Société

Sabrina Debusquat : « Dans les années 1950, la pilule était un outil de maîtrise des populations »

De plus en plus de femmes s’interrogent, à dessein, sur le contraceptif le plus utilisé dans le monde : la pilule. Baisse de libido, prise de poids, sautes d’humeur et ignorance quant aux effets secondaires à long terme… Nombreuses sont les causes qui poussent à douter de “l’avantage” lié à l’utilisation de la pilule par comparaison avec d’autres contraceptifs. À l’occasion de la sortie en version poche de « J’arrête la pilule », une enquête passionnante et bien documentée sur ce contraceptif, nous avons décidé d’interroger son auteur, Sabrina Debusquat, pour mieux comprendre ce qui se cache derrière ce petit concentré de chimie que des millions de femmes avalent tous les jours.

« Ne prenons pas ce qui a été un progrès comme prétexte à ne plus avancer aujourd’hui. »

Le Comptoir : On fait parfois référence à la pilule comme un symbole de la libération sexuelle et de la maîtrise de leurs corps par les femmes. On l’associerait presque à un combat féministe gagné en 1967 avec la promulgation de la loi Neuwirth autorisant la contraception chimique. Pourtant, la lecture de ton livre J’arrête la pilule (Les liens qui libèrent, 2017) nous donne à voir une toute autre version de l’avènement de ce contraceptif. D’ailleurs, comment est née la pilule ?

© Polo Garat

Sabrina Debusquat : En effet, tout le second chapitre de mon enquête est consacré à la naissance de la pilule aux États-Unis dans un contexte de Guerre froide, de science balbutiante et de tensions politiques avec la montée des revendications afro-américaines. Les classes blanches favorisées qui vivaient aux États-Unis dans les années 1950 étaient encore fortement traversées par l’idéologie eugéniste et ce sont des milliardaires américains eugénistes qui ont rendu l’avènement de la pilule possible en finançant les tests scientifiques nécessaires. On apprend alors que ceux qui finançaient la pilule, y compris Margaret Sanger (la féministe qui en a été à l’origine) voyaient en elle un outil de maîtrise des populations, une façon de mettre fin à l’expansion démographique des minorités ethniques qui, selon eux, menaçaient la “pureté de la race”. On pourrait résumer grossièrement en disant que la pilule a été inventée par des riches américains aux idées eugénistes qui y voyaient surtout là un outil politique pour endiguer les masses du Tiers-Monde et de pauvres qui menaçaient, selon eux, l’ordre sociétal. Le bien-être des femmes n’était absolument pas une priorité. D’ailleurs, les femmes qui testaient les premières pilules étaient peu écoutées, de même que toute femme à l’époque était peu écoutée, ou bien moins qu’aujourd’hui. Des femmes sont décédées durant les premiers tests sur la pilule (cinq en tout) et n’ont jamais été autopsiées, de nombreuses autres se plaignant d’effets secondaires importants se voyaient renvoyées dans les cordes. On leur disait que c’était “psychosomatique”.

Bref, si la pilule a par la suite bénéficié à de très nombreuses femmes, il y avait en germe, dès son invention, ce qu’on lui reprocherait soixante ans plus tard, à savoir : ses effets secondaires allant de la simple migraine… à la mort. Comme je l’explique, malgré tous les espoirs louables que portait la pilule, rien n’effacera le fait que la misogynie et le paternalisme de l’époque ont permis de passer outre toutes les mises en garde quant à sa sûreté. Les inventeurs de la pilule ont sciemment choisi de passer sous silence tout ce qui pourrait donner une image négative de leur produit et les considérations politiques et sociales ont achevé d’étouffer tout esprit critique.

La situation française est encore plus particulière puisque la pilule a été légalisée en même temps que l’accès à la contraception. On associe donc, en France, fortement les deux, ce qui n’est pas forcément le cas dans tous les pays. C’est principalement pour cette raison que nous sommes aussi “épidermiques” sur le sujet pilule. La pilule, dans l’imaginaire collectif c’est la contraception et des droits durement acquis donc “pas touche”.

De plus, la pilule a généré une révolution sociale, sociétale et sexuelle. Elle est facile d’utilisation et extrêmement efficace donc forcément, beaucoup ne voient pas pourquoi on la remettrait en question. Enfin, n’oublions pas que nous sommes parmi les pays plus gros producteurs de médicaments et avec une économie fortement marquée par le secteur pharmaceutique, aussi nous avons une vision particulièrement positive du médicament et de la chimie.

« Pour les Français, c’est grâce à la pilule que les femmes n’ont plus des flopées d’enfants. Or, historiquement et démographiquement parlant, c’est faux. »

Toutefois, l’objet de mon livre n’est pas de renier le progrès qu’a pu constituer la pilule, ni même de “juger le passé”, ce qui est toujours ridicule. Le but est de poser sur la table les faits dont nous avons connaissance aujourd’hui et qui dessinent un faisceau important de preuves permettant de penser qu’il est peut-être temps de passer à autre chose si nous ne voulons pas léser durablement notre santé, notre environnement mais également les générations futures. Nous ne savions pas à l’époque tout ce que nous savons aujourd’hui sur les méfaits des perturbateurs endocriniens, c’est ainsi. Mais ne prenons pas ce qui a été un progrès comme prétexte à ne plus avancer aujourd’hui.

Ce n’est pas la première fois que le Capital utilise le corps des femmes pour son profit, on pense par exemple à la gestion “efficace” de l’accouchement ou aux protections féminines. À ceux qui arguent de la “liberté” de ne pas avoir beaucoup d’enfants, tu expliques d’ailleurs que ce n’est pas la pilule qui a réduit le nombre des naissances. Peux-tu revenir là-dessus ?

En effet, à nouveau, l’histoire biaise notre façon d’appréhender le sujet. Pour les Français, c’est grâce à la pilule que les femmes n’ont plus des flopées d’enfants. Or, historiquement et démographiquement parlant, c’est faux. La pilule n’est que la suite d’une histoire contraceptive qui avait commencé bien avant, principalement via le retrait. Comme l’explique le démographe Henri Leridon, spécialiste des questions de fécondité, les méthodes de contraception médicales modernes constituent seulement la « seconde révolution contraceptive ».

Les Français n’ont pas “découvert” la contraception dans les années 1960, la petite révolution apportée par la pilule et le stérilet n’est que la seconde étape d’une évolution commencée au moins deux siècles plus tôt. Aucune femme née après 1870 n’a eu plus de 2,7 enfants (en moyenne), 2,0 après la pilule (et les avortements clandestins ne peuvent pas expliquer une telle baisse de la natalité). Comme l’indique également Margaret Sanger dans ses écrits, les couples aisés de l’époque maîtrisaient déjà la contraception (de manière artisanale, certes) avec le retrait, certaines connaissances rudimentaires du cycle féminin (et sûrement aussi parfois de l’abstinence).

Tout cela n’a pas pour but de dire que tout était au top niveau contraception avant l’arrivée de la pilule mais permet de conscientiser que les couples n’ont pas toujours été dépendants de la médecine ou de l’industrie pharmaceutique pour gérer leur contraception et, surtout, que nous avons une vision exagérée et en décalage avec la réalité de ce qu’a permis la pilule. Oui, la pilule a révolutionné la vie de nombre de femmes, oui elle a eu un rôle important pour modeler la société actuelle mais non, elle n’a pas “tout” changé, n’a pas résolu “tous” les problèmes des femmes et elle cause aujourd’hui d’ailleurs de nombreux problèmes. Tout cela devrait nous inciter à continuer l’aventure plutôt qu’à la limiter à ce qui a été un symbole et figer le présent dans la gloire passée de peur du “retour en arrière”.

« Chaque année en France, 3 162 femmes subiraient un problème de santé grave lié a leur contraception hormonale. »

Aujourd’hui, on découvre presque l’endométriose alors que certains médecins n’hésitaient pas auparavant à taxer les femmes souffrant terriblement de leurs règles de « petites natures », et auxquelles on prescrivait d’ailleurs la pilule pour diminuer les crampes menstruelles. Comme pour l’effet de la pilule sur nos corps, on n’étudie l’endométriose que depuis très récemment. Comme l’écrivait Emma Souloy dans Fakir (décembre-janvier 2014) « si des sacro-saints phallus souffraient par millions, la recherche s’en préoccuperait fissa, et on ne renverrait pas à ces mâles que “c’est dans leur tête”, et on ne leur enfoncerait pas des speculums dans la verge comme pour les châtier. » Elle témoignait alors d’une vestibulodynie la faisant souffrir lors des rapports sexuels, et expliquait que l’arrêt de la pilule avait réglé le problème. Quels effets a la pilule sur l’aggravation et le développement de pathologies, dont l’endométriose ?

Malheureusement ni moi ni même les spécialistes ne saurions vous en dire plus vu le degré d’avancement de la science actuelle à propos de l’endométriose qui reste encore bien mystérieuse (même si l’on soupçonne de plus en plus un lien avec un dérèglement hormonal, phénomène qui peut absolument être engendré par la prise d’hormone synthétique). La sexualité féminine reste encore un domaine scientifiquement peu étudié et l’impact des contraceptifs hormonaux sur cette dernière, n’en parlons pas ! Ce que mon enquête a toutefois révélé c’est que 20 à 50 % des femmes déclarent souffrir de troubles de la libido sous pilule et que des études scientifiques très sérieuses abondent dans ce sens en montrant comment, par plusieurs mécanismes, le climat hormonal induit par ces contraceptions, peut affecter le désir sexuel.

À titre personnel, j’ai été choquée de remarquer que de très nombreuses femmes qui se plaignent de sécheresse vaginale, de vestibulodynie, de difficultés à atteindre l’orgasme ou d’absence de libido sous pilule se voient très souvent répondre par le corps médical « c’est peut-être psychologique » ou « vous devriez vous questionner sur votre relation de couple » alors qu’il existe plus de six mécanismes purement physiques, mécaniques et logiques qui expliquent cela ! Par exemple, certaines pilules diminuent jusqu’à 50 % le taux de testostérone, hormone principale du désir chez l’homme comme chez la femme. On observe également des diminutions de la vascularisation du clitoris et des difficultés à atteindre l’orgasme sous d’autres pilules. Enfin, le fait de supprimer ou de mettre en sommeil l’ovulation fait disparaître le pic de désir qui l’accompagne naturellement. Nous poussons donc des femmes parfaitement saines à se questionner sur leur couple voire leur santé mentale parce que nous ignorons, ou feignons d’ignorer, l’impact réel que peuvent avoir les hormones sur la libido. En tant que féministe, cela me révolte.

« Vingt à cinquante pour cent des femmes déclarent souffrir de troubles de la libido sous pilule. »

Enfin, j’invite chacun à lire en entier mon enquête qui révèle de nombreuses autres informations sur l’impact des hormones contraceptives sur le corps dont les carences chroniques en vitamines et minéraux essentiels. N’oublions pas qu’un perturbateur endocrinien est une hormone synthétique à laquelle nous sommes exposés et qui modifie le fonctionnement sain et naturel de notre corps, ce que fait la pilule. Par exemple, le bisphénol A, que nous avons jugé suffisamment dangereux pour l’interdire en 2015 dans les biberons et les boîtes de conserve, est un œstrogène synthétique de la même famille que celui que l’on retrouve dans les contraceptions que prennent 90 % des femmes. Un œstrogène synthétique mille fois moins puissant et pourtant déjà jugé suffisamment préoccupant dans ses effets pour être banni. Forcément, au bout d’un moment on se pose la question sur les hormones contraceptives ; qu’elles soient prises en toute conscience ne minimise en rien leur effet concret sur notre équilibre hormonal. Nous ne pouvons pas dire d’un côté que les hormones synthétiques sont le mal absolu et parler perturbateurs endocriniens à longueur de journée tout en continuant à ignorer l’un des plus puissants que prennent des millions de femmes…

Grimpant dans l’échelle de l’absurdité pour une pilule censée nous “protéger” d’une grossesse non désirée, tu écris « Aujourd’hui, on a plus de femmes qui vont décéder de leurs pilules chaque année que de violences conjugales. » La phrase choque. À combien s’élève le nombre de décès liés à l’utilisation de la pilule et à quoi sont-ils dus exactement ?

Oui, cette phrase prononcée dans une petite vidéo réalisée pour le média Brut a mis le feu aux poudres. J’y ai répondu par un document très étoffé qui détaille mes calculs et dans lequel j’écris :

« Évidemment la pilule est un acquis féministe et ce n’était en aucun cas un manque de respect de ma part. Loin de vouloir choquer, je voulais éveiller les consciences au problème des souffrances contraceptives qui font encore aujourd’hui l’objet d’un réel tabou. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’en prenant une contraception hormonale, les femmes affrontent des risques de cancer, d’AVC, d’embolie. Face à la pauvreté de l’offre contraceptive hors hormones ou masculine mais aussi face aux pressions diverses (sociétales, médicales, du conjoint, etc.) elles n’ont pas vraiment “le choix” et optent bien souvent pour des hormones faute de mieux. Or, un combat féministe c’est se battre pour offrir aux femmes des choix plus élargis, ouvrir des horizons. Ainsi, vouloir que la société puisse à l’avenir offrir aux femmes le choix de ne pas avoir à risquer sa vie ou à miner son bien-être quotidien pour éviter une grossesse est un progrès.

Car la réalité, même si ces risques graves sont minimes, c’est qu’on ne sait pas toujours quelle femme ils vont toucher. Mais parce que la pilule est un acquis féministe, un symbole fort, nous sommes mal à l’aise face aux questions complexes qu’elle pose. Trop souvent, nous balayons d’un revers de main ces informations désagréables pour persister à ne voir que les avantages. Or aujourd’hui toute une génération de femmes, la génération no pilule, nous dit : assez. Elle refuse d’affronter ces risques si elle peut faire autrement. Comment peut-on rester sourd à ces cris de détresse ? Pourquoi nous permettons-nous de juger cette demande qu’elles expriment comme s’il s’agissait d’enfants qu’il faut raisonner ?

« La pilule n’a pas “tout” changé, n’a pas résolu “tous” les problèmes des femmes et elle cause aujourd’hui d’ailleurs de nombreux problèmes. »

Mobiliser la société pour faire face pragmatiquement à cette demande n’a rien d’un “recul”. C’est au contraire la conquête d’un nouveau droit des femmes. L’affinement de droits que nous remercions nos aînées d’avoir si durement acquis. Les souffrances contraceptives sont des objets de lutte féministe tout aussi importants que les autres. Alors, de grâce, cessons les polémiques stériles ou, pire encore, les silences pesants et gênés et osons croire qu’à l’avenir plus personne ne souffrira ou ne mourra à cause de sa contraception. Le meilleur reste à inventer. Il ne tient qu’à nous de nous mobiliser pour que les utopies des femmes d’aujourd’hui deviennent la réalité de demain. Comme l’ont fait avant nous nos mères et nos grands-mères… »

J’annonçais donc dans la première édition du livre 135 à 270 décès par an en France de femmes sous pilule dus à des accidents thromboemboliques et à des cancers du sein (seuls effets secondaires graves de la pilule sur lesquels nous avons des données chiffrées ou estimables). Aujourd’hui, au regard de nouvelles données publiées suite à mon enquête et en partant d’une hypothèse dite très “optimiste” (très basse) j’obtiens les chiffres suivants : chaque année en France, 3 162 femmes subiraient un problème de santé grave à cause de leur contraception hormonale (cancer du sein ou accident thromboembolique) dont 83 décéderaient (soit 7 chaque mois). En juin dernier, le Centre international de recherche sur le cancer et l’Institut national de veille sanitaire ont d’ailleurs publié des chiffres qui collent quasi parfaitement avec mes calculs.

Tu évoques également la pollution de l’eau qui résulte de l’utilisation de la pilule, qui est, on ne l’oublie donc pas, un perturbateur endocrinien, comme les pesticides. Comment advient cette pollution et quels en sont les effets directs ?

Tout simplement parce que les femmes qui consomment des hormones contraceptives en rejettent une partie dans leurs urines. Ces hormones se retrouvent ensuite dans l’eau courante usagée qui est filtrée en station d’épuration. Or les techniques pour filtrer ces substances n’en sont qu’à leurs balbutiements et n’équipent même pas 10 % des stations en France et l’eau “dépolluée” est ensuite rejetée dans nos rivières et, via le circuit de l’eau, s’infiltre partout dans nos lacs et nappes phréatiques où nous venons ensuite pomper notre eau potable. Or, comme ces hormones synthétiques sont “persistantes”, elles ont une longue durée de vie et restent un certain temps actives dans l’eau, ce qui a un impact sur les poissons qui se féminisent (ceci dit, les pesticides aussi jouent sur leur féminisation, il n’y a pas que les hormones de la pilule). On observe par exemple des poissons mâles ayant des œufs qui se développent dans leurs testicules ou des graves problèmes d’infertilité et de comportement reproductif. Cela fonctionne de la manière suivante : la mère poisson baigne dans une eau imprégnée de ces rejets d’hormones, elle stocke ces hormones dans ses graisses et y expose son fœtus durant la gestation.

Je rappelle d’ailleurs à ce propos que nous fonctionnons de la même manière et que ce que nous observons sur la faune suite à une exposition aux œstrogènes de la pilule devrait fortement nous alarmer. Nous ne savons toujours pas précisément durant combien de temps une femme qui prend la pilule en stocke ensuite dans ses graisses, et femmes enceintes, hommes et petits garçons en ingèrent tous via l’eau potable chaque jour à des doses qui ont un effet sur la faune. Cette préoccupation a d’ailleurs fait l’objet récemment d’une question au gouvernement à l’Assemblée nationale dont la réponse est pour le moins, sibylline…

« Le but est de poser sur la table les faits dont nous avons connaissance aujourd’hui et qui dessinent un faisceau important de preuves permettant de penser qu’il est peut-être temps de passer à autre chose si nous ne voulons pas léser durablement notre santé, notre environnement mais également les générations futures. »

Tu écris qu’« En France, en 2014 environ 4,5 millions de femmes prenaient la pilule (5 millions avant les scandales de 2013 autour des pilules 3e et 4e générations). » Puisque l’omerta sur le sujet est encore légion dans la profession médicale, vers quel livre ou étude orienterais-tu les individus, hommes et femmes, qui souhaitent sérieusement envisager des méthodes contraceptives naturelles, comme l’observation du cycle ?

Je les invite avant tout à prendre connaissance de l’ensemble du panel contraceptif hors hormone qui existe si tel est leur souhait, car si vous ne souhaitez pas vous abstenir de rapports sexuels 10 à 15 jours par mois il faudra aussi trouver une contraception pour la période fertile du cycle.

De ce côté-là, même si je déplore la pauvreté des alternatives, il y a tout de même de quoi faire. Certains se satisferont de mettre le préservatif masculin (ou féminin). Il en existe des ultra fins dernière génération en polyuréthane qui changent effectivement totalement la vie côté sensations. D’autres, dont le conjoint ne supporte pas même la plus fine des capotes, opteront pour le diaphragme en silicone (sorte de coupelle en silicone que la femme insère avant le rapport au fond du vagin et qui empêche les spermatozoïdes d’arriver au col de l’utérus). C’est un dispositif que l’on ne sent quasiment pas et qui permet de préserver le plaisir des deux partenaires. Comme il est toutefois légèrement moins efficace qu’un préservatif en usage courant, certains pour atteindre une haute efficacité contraceptive l’utiliseront couplé au retrait (et là, on obtient vraiment une efficacité très élevée).

Enfin, pour se former à la méthode naturelle la plus efficace : optez pour la symptothermie. Cette méthode vous permet de savoir tout simplement quand la femme est fertile (en gros, quand elle entre dans une période proche de son ovulation et donc à risque) ou quand elle est infertile et peut donc avoir un rapport sans contraception et sans risque de grossesse. Cela demande du temps, du sérieux mais une fois l’apprentissage réalisé (via une formation de préférence) c’est un savoir que vous avez à vie et qui vous permet de vous passer de toute contraception durant 10 à 15 jours par mois, ce qui est un confort non négligeable.

Les meilleurs manuels que j’ai lus à ce jour sont : la dernière édition du manuel de l’école Sensiplan (détachée de tout précepte religieux ou moral) et ceux développés par la fondation suisse SymptoTherm qui peuvent se coupler avec l’application mobile Sympto, très pratique pour rentrer ses observations et appréhender certaines notions parfois compliquées au début.

Enfin, pour finir sur une note positive : voyons le bon côté des choses, les méthodes naturelles et les méthodes barrière ont beaucoup évoluées ces dernières décennies et permettent d’avoir une vie sexuelle très satisfaisante et une contraception efficace et sans effets secondaires pour aucun des membres du couple, c’est génial ! Quand la pilule a été inventée, tout cela n’existait pas ou de manière si rudimentaire que cela n’était pas efficace. Nos aînés n’avaient que la très approximative méthode Ogino, le retrait et des préservatifs très épais. Reste désormais à perfectionner et à développer tout cela mais au moins, une contraception efficace, sans effets secondaires ni pollution est possible dès maintenant et ça, c’est un progrès énorme.

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