Société

Ahmed-Danyal Arif : « Le commerce était le pilier de la vie arabe »

Ahmed-Danyal Arif est un économiste ayant exercé un temps diverses fonctions au sein de l’administration fiscale. Suite à un premier essai visant à présenter le système économique islamique, « L’Islam et le Capitalisme : pour une justice économique » (L’Harmattan, 2016), il démontre, dans son dernier ouvrage, « Histoire économique du monde islamique« , comment ce système s’est matérialisé dans la pratique à travers l’histoire.

Le Comptoir : Vous expliquez au début de votre ouvrage le vide qui entoure l’étude de l’histoire économique du monde islamique, en France en particulier. Qu’est-ce qui explique selon vous cette situation ?

Ahmed-Danyal Arif : Le vide dont je fais mention est la thèse du « grand vide » mise en exergue par l’économiste J. A. Schumpeter dans son ouvrage intitulé Histoire de l’analyse économique. Cette thèse énonce qu’il n’y a pas eu d’émulation en matière de pensée économique entre la pensée des Grecs (Ve siècle avant J.-C.) et la pensée scholastique médiévale (XIIIe siècle). La plupart des historiens de la pensée économique qui vont lui succéder vont reprendre mot pour mot cette thèse et, ainsi, rompre brutalement la chaîne de l’histoire en tirant d’un trait de plume plus de cinq siècles de pensée économique en terres d’Islam. Il dit en l’espèce : « Pour ce qui concerne notre sujet, nous pouvons sans crainte franchir d’un bond [de] cinq cents ans, jusqu’à l’époque de saint Thomas d’Aquin (1225-1274), dont la Summa Théologiqua est à l’histoire de la pensée ce que la flèche sud-ouest de la cathédrale de Chartres est à l’histoire de l’architecture. » (Histoire de l’analyse économique, tome 1, 1983, p. 115)

Je tiens tout de même à rendre justice aux auteurs qui mentionnent explicitement les auteurs arabo-musulmans dans leurs écrits respectifs. Je pense notamment à Omar Akalay, Ramón Verrier, voire Jacques Généreux. Sans compter les nombreux auteurs de ces dernières années qui ont énormément fait avancer le champ de l’histoire économique du monde islamique : Maurice Lombard, Claude Cahen, Abraham L. Udovitch, Andrew S. Ehrenkreutz, Michael G. Morony, Maya Shatzmiller, Alan Walmsley, Hugh N. Kennedy, Denis Genequand, etc.

Pour revenir à la thèse du « grand vide », la première explication possible est celle de l’ignorance pure et simple. Cependant, il semble exagéré d’avancer que Schumpeter n’ait pas eu connaissance de certains textes arabes. En effet, il mentionne explicitement la méditation sémite (arabe avec Avicenne et Averroès, ainsi que juive avec Maimonide), dont a clairement bénéficié la scolastique occidentale. D’autre part, Schumpeter ne cite la médiation arabe que pour mieux la rejeter : « L’interprétation arabe était inacceptable, pour les docteurs scolastiques, en certaines questions d’épistémologie comme de théologie » (ibid., p. 132-133). On ne peut donc non plus imputer le silence de Schumpeter à une méconnaissance ou à un défaut de transmission dans le temps et dans l’espace du savoir de l’Islam.

En outre, l’insuffisante prise en considération de l’histoire et de la pensée économique de l’Islam pourrait s’expliquer par son « absence d’originalité ». En tant qu’héritiers des Grecs, les auteurs arabo-musulmans n’auraient pas fait fructifier l’héritage. Ernest Renan disait par exemple dans la préface d’un ouvrage intitulé Averroès et l’Averroïsme (1852), que la philosophie chez les sémites n’a été qu’un emprunt extérieur sans grande fécondité, et une imitation de la philosophie grecque.

« La plupart des historiens de la pensée économique qui vont succéder à Schumpeter vont reprendre mot pour mot sa thèse et, ainsi, rompre brutalement la chaîne de l’histoire en tirant d’un trait de plume plus de cinq siècles de pensée économique en terres d’Islam. »

Il n’est pas tout à fait faux de dire que les auteurs arabo-musulmans ont repris des thèmes du savoir hellène. Je pense notamment au calife abbasside Al-Ma’mun (813-833), qui va inaugurer une véritable politique de traduction du grec, ainsi que du pehlevi, en arabe à Bagdad en fondant la Dar al-Hikma (« Maisons de la Sagesse »). Les thèmes repris seront nombreux : la réprobation de la richesse excessive (Platon/Miskawayh, Ibn Taymiyya), la justice dans l’échange et la société du juste milieu (Aristote/Miskawayh), l’organisation de la société idéale (Platon/Al-Farabi), la condamnation de l’intérêt (Aristote/tous les auteurs), et bien d’autres.

Cependant, cette explication ne tient pas non plus. Quand bien même la contribution de l’Islam se serait bornée à cette seule fonction de médiation, sans elle, la pensée scolastique, mercantiliste puis classique aurait-elle connu l’essor dont elle a fait preuve ? Ce raccourci fait fi d’une règle d’or dans la vérification d’une théorie historique : celle de considérer les événements de l’histoire comme une chaîne. Ensuite, la deuxième question qui se pose est de savoir si l’Islam n’a fait que recueillir, ou pas, l’héritage grec sans l’enrichir d’apports nouveaux. Il faut savoir que les structures économiques et les relations commerciales entre groupes différents sont des facteurs qui conditionnent la pensée et la réflexion économique. Or, la cité grecque ancienne avait peu de relations commerciales avec le reste du monde, tandis que les pays d’Islam ont fait l’objet de flux d’échanges gigantesques. Cet argument, en fait, accrédite la thèse de l’ethnocentrisme européen de Renan. En 1957 déjà, George-Henri Bousquet disait dans un article intitulé « L’économie politique non européano-chrétienne », que l’on trop souvent pris l’habitude de considérer que le développement de la civilisation et de la pensée humaine a uniquement eu lieu chez les européens (à travers l’antiquité et par l’intermédiaire du christianisme).

Les chefs religieux semblent être très investis dans l’activité économique de l’Arabie préislamique. Est-ce que ces derniers ont pu jouer un rôle catalyseur dans le progrès économique de la région ?

Assurément. La région qui va se démarquer de l’énorme quadrilatère qu’est l’Arabie est celle du Yémen, dont un des premiers États était Ma‘in (aux alentours du 1er millénaire avant J.-C.).

Ma‘in était basé dans la zone continentale fertile, entre Najran et Hadramaout. Jouissant de précipitations régulières, les agriculteurs minéens ont su saisir l’opportunité de l’eau des ruisseaux coulant de la montagne. Leur culture principale était l’encens, une plante aromatique indispensable aux cérémonies officielles et religieuses dans le monde antique. L’encens était si important que les États subséquents du Yémen vont bâtirent leurs richesses, leurs pouvoirs ainsi que leurs liens internationaux, grâce à sa production. Les villes du royaume étaient toutes dotées d’un gouvernement, d’un conseil de gouverneurs, mais aussi d’un dieu, d’un temple et d’une hiérarchie religieuse. Après le roi, le temple était l’institution la plus riche car elle possédait la propriété foncière, le privilège de la perception fiscale, l’accès au travail non rémunéré ainsi que les dons et offrandes perçus à diverses occasions (bonne récolte, rétablissement d’une maladie, défaite d’un ennemi, etc.). Ainsi, l’intérêt commun entre les grands propriétaires fonciers va entraîner la formation d’une sorte d’alliance entre eux, qui, en plus de faire converger leurs intérêts économiques, va leur permettre de conserver le monopole des institutions dirigeantes.

Des conditions similaires se trouvaient dans un autre État contemporain : Hadramaout. Nous savons que sa capitale, Shabwa, comportait environ soixante temples. Ceux-ci montrent que les responsables religieux ont exercé une influence considérable sur les terrains économique et politique. D’ailleurs, les dirigeants hadhramis portaient l’origine le nom de mukarrib, un terme que plusieurs chercheurs croient avoir une connotation religieuse.

La vallée du Wadi Hadramaout, Yémen

Le Prophète Muhammed en tant que dirigeant politique a laissé une grande place à la liberté d’entreprise tout en revendiquant la coopération et la justice pour tous. Comment selon lui la justice économique se réaliserait-elle à travers ces deux principes ?

Tout à fait. Dès le départ, l’Islam, par le biais du Prophète Muhammad, va souligner l’importance du droit de propriété, à l’acquisition d’un revenu légitime, et de laisser la plus grande place à la liberté d’entreprendre.

À son arrivée à Médine par exemple, le Prophète Muhammad va utiliser son expérience et l’expertise des marchands de la ville pour promouvoir le commerce, en invitant aussi bien les migrants que les chrétiens et les juifs à y participer. Cependant, le commerce de l’argent sera interdit. Cette pratique qui était répandue dans la région du Hedjaz, notamment à La Mecque et à Taïf, impliquait des difficultés considérables pour les classes les plus pauvres. À l’opposé de la rémunération de l’épargne par des taux d’intérêt (thésaurisation), l’Islam va préconiser la pénalisation de la richesse « dormante » par un prélèvement social qui portera le nom de zakat. Un surplus de richesse était prélevé sur les possédants qui ne réinvestissaient pas leur épargne dans l’économie réelle, et était distribué aux individus les plus nécessiteux.

« Le Prophète Muhammad va combiner des injonctions contre l’intervention du gouvernement dans la fixation des prix, et l’interdiction du monopole et des délits d’initiés. »

Un autre exemple frappant est le découragement du Prophète Muhammad dans l’administration des prix. À cet égard, il va renverser des conventions économiques qui prévalaient depuis l’époque babylonienne. Pour reprendre l’expression d’Abu Yusuf, le Prophète enjoindra de laisser les prix, qu’ils soient élevés ou bas, « entre les mains de Dieu ». Néanmoins, si les marchands étaient libres de fixer les prix, la concurrence entre eux allait prendre une tournure radicale. En effet, le Prophète Muhammad va combiner des injonctions contre l’intervention du gouvernement dans la fixation des prix, et l’interdiction du monopole et des délits d’initiés. Dans les marchés où les réserves de nourritures étaient aussi précaires que celle de l’Arabie de l’époque, chaque famine offrait la tentation de tirer d’énormes profits d’acheteurs désespérés et prêts à payer n’importe quel prix pour éviter de mourir de faim. Cette pratique, qui portait le nom d’ihtikar, était courante dans l’Arabie préislamique. De plus, une concurrence saine va nécessiter l’interdiction d’autres formes d’exploitation du pouvoir de marché, dont la favorisation de certains concurrents par rapport à d’autres. Un autre pratique qui portait le nom de talaqqi al-jalab est très évocatrice des délits d’initiés. En l’espèce, les marchands qui avaient une connaissance avancée de l’arrivée d’une caravane commerciale, prenaient l’habitude de l’intercepter en chemin pour conclure la transaction avant qu’elle n’atteigne le marché. Le Prophète interdira les marchands d’aller à la rencontre des caravanes avec l’intention d’acheter leurs marchandises à des prix réduits. Par ailleurs, le Coran mettra en exergue un certain nombre de protections pour le consommateur contre les éventuelles malversations du marchand (dénonciation catégorique de l’utilisation de moyens injustes, consentement mutuel nécessaire lors d’une transaction, etc.).

Médine, Arabie

Vous revenez sur la distinction entre l’impôt sur les musulmans (la zakat) et les non-musulmans (la jizya) ; cette dernière étant l’objet de critiques par les historiens. Vous récusez ces critiques. Qu’est-ce qui explique cet impôt sur les non-musulmans ?

Oui, à la vue de certains historiens, cet impôt avait un caractère contestable car il plaçait les non musulmans à un rang inférieur. En fait, pas du tout. La jizya était considérée comme le prix à payer pour les services militaires rendus par les musulmans, dont la population non musulmane était exempte. En effet, chaque musulman était légalement dans l’obligation de servir dans l’armée. Il apparaissait juste dans ce cas, que la population non musulmane partage dans une certaine mesure les dépenses de l’État. Cette différence résidait dans le fait que l’État était tenu d’accomplir certaines tâches, en particulier celles qui concernaient les exigences religieuses des musulmans, et il était considéré comme injuste de faire porter ce fardeau par la population non musulmane. Les fonds de la jizya étaient donc dépensés directement sur les contribuables eux-mêmes, puisque l’État islamique naissant sauvegardait leurs droits en rendant les armées disponibles pour la protection de leurs vies et de leurs biens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le montant de la zakat dont les musulmans était redevables, était bien plus élevé que celui de la jizya.

L’Islam ne spécifiera aucun pourcentage pour la jizya, laissant ouvert son taux ou son montant aux circonstances de chaque région. On note que le Prophète Muhammad a lui-même institué différentes formes et pourcentages pour la jizya parmi les différentes tribus de l’Arabie. Il demandera par exemple aux chrétiens de Najran de payer collectivement chaque année 2 000 châles et quelques autres éléments de nécessité, tandis qu’il était convenu que les habitants du Yémen paieraient en moyenne un dinar par personne pour chaque année. De plus, cet impôt n’était pas applicable à l’ensemble de la population et plusieurs catégories en étaient exemptées. On comptait parmi elles les moines religieux, les femmes, les enfants, les personnes âgées ou incapables de travailler en raison d’un handicap, et tous ceux qui étaient pauvres et dont la situation financière ne leur permettait pas de supporter le fardeau de la jizya. Dans sa collection, plusieurs principes seront pris en considération : la personne redevable de la jizya avait le droit de la payer sous forme d’espèces ou d’offrir des produits équivalant à la même valeur ; pour ce qui est de sa collecte, des instructions strictes seront émises afin qu’il n’y ait pas de traitement sévère et de violences physiques interdites ; enfin, si une personne redevable de l’impôt décédait, le montant était levé et les héritiers du défunt n’étaient pas responsables du paiement de son montant, pas plus qu’il n’était déduit de l’héritage de ces derniers.

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La Palestine a vu plusieurs groupes religieux coexistés

Également sujet à controverses, le concept de dhimmi est selon vous mal compris.

Oui, la question du statut des dhimmis s’inscrit dans la suite de votre précédente question. Pour commencer, de qui s’agissait-il ? Les dhimmis étaient les non musulmans sous la protection du droit musulman. Une alliance avait été conclue avec les populations dont le territoire avait été conquis par les musulmans, qui leur accorderont ce statut pour les protéger. Ces populations comprenaient les juifs, les chrétiens, les sabéens, les zoroastriens, les hindous, etc. Les hommes adultes non musulmans étaient donc tenus de payer la jizya, et en retour l’Islam offrait aux dhimmis non seulement la sécurité de leurs personnes et de leurs biens contre une éventuelle attaque de l’ennemi, mais également la liberté de pratiquer leur religion.

En matière juridique, les citoyens musulmans et non musulmans étaient égaux en termes de droits, mais même dans la pratique, la justice n’était pas laissée de côté. Par exemple, lorsque la tribu juive des Banu Nadir a été condamné à l’exil et qu’un différend a éclaté avec les Ansar (la supporters médinois du Prophète), le Prophète tranchera en faveur des juifs. De même qu’un cas entre un juif et un musulman avait été présenté devant le deuxième calife, ‘Umar. Après avoir trouvé la vérité chez le juif, le calife rejettera le plaidoyer du musulman et rendra un verdict favorable au juif. Il condamnera également des meurtres commis par des musulmans. Même en matière de fonctions civiles, les droits des citoyens non musulmans étaient protégés. Le deuxième calife a par exemple nommé un chrétien nommé Abu Zubayd comme percepteur des recettes d’une région.

Abû Zayd plaide devant le Qadi de Ma’arra (1334).

Suivant l’enseignement et la pratique du Prophète, la défense des droits, la facilité et le confort des citoyens non musulmans seront les préoccupations majeures du calife ‘Umar. Il insistait pour que ses gouverneurs accordent une attention particulière à leur situation, et demandait parfois directement aux dhimmis eux-mêmes s’ils souffraient d’une quelconque injustice ou difficulté. Un des exemples les plus saillants a été rapporté par le juge Abu Yusuf. Alors qu’il patrouillait personnellement dans les rues de Médine pour voir l’état de son peuple, le calife ‘Umar vit un homme âgé et aveugle qui mendiait. Le calife s’approcha de lui et lui demanda : « De quels gens du Livre fais-tu partie ? » Le vieil homme répondit qu’il était juif. Le calife le questionna alors sur ce qui l’avait poussé à la mendicité. Le vieil homme répondit : « Je cherche à avoir de quoi payer la jizya, car je suis vieux et dans le besoin ! » Le calife le conduira alors chez son épouse et ordonnera qu’on lui prépare à manger. Il l’envoya ensuite auprès du trésorier du bait al-mal (Trésor), en lui ordonnant de veiller à ce que l’on prenne en charge cet homme en lui donnant une allocation spécifique pour qu’à l’avenir, ni lui, ni tous ceux qui pouvaient se trouver dans une situation analogue ne paient dorénavant la jizya.

L’expansion des Arabes était selon les historiens que vous citez bien reçue par les populations locales pour des raisons politiques. Vous expliquez toutefois qu’il y avait également des considérations économiques dans cet accueil favorable.

Il y a deux choses à distinguer dans votre question. D’abord les premières conquêtes (Syrie, Iraq, Égypte notamment) ont sans nul doute été des guerres défensives. Il n’y avait pas la volonté d’imposer quoi que ce soit. Une déclaration très représentative du respect des Syriens indigènes à l’égard des musulmans attribue au peuple de Homs leur préférence pour la loi islamique, considérée comme plus juste. De même, les Iraquiens sémites considéraient leurs maîtres iraniens comme des étrangers. Il se sentaient plus proches des musulmans car en tant que chrétiens, ils n’avaient pas été particulièrement favorisés par les partisans du zoroastrisme.

« Les traités commerciaux, qui garantissaient la sécurité des caravanes commerciales, étaient la base de la politique mercantile des marchands arabes. »

La deuxième chose c’est la connaissance qu’avaient les Arabes des économies voisines. Ce point est une certitude. En fait, la localisation stratégique de la péninsule arabique – au milieu de trois continents – l’Europe, l’Asie, l’Afrique – va donner lieu, bien avant l’apparition de la religion nouvelle, à des échanges commerciaux au niveau international. Les traités commerciaux, qui garantissaient la sécurité des caravanes commerciales, étaient la base de la politique mercantile des marchands arabes. Ils entretenaient des relations commerciales avec les trois continents et ressentaient toujours le besoin de rechercher de nouveaux marchés. Le commerce étant le pilier de la vie arabe, son arrêt se traduisait souvent par la misère et la famine. Ils se sont donc efforcés d’améliorer et de maintenir les relations commerciales par tous les moyens possibles. La raison est que la configuration interne regrettable de l’Arabie et le problème de la rareté vont donner une forte impulsion au développement du commerce.

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