Shots et pop-corns

Les shots du Comptoir – Juillet 2019

Au Comptoir, nous lisons. Un peu, beaucoup, passionnément. Contre la dictature de l’instant, contre l’agitation de l’Internet et des écrans, contre la péremption annoncée et la critique avortée. Sans limite de genre ni de style, de l’essai au théâtre en passant par l’autobiographie ou le roman, nous faisons le pari du temps long, de l’éternelle monotonie des pages, des jouissances de l’histoire qu’on ne peut lâcher. Parce que « le savoir est une arme », nous mettons ici, à votre disposition, les recensions des livres qui nous ont marqués ces derniers temps. Pour vous donner, à tout le moins, l’envie d’aller feuilleter dans ces univers qui nous ont séparés du commun des mortels le temps de quelques chapitres.

Anarchisme et peuples indigènes [1]

lanarcho-indigenisme-218x400Voilà bien longtemps que les théoriciens de l’anarchisme – au moins depuis Kropotkine au 19e siècle – ont souligné qu’une société libertaire pourrait s’inspirer de certaines pratiques des populations autochtones du monde, que ce soit en termes d’organisation sociale et politique ou en matière d’écologie. Au contact de ces populations, tout un pan de l’anthropologie contemporaine s’est même explicitement revendiqué de l’anarchisme: Pierre Clastres, James Scott ou encore David Graeber, pour n’en mentionner que quelques uns. Plus récemment, l’anarcho-primitivisme s’est développé en faisant l’éloge des sociétés de chasseurs-cueilleurs et en déplorant les effets destructeurs de la révolution néolithique. Mais jusqu’alors, ce furent avant tout des intellectuels ou des militants occidentaux qui adoptaient un certain discours sur les peuples autochtones.

À cet égard, la grande originalité du petit livre sur l’anarcho-indigénisme publié par les éditions québécoises Lux est de donner la parole, dans le cadre d’interviews, à plusieurs personnalités issues des « Premières Nations » du Canada et des États-Unis se revendiquant à divers degrés de la tradition anarchiste, ou tout au moins désireux d’établir des ponts entre les luttes autochtones et les idéaux libertaires. Au fil des pages, l’on découvrira donc avec plaisir les réflexions, tantôt plutôt académiques et tantôt issues des luttes de terrain – notamment contre des grands projets d’infrastructures – de militants et d’universitaires amérindiens. Premier ouvrage de cette teneur publié en français à notre connaissance, on ne saurait que trop en recommander la lecture.

Pierre Madelin

Héliogabale, l’Anarchiste Couronné [2]

Neuf ans après la publication de l’Ombilic des Limbes (1925), Antonin Artaud fait siens la vie et la pensée d’Héliogabale, scandaleux prince syrien d’Emèse né dans une dynastie matriarcale. Prêtre du culte solaire d’Elagabal, où l’érotisme est indissolublement lié au sacré, il est pour Artaud le « Saint Louis de la Croisade du Sexe« . Héliogabale, qui s’identifie au dieu solaire syrien dont il prend le nom, arrive à Rome triomphant au printemps 218, le premier jour des ides de Mars, au cœur d’un déchaînement sensuel et festif à travers les Balkans. Traînant derrière son cortège de disciples châtrés de la Mère des Dieux, de taureaux et de jeunes filles au seins nus un phallus de deux tonnes, Héliogabale est le paroxysme même d’une subversion systématique. Fasciné par le mythe de Vénus et de Pâris, il emprunte solennellement les traits de la déesse, couvert de pierreries et de bijoux, et troque sa toge romaine contre la pourpre phénicienne.

Suscitant l’indignation des patriciens, l’empereur métamorphe invite des estropiés à sa table, s’habille en prostituée et se vend pour quarante sous à la porte des églises chrétiennes. Il déflore la vestale consacrée et veut établir dans chaque ville un préfet chargé de corrompre la jeunesse après s’être personnellement assuré de ses compétences. Dans son sillage, « le bien, le mal, le sang, le sperme » se mêlent. Au Sénat, il remplace les hommes, ces « esclaves en toges » par des femmes. S’il s’agit là de l’affront suprême pour le patriarcat romain, il était simplement question de rétablir l’équilibre naturel selon la « religion des menstrues » dont provient Héliogabale. En effet, « c’est à la femme, la première née, la première venue dans l’ordre cosmique, qu’il revient de faire les lois » écrit Artaud qui devient lui-même un avatar moderne de l’agitateur en l’incorporant, pris entre son désir pour le masculin et son idéalisation du féminin. Héliogabale, anarchiste couronné, incarne l’insurrection dionysiaque contre la civilisation apollinienne dont parlera Georges Bataille, pour mieux laisser s’épanouir la nature dans l’excès de sa splendeur brutale. Et si les historiens romains le considèrent comme un incompétent, la merveilleuse aptitude au désordre d’Héliogabale est sous-tendue par un élan métaphysique vers l’Un tout néoplatonicien selon Artaud – il régna d’ailleurs (peu) au temps de Plotin. Car « avoir le sens de l’unité profonde des choses » par-delà l’apparence de leur multiplicité, « c’est avoir le sens de l’anarchie et de l’effort à faire pour réduire les choses en les ramenant à l’unité.« 

Daenera Luna

La guerre des idéologies [3]

Mais de quel bord est David Desgouilles ?! Pour certains, le doute n’est pas permis : ses chroniques régulières dans Causeur et Le Figaro le condamnent définitivement à la droite, voire à l’extrême droite pour les moins malins. Pour d’autres, à l’image d’un Eric Zemmour, parce que Desgouilles se refuse au fantasme de l’identité ou à la réaction, il est forcément de gauche. Comment s’y retrouver ?

Dans son dernier roman, Leurs Guerres perdues, Desgouilles nous donne quelques pistes. En nous replongeant dans les vingt-cinq dernières années de la vie politique française, armé de connaissances précieuses, de force détails et anecdotes, il nous rappelle les trahisons, les ralliements, les déceptions, de la part de la gauche comme de la droite. Car ses personnages sont, somme toute, à l’image de l’auteur, qui semble revivre à travers eux sa propre jeunesse – ou celle qu’il aurait aimé vivre, on ne sait. On suit donc Sandrine Deprayssac, Nicolas et Sébastien Simonetti dans leurs premières aventures politiques, rythmées par les meetings, les élections, les universités d’été des partis… Du côté du RPR, pour la jeune Deprayssac, dont le cœur bat pour Seguin et Pasqua. Du côté du Parti socialiste, pour les deux frères Simonetti, bien que rapidement en désaccord avec la ligne du parti. Le premier rejoindra le camp de Chevènement, le deuxième… le Front national. Car finalement, les personnages de Desgouilles ont davantage de convictions que d’étiquette, ils vibrent pour le gaullisme, pour le souverainisme, contre les diktats de l’Union européenne. Pour ces « républicains des deux rives« , chaque abandon de la souveraineté française est un déchirement : Maastricht, le traité constitutionnel européen, sont autant de combats à mener… et finalement autant d’échecs.

Sur cette scène politique grandiose sont également convoqués Chirac, Mitterrand, Séguin, Pasqua, Rocard, Chevènement, Juppé, Villiers, Sarkozy, Le Pen, Philippot… On pourrait se croire au théâtre, sauf que c’est la réalité, et que celle-ci dépasse toujours mille fois la fiction. Leurs Guerres perdues est, in fine, le récit d’un bouleversement : celui de la fin du clivage gauche-droite, entérinée par la destruction en vol des deux partis omniprésents dans la scène politique, UMP et PS, depuis l’arrivée au pouvoir de l’extrême-centre macronien. En 2019, il est certain que le camp souverainiste est bien peu de chose face au libéralisme triomphant de l’époque. Mais la grogne est là, de moins en moins sourde, de plus en plus souvent matée. Combien de temps encore la chape de plomb à visage progressiste tiendra-t-elle encore ?

Ludivine Bénard

Un diable sans envergure qui a du style [4]

La littérature russe du début du XXe siècle regorge d’ouvrages à redécouvrir avec délectation. Un démon de petite envergure ambitionne de croquer avec cruauté les travers des petits Rastignac de province qui tueraient père et mère pour gravir la moitié d’un échelon d’une échelle pourrie.

Perodonov est professeur sans envergure mais à l’ambition redoutable : cynique, mesquin, arriviste, sa seule présence au monde finit par contaminer l’air qu’on respire. Et son âme sèche, inapte à la vie même, est dépeinte dans un style enlevé et profond que l’on admire de la première à la dernière ligne.

Marion Messina

De la flotte, de la guerre et des femmes [5]

Le livre de l’eau est l’un des 8 livres écrit par Edouard Limonov en prison durant sa captivité de 2002 à 2003. Les livres de Limonov des deux dernières décennies ont été peu traduits en français (à l’exception notable de Mes prisons), et Le livre de l’eau fait découvrir aux lecteurs francophones un nouveau Limonov.

Limonov n’a jamais eu de mal à se renouveler. Depuis Limonov, d’Emmanuel Carrère, sa biographie est pour ainsi dire figée : petit voyou de la banlieue ouvrière de Kharkov (Ukraine) durant son adolescence, il s’acoquine avec la bohème littéraire du centre-ville. Convaincu de sa vocation de poète, il déménage à Moscou, fréquente les cercles d’artistes dissidents, et gagne sa vie comme tailleur. En 1974, il quitte Moscou pour les États-Unis avec sa seconde femme, Elena Schapova, et se fait déchoir de sa nationalité soviétique. Il connaît alors le revers du rêve américain, et raconte sa désillusion dans son roman le plus célèbre, Le poète russe préfère les grands nègres. C’est à Paris, aux éditions Ramsay, qu’il trouve preneur pour son manuscrit, et qu’il accède enfin à une notoriété littéraire. Il y déménage en 1980 et collabore à L’Humanité, au Choc du mois, et surtout à L’Idiot International. Au début des années 1990, il s’engage au côté des Serbes dans les guerres des Balkans. Cette prise de position sulfureuse le marginalise en France et il tombe dans l’oubli. Il fonde alors le Parti National Bolchévique, avec Alexandre Douguine, et devient une figure de l’opposition russe. En 2001, il est arrêté au motif qu’il fomenterait un coup d’état au Kazakhstan – ce qu’il nie.

Édouard Limonov, dans tous ses livres, parle essentiellement de lui, et le Livre de l’eau n’échappe pas à la règle. L’ouvrage se divise en huit parties : « Mers », « Fleuves et rivières », « Fontaines », « Saunas et banias » etc., relatant, dans chaque chapitre, ses expériences liées à un plan d’eau. Ainsi, un chapitre de la section « Fleuves et rivières » est consacré au quai de l’île de la Cité, où, dans les années 1980, les femmes bronzaient alors topless, et un chapitre de la section « Fontaines », à la fontaine des Innocents, lieu d’un énième malentendu avec sa troisième femme. Limonov décrit aussi ses frasques vénitiennes, et moult anecdotes survenues sur les deux côtes des États-Unis. Mais les récits les plus intéressants et les plus forts se déroulent dans la Fédération de Russie, les Balkans, et l’ex-Union soviétique des années 1990. Limonov nous transporte de l’Abkhazie de l’aout 1992, qui vient de chasser une invention géorgienne, et où les kakis pourrissent dans les vergers, aux saunas sibériens, dans lesquels, chef de parti en visite, il rencontre les nouveaux hommes forts de la Russie. En passant par les bains de Lessossibirsk, où il boit jusqu’à en tomber avec un colonel local et les lacs du Kazakhstan où le chef de parti emmène ses militants, aux côtés de rebelles locaux, dans ce qui ressemble fort à des sessions d’entrainement paramilitaire.

Limonov, de son propre aveu, a deux obsessions, « la guerre et les femmes ». On découvre avec Le livre de l’eau qu’il aborde mieux la première que la seconde.

Emmanuel Casajus

L’écologie est d’abord humaine [6]

À en croire les Verts, dont le seul nom semble suffire à leur conférer la qualité d’écologiste, l’écologie serait compatible avec le marché et il serait finalement tout à fait possible de poursuivre la croissance – mais cette fois-ci « verte » – tout en parvenant à stopper la dégradation de la planète, sans rien changer à nos modes de vie.

Certains d’entre eux ont pourtant sûrement lu André Gorz, pionnier de l’idée d’éco-socialisme, qui développe dans Éloge du suffisant une philosophie en opposition avec cette gestion technocratique de l’environnement, qui transforme toujours plus le milieu naturel – « l’environnement » – en une abstraction étrangère à l’homme. Et pour Gorz, la question de l’écologie est d’abord une question humaine, en particulier de tension entre liberté et nécessité pour aller vers l’autonomie.
Le milieu naturel était le « monde vécu » dans lequel l’homme trouvait spontanément un monde sensible, intelligible, à sa mesure, dans lequel il était libre d’exercer sa volonté et d’agir tout en pouvant mesurer la conséquence de ses actes. En interaction avec ce milieu naturel par le travail en utilisant ses ressources, celui-ci était une négociation entre un niveau de satisfaction des besoins et l’effort suffisant à consentir pour l’obtenir, limitant naturellement l’impact des activités humaines sur le milieu naturel.

Or, la révolution industrielle a entraîné le déplacement vers le monde artificiel de la fabrique, qui a engendré la création autour d’elle d’une infrastructure technique d’habitation et de transport lui permettant de fonctionner et devenue nécessaire pour la vie quotidienne. Le développement du capitalisme et la nécessité de mettre en valeur le capital et de faire croître sans cesse la production pour augmenter les profits ont dépossédé l’homme de la maîtrise de son travail, et imposé une quantité de travail nécessaire et une consommation de ressources sans rapport avec celles suffisantes pour satisfaire les besoins humains.

Cette notion de suffisant est celle que doit retrouver l’homme pour préserver le milieu naturel où il peut s’épanouir. Reste à construire politiquement les nouvelles modalités pour y parvenir.

Thomas Milan

L’art contre la bourgeoisie [7]

60443515_10218141110214914_8774082594716254208_nLes excellentes éditions Allia sont une mine d’or en matière d’ouvrages de petite taille, inédits, abordables et de belle tenue. C’est le cas de cette conférence de Karel Teige donnée en 1935, qui aborde les rapports tenus entretenus entre l’art et le marché – et partant la société dans son ensemble.

Tour à tour « historien d’art et critique, poète et écrivain, peintre et graphiste », ce dernier tient une place importante dans l’histoire de l’entre-deux-guerres en Tchécoslovaquie. Partisan de l’avant-gardisme en art – dont on connait les impasses aujourd’hui –, proche des surréalistes, on perçoit dès les premières pages de cet opuscule qu’il dénote par un phrasé d’un marxisme scrupuleux, presque orthodoxe. De cette idéologie assumée nait cependant une analyse qui, en dépit d’exagérations déterministes (comme celle d’un progrès en art) ou de propos désuets (valorisations d’un « art de parti« ), mérite lecture.

Il affirme ainsi que ce que l’on nomme « art bourgeois » est une contradiction en soi. Certes, l’art moderne a pu être le fait de bourgeois au sens de classe sociale, mais en réalité l’on remarque très vite que les artistes, depuis la libération de l’art des carcans pré-modernes (l’Église, l’État), subissent un appauvrissement phénoménal à partir du moment où ils veulent mettre en pratique la promesse moderne d’un art véritablement libre.

En effet, la liberté sournoise de la bourgeoisie consiste en réalité à mettre les artistes sous la tutelle d’un nouveau tyran : le marché, composé de bourgeois dépourvus bien souvent de culture esthétique. Témoignage de leur mépris à l’égard des valeurs spirituelles, les œuvres deviennent ainsi des marchandises comme les autres, appréciées selon les mêmes critères que de vulgaires morceaux de sucre – nombre d’exemplaires vendus, prix aux enchères, places remplies au théâtre, etc. La quantité devenant gage de qualité.

L’art bourgeois « véritablement grand« , dit-il, n’est ainsi que celui de la bourgeoisie qui n’a pas encore les leviers de la domination. À partir de la révolution française, la « période esthétique » de la bourgeoisie s’efface au profit d’une relation à l’art typiquement bourgeoise, à savoir « prosaïque, pratique et utilitaire« . Et c’est donc ainsi que les courants artistiques, les œuvres ayant véritablement compté depuis, selon lui, proviennent de milieux opposés à l’idéologie officielle de cette classe sociale. Hormis exceptions, dit-il, le reste n’a produit que du non-art officiel, de l’académisme ou du kitsch.

C’est à cette même période que le mot d’ordre lancé par Théophile Gautier, « l’art pour l’art« , prend tout son sens. Un propos au devenir bien malheureux, tantôt péjoratif, tantôt légitimant un académisme sclérosé, dont il rappelle qu’il ne désignait qu’une chose : le désir d’un art libre, aimé pour lui-même « comme dans l’amour l’objet aimé est aimé pour lui-même« .

Traduction de l’écart grandissant entre les valeurs prônées par un tel art, et la société capitaliste, il en déduit cependant que tout art désirant demeurer art devra tôt ou tard s’opposer à cette société qui lui est en tout point contradictoire. Tel fut le romantisme de la révolte, tel sera, selon lui un art révolutionnaire, qui devra se charger d’étendre à la société toute entière cet empire de la liberté qui est le propre du monde de l’art. Un projet romantique révolutionnaire que les situationnistes se chargeront de maximaliser en voulant faire de la vie elle-même une œuvre d’art.

Galaad Wilgos

Les théories du complot, une pensée hyperrationnelle [8]

« Oh, encore un livre sur le complotisme ! », OUI, mais NON ! Armé de certains outils critiques dont ne dispose pas une grande partie des inlassables contempteurs du complotisme – le genre social-libéral, un peu centre-gauche un peu centre-droit, que l’on retrouvera sur conspiracywatch.info – Sébastien Chonavey analyse ici les ressorts de la pensée complotiste en radical.

Car le conspirationnisme, ce n’est pas seulement délirer sur les origines d’un événement humain, c’est aussi une pensée profondément moderne qui consiste à surrationaliser jusqu’à l’absurde, mêlant rationnel et irrationnel pour arriver à une étrange synthèse d’archaïque et d’hypermoderne. On peut ainsi utiliser des moyens (pseudo-)scientifiques pour tomber dans l’occultisme, se mettre sous la couverture de la raison pour mieux conforter un désir pathologique d’explications simplistes ou défendre une vision du monde surnaturelle.

À cela s’ajoute un facteur décisif, trop souvent oublié : la vie quotidienne dans un monde capitaliste globalisé. Dans celui-ci, le narcissisme de masse culmine au sein de réseaux sociaux où le complotisme devient un outil de distinction sociale – « MOI je sais, MOI je suis informé ». À cela s’ajoute une autre réalité, favorable au développement de ce type de pensée : la globalisation.

Celle-ci, en cumulant les acteurs (la fameuse « gouvernance » tant utilisée par l’Union européenne), rend la réalité toujours moins lisible. Cette situation, voulue, créé un monde où il est toujours plus compliqué de trouver des causes à des problèmes, et donc aussi de désigner des adversaires. Ce système toujours plus opaque, tout en vantant la transparence, rend toute critique systémique toujours plus difficile – et l’on voit au passage que bien des libéraux critiquent le complotisme afin de défendre toute remise en question du système dans sa totalité.

Tout ceci est expliqué dans ce premier livre d’un auteur belge, qui travaille par ailleurs comme professeur dans diverses institutions pour vivre et financer ses études universitaires.

G. W.

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