient agir pour le bien de l’Humanité, ont fini par tomber entre les mains de personnes sans scrupules qui s’en sont servis à des fins mauvaises. Il en va de même pour l’avancée technologique du moment qui nous menace toutes et tous, l’intelligence artificielle. Même si c’est un travail de longue haleine, je pense qu’il est important, peu importe les manières dont elle est effectué, qu’une éducation de l’Homme quand à sa manière d’utiliser la technologie et à ses limites doit être effectuée ( à voir sur le sujet : « Le château dans le ciel » de Hayao Miyazaki ; « Steamboy » de Katsuhiro Ōtomo et, bien sûr, « Matrix » des Wachowski ). Mais utilisé à bon escient, internet peut être quelque chose d’enrichissant et de bon pour le bien commun. Comme l’émergence d’une nouvelle forme de presse comme le Comptoir.

    Pour conclure ce long commentaire, je tiens à revenir sur ce que je disais au tout début. Même si il y a plusieurs sur lesquels je suis en désaccord avec Usul ( le plus important d’entre-eux étant le fait que je ne suis pas marxiste ), je suis quand même reconnaissant envers lui pour plusieurs raisons. Premièrement, à l’époque où il était chroniqueur pour jeuxvideo.com, il a permis, avec d’autres YouTubeurs ( collectif Nesblog auquel il appartient toujours ) de donner une nouvelle image du jeu vidéo. Cela est très important pour un gamer comme moi. Longtemps considérer comme une sorte de passe-temps stupides pour gamins, le jeu vidéo commence peu à peu à être considérer, à défaut d’être un art, comme un mode d’expression à part entière au même titre que le cinéma ou la bande dessinée. Et ce changement dans le paysage vidéo-ludique, Usul y a participé, à sa manière, en traitant le jeu vidéo de manière sérieuse. Deuxièmement, comme je l’ai déjà écrit, Usul m’a permis de découvrir tout un tas de penseurs et d’intellectuels dont je n’avais jamais entendu parler comme Bernard Friot, Frantz Fanon, Noam Chomsky et tant d’autres, ce qui m’a permis de me forger une pensée politique. Troisièmement, Usul fait partie de celles et ceux qui m’ont rassuré sur mon choix de vie de regarder le moins possible la télé. Enfin, et cela est très important, Usul a contribué à l’apparition d’une nouvelle génération de YouTubeurs engagés, peu importe leurs idéologies ou leurs opinions, qui, il y a quelques années, n’aurait pas pu voir le jour. Je vous mettrai des liens à la toute fin du commentaire. Je vous laisserai également le lien d’une page Facebook qui regroupe des fans de « Mes chers contemporains » et dont le but est d’entretenir le débat et la réflexion commencés et voulus par Usul.

    En vous remerciant également d’avoir bien voulu lire ce commentaire jusqu’au bout, et en vous remerciant pour cet article consacré à Usul, je souhaite une excellente fin de journée ainsi qu’une excellente continuation avec le Comptoir 😉 .

    https://www.youtube.com/channel/UCVeMw72tepFl1Zt5fvf9QKQ

    https://www.youtube.com/channel/UC9hHeywcPBnLglqnQRaNShQ

    https://www.youtube.com/user/LeStagirite

    https://mrmondialisation.org/et-si-la-generation-y-des-18-35-ans-changeait-le-monde/

    https://mrmondialisation.org/comment-et-pourquoi-le-pouvoir-sattaque-a-la-sociologie/

    http://www.penseesdemonrecif.org/pensees-en-l-air/58-la-salaire-a-vie-un-idee-a-re-decouvrir

    https://fr-fr.facebook.com/pages/Mes-chers-contemporains-fan-page/279021478943825

  4. Usul est un trentenaire triste qui se prend pour un « papi » de l’internet, deja paye ton symbole.. A force de vouloir passer pour un vieux sage, il a développé une sénilité très précoce. Crédibilité zéro.

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