Culture

De quoi Ai Weiwei est-il le nom ?

En une dizaine d’années, Ai Weiwei est devenu « un des plus célèbres dissidents au monde », comme le résume William A. Callahan dans la monographie publiée par Taschen. À tel point que la valeur proprement plastique de ses créations y semble subordonnée. Ai Weiwei, c’est un « monde », où l’art et la protestation forment un tout. Fusionnant la figure de l’entrepreneur et du héros contre-culturel, Ai Weiwei incarne ce paradoxe de notre temps, d’un artiste-patron riche à millions, exploitant des dizaines d’ouvriers à son profit, présenté comme un rebelle officiel. Alors, de quoi Ai Weiwei est-il le nom ?

Une première version de cet article a paru dans le numéro 139 d’Artension (septembre-octobre 2016), dans son dossier « Objectif Chine ».

Salué, récompensé, commenté et exposé abondamment… et même étudié (il était, en juin 2016, au programme de l’option arts plastiques du bac L), Ai Weiwei est tenu pour l’un des plus importants artistes de ce début de siècle. De prime abord, ce “phénomène Ai Weiwei” a de quoi surprendre : alors que la production des superstars de l’art contemporain paraît largement a-politique, cohérente en ceci avec le néolibéralisme, la sienne est, au contraire, politique et “engagée”.

Dans une lourde monographie que Taschen lui consacre, Roger M. Buergel évoque une « esthétique de l’existence ». Cette notion, dérivant de l’esthétique analytique communément admise dans l’art contemporain, suppose que c’est le statut d’artiste accordé par le “monde de l’art” (c’est-à-dire un aréopage d’experts) qui justifie qu’il y a art – et non plus l’œuvre accomplie qui justifierait le statut d’art et d’artiste. Reconduisant le lieu commun d’une confusion de l’art et de la vie, dans la lignée de ses deux principaux maîtres spirituels, Marcel Duchamp et Andy Warhol, Ai Weiwei est symptomatique d’un réductionnisme ad personam commun dans l’art postmoderne.

Si donc “art” il y a, inutile de chercher à distinguer ce qui en relèverait (créations plastiques, objets exposés) de ce qui n’en relèverait pas : il s’agit de faire entrer dans ce mot tout ce que fait Ai Weiwei. C’est-à-dire : ses fantaisies (sa tendance compulsive aux selfies, dans l’air du temps ; son goût duchampien du potache, comme son One Man Shoe de 1987 ; sa série de photos aux doigt d’honneur adressé à des monuments du monde entier, Études de perspective, 1995-2011), son récurrent vandalisme créateur (destruction d’une urne Han vieille de 2000 ans d’une valeur d’un million de dollars, recours à des mobiliers anciens comme matériau et matière première, recouvrement à la peinture industrielle de poteries néolithiques, écriture du logo Coca-Cola sur d’antiques vases Tang, tranchage et réassemblage d’une sculpture de tête de guerrier de la dynastie Yuan en une forme hideuse, etc.)… ou son engagement civique. Le tout, d’un même mouvement.

ai-weiwei-one-man-shoe-1987

One Man Shoe, 1987

ai-weiwei-etudes-de-perspective-1995-2001

Études de perspective, 1995-2001

L’aura du dissident politique

Soyons honnête : ce n’est pas d’abord la valeur esthétique des productions d’Ai Weiwei qui lui vaut sa renommée mondiale. C’est, depuis 2008, d’abord à son statut de “dissident” politique contre la tyrannie et la corruption de l’État chinois et en faveur des droits de l’homme qu’il la doit. Après le tremblement de terre de mai 2008 dans la province du Sichuan, il avait utilisé son blog personnel, très suivi, pour coordonner et rendre publique une vaste enquête citoyenne. Celle-ci a permis à la fois d’établir la liste d’enfants victimes et de faire connaître la responsabilité d’édiles corrompus dans l’effondrement de bâtiments scolaires non conformes aux normes antisismiques.

Ai Weiwei était alors déjà connu en Chine et à l’étranger. Mais, en dénonçant ouvertement les impérities de l’État chinois, il fait l’expérience de la censure, de violences, d’un emprisonnement humiliant puis d’une résidence surveillée. Cet engagement l’exhausse au statut de résistant et lui vaut de nombreuses distinctions et récompenses (Académie des arts de Berlin, Académie royale des beaux-arts de Stockholm, Human Rights Foundation, Amnesty International…[i]). D’artiste contemporain reconnu, Ai Weiwei devient un héros et un symbole de la résistance à la tyrannie et à l’arbitraire, un militant de la liberté – d’expression, d’opinion, de création – et de l’exigence du respect de droits fondamentaux.

Or, si la dimension esthétique ne suffit pas à expliquer cette notoriété mondiale, sa résistance à l’oppression… non plus. Curateur de la Biennale de Venise 2003, Francesco Bonami ironise : « Je pense qu’il devrait être mis en prison pour son art, non pour sa dissidence… tiède dissidence, car un vrai dissident, vous n’en entendez plus parler une fois pour toutes… » Le monde ne manque pas, en effet, de héros dont l’assassinat ou l’embastillement est entouré d’un épais silence, pour avoir lutté contre l’extraction minière, pour l’indépendance ou l’autonomie, etc. Ai Weiwei, c’est donc d’abord et avant tout un effet miroir (un lieu commun ne consiste-il pas à énoncer que « l’art est un miroir tendu au monde » ?) : il est celui en qui se reconnaissent les démocraties libérales… en particulier le “monde de l’art”, pétri des préjugés qui y ont cours, ainsi que tous les fétichistes de la culture, toujours de cette gauche postmoderne, c’est-à-dire libérale-libertaire, si inapte à comprendre qu’elle dénonce sur le plan économique ce qu’elle encourage sur le plan culturel et sociétal : l’ethos libéral-libertaire.

L’artiste comme entrepreneur en rébellion

Ai Weiwei est aussi symptomatique de ce type d’artiste, dont la production et la personnalité, indissociables, tout en provoc’ et gigantisme, s’appuient sur une horde d’exécutants – à la façon des entrepreneurs. De fait, l’artiste contemporain et l’entrepreneur sont les deux héros de l’imaginaire néolibéral et postmoderne, fait d’innovation, de défi et de provocations, de mobilité sans-frontiériste, d’individualisme arrogant et égoïste, de rock’n’roll attitude ; ils sont ceux qui “font bouger les lignes” et affirment une certaine idée – libérale-libertaire – de ce que signifie liberté.

ai-weiwei-sunflower-seeds-1

Sunflower Seeds, à la Tate Modern de Londres (2010-2011), dans le cadre des Unilever Series, du nom de la quatrième transnationale agro-alimentaire du monde, commissionnaire de ces expositions, Unilever. Vous avez dit rebelle ?

ai-weiwei-sunflower-seeds-2

À raison, François Derivery affirme que « [p]our attirer la clientèle la plus huppée certains artistes travaillent la transgression de manière entrepreneuriale ». Et l’on ne s’étonne donc pas que des grands capitalistes ouvrent des fondations et des musées, glorifiant l’audace conjointe des entrepreneurs milliardaires et des artistes contemporains : ils participent du même monde et de la même célébration de l’individu affranchi de la société. Et cette assomption de l’art et du capital financier est toujours applaudie par tout ce que la gauche libérale-libertaire compte de privilégiés de la mondialisation… ou de niais.

Qu’Ai Weiwei fasse marner pendant deux ans et demi des centaines d’ouvriers pour produire un million et demi d’imitations, en porcelaine peinte, de graines de tournesol, pour un salaire à peine supérieur au Smic local, et que personne ne s’en émeuve, en dit long (Sunflower Seeds, dont la tonne est estimée à 800 000 dollars, dont les ouvriers ne verront jamais la couleur).

ai-weiwei-selfie-paris-hiltonAu total, Ai Weiwei, c’est la rencontre de l’art conceptuel et de l’ironie duchampo-warholienne avec l’ethos patronal disposant du capital et des exécutants pour donner forme aux idées qui le font prospérer, rehaussés d’un discours et d’actes en opposition à l’État dictatorial chinois… C’est donc sans grande surprise que Roger M. Buergel signale que « le marché ou la marchandise ne lui ont jamais posé aucun problème : pour lui, le marché est un média social parmi d’autres ». Rien, donc, de profondément rebelle ou “anti-système” pour celui qui se considère comme « une marque qui défend la pensée libérale et l’individualisme »[ii]. L’image de rebelle, c’est du marketing. Voilà pourquoi il peut volontiers réaliser des selfies avec Paris Hilton, Bernard Arnault ou Jack Lang. Ai Weiwei est à l’art ce qu’est Emmanuel Macron à la politique : un faux-semblant qui garantira que rien ne change et qui, sous couleur de faire bouger les lignes, satisfera l’appétence des naïfs à se trouver une figure de l’audace. Une figurine superficielle tenant le rôle du “rebelle” dans le Spectacle généralisé qu’est devenu le capitalisme globalisé.

Rebelle de la contre-culture et héros libéral-libertaire

S’il avait débuté sa carrière en Chine, c’est surtout à New York qu’Ai Weiwei acquiert, dans les années 1980, les bases de ce qui constitue son art. Marqué, sur le plan artistique, par Duchamp, Warhol et Johns, il n’en est pas moins sensible au fond de l’air de cette période, marquée par la contre-révolution néolibérale de Ronald Reagan et par l’incorporation au capitalisme des valeurs issues de la contre-culture des années 1960. Tout cela que Michel Clouscard avait analysé dès le début des années 1970, sur la ligne de fracture où la modernité laissa place à la postmodernité, basculant dans le libéralisme libertaire qu’il nomma alors.

revolte-consommeeD’après Joseph Heath et Andrew Potter, qui ont analysé le “mythe de la contre-culture”, « la rébellion culturelle […] ne constitue pas une menace pour le système… mais […] elle est le système ». Pis : « Au mieux, la rébellion contre-culturelle est une pseudo-rébellion : un ensemble de gestes spectaculaires, entièrement dépourvus de conséquences politiques ou économiques progressistes, qui font oublier l’urgence de bâtir une société plus juste. Autrement dit, il s’agit d’une rébellion qui, tout au plus, divertit les rebelles »[iii].

Comme l’énoncent aussi les auteurs, « [l]a contre-culture a presque entièrement remplacé le socialisme en tant que base de la pensée radicale ». C’est bien sur le plan de l’imaginaire social et politique, donc, in fine, sur un plan anthropologique, que se joue la compréhension de l’art contemporain et du rapport de fascination que peut entretenir la gauche à l’égard de “rebelles” et “provocateurs” de tout type. C’est à cela, surtout, que se comprend le rejet par les classes populaires de la gauche libérale-libertaire (rejet d’ailleurs réciproque), l’échec électoral à quoi elle se condamne. Pourquoi ? Parce que, dans une lutte pour l’hégémonie culturelle, la “gauche” a non seulement renoncé à penser et construire une contre-société, avec un imaginaire alternatif – mais elle a même totalement embrassé l’ethos libéral-libertaire qui est celui du capitalisme néolibéral. C’est une erreur de penser que la faillite majeure de la “gauche radicale” viendrait de la contre-révolution néolibérale et de l’effondrement de l’URSS. La raison est, en fait, plus profonde et s’amorce dès le début des années 1970, avec un lent reflux, sur le plan de l’imaginaire social(iste) et de l’anthropologie, de tout projet de contre-société. Les fétichistes de la “Culture” dont abonde la gauche ne sont que le produit de ce reflux. Et même les projets politiques les plus “progressistes” sur le plan social demeurent encore aveugles à cette question du contenu de la culture qu’ils entendent “protéger de la marchandisation”.

Comme l’explique François Derivery, « [c]ette nouvelle « culture » néolibérale est une machine de guerre : en détruisant ou en aliénant les patrimoines culturels, elle s’efforce de décrédibiliser les valeurs qui en constituent la substance et sans lesquelles elle n’est qu’une succession de formes creuses, de titres et de noms. Le respect affiché des libéraux pour la Culture doit se mesurer à l’aune du pillage dont ce patrimoine fait l’objet, continuellement exploité et aliéné pour servir de toutes autres fins : non pas l’émancipation des esprits mais au contraire leur asservissement. Le néocolonialisme économique et financier ne peut se concevoir sans un versant culturel. La culture au sens traditionnel du terme, ensemble de valeurs collectives transmises par l’histoire, n’est pas ségrégative. C’est une culture de la personne consciente de ses droits et de ses devoirs au sein d’une histoire et d’une tradition, mais ce n’est pas une culture à usage individuel et promotionnel au sein d’une société de concurrence. La société néolibérale – société de marché – étant au contraire, dans son principe, une société de compétition, elle devait logiquement secréter une culture mettant en avant des « valeurs » opposées à celles de la culture patrimoniale […]. La culture comme recherche de sens disparaît au profit d’une médication anesthésiante contre le mal vivre sociétal. La culture néolibérale est une culture de sortie de la culture. »

C’est bien parce que les interprétations socialistes du monde ont décliné depuis les années 1980, au profit de celle individualiste et libérale-libertaire (y compris dans la gauche), que l’on salue Ai Weiwei-le-dissident… sans s’interroger sur la provenance du capital qui lui permet d’acquérir et briser des antiquités ou de réaliser des œuvres gigantesques, ni sur les conditions de travail et de vie de “ses” ouvriers. On se contente de voir en lui un héros travaillant à l’émancipation de tous, comme sont aussi présentés les entrepreneurs, dans la propagande néolibérale. Le cas Ai Weiwei est, en fait révélateur de l’aliénation d’intellectuels et d’individus des classes urbaines et éduquées du monde entier à un imaginaire libéral-libertaire parfaitement cohérent avec les nécessités du capitalisme. Tant pis, donc, si une partie de son “œuvre” ressemble à une collection de caprices ineptes et puérils de millionnaire : le déplacement d’un rocher de 4 tonnes de la Chine à la Suisse (Hoher Dastein, 2010), la dilapidation progressive d’une somme de 100 dollars par une succession de conversions de devise (Exchange, 1998), les selfies et doigts d’honneur photographiés aux quatre coins du monde par un voyageur plein aux as, les destructions répétées d’antiquités, etc.

Dans l’économie symbolique de la mondialisation, Ai Weiwei sert à actualiser la fable du rebelle libéral en proie à l’État tyrannique (mais disposé à collaborer avec celui-ci quand il en va d’un substantiel bénéfice [iv]). Aux mêmes causes les mêmes effets : ceux qui admirent Ai Weiwei soutiennent à coup sûr tout autant les Femen, Pussy Riot et le collectif Voïna. Autant de “rebelles” d’autant plus soutenus chez les intellectuels et les “éduqués” d’Occident qu’ils offrent le sentiment confortable d’être du côté d’un “bien” en lutte et menacé, à peu près réduit à l’adhésion passive à un mode de vie individualiste et consumériste, technophile et soumis à l’omniprésence du Spectacle. Le capital financier et les parlements favorables à ses desiderata peuvent dormir tranquilles.

Les “rebelles” officiels, quels que soient les risques réels qu’ils prennent ailleurs et l’abjection réelle des tyrannies, servent donc à réaffirmer des “valeurs” qui, curieusement, sont toujours celles de l’individualisme libéral. On comprend alors mieux pourquoi, en fait de soutien aux “dissidents”, ce sont ces rebelles-là, cohérents avec le capitalisme, qui raflent la mise (le mouvement Femen ne défend-il pas l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ? Ai Weiwei n’est-il pas un libéral revendiqué et favorable au marché ?), tandis que c’est le silence qui entoure, par exemple, l’assassinat de Berta Cáceres ou celui des étudiants d’Ayotzinapa, pour ne citer qu’eux.

Demeurent aussi quelques questions : quid de la valeur plastique de l’art d’Ai Weiwei ? Pourquoi les fétichistes de la “Culture” (qu’ils se gardent toujours de définir, mais qui n’est chez eux essentiellement qu’un ensemble d’œuvres et de gestes supposés célébrer le génie individuel dressé contre une société supposée conservatrice et encline à tendre vers le “pire”) défendent-ils un artiste pratiquant le vandalisme sur des objets d’artisanat (très) ancien et coûteux, alors qu’ils crient au Diable – à raison – quand des fanatiques abattent le bouddha de Bâmiyân ou le site de Palmyre ? Surtout, d’où vient l’argent pour de telles mégaproductions, alors qu’Ai Weiwei est rentré fauché des États-Unis au début des années 1990 ? Une enquête journalistique sur les réseaux d’intérêt gravitant autour d’Ai Weiwei serait très éclairante, a fortiori dans un moment historique où les tensions croissantes entre, d’un côté, les États-Unis et, de l’autre, la Chine et la Russie, invitent à s’interroger sur d’éventuels conflits à venir. Ai Weiwei serait-il aussi un outil de guerre intellectuelle dans un contexte géostratégique orageux ? Après tout, ce ne serait pas la première fois qu’une telle chose arrive…

Citant La Double pensée, de Jean-Claude Michéa (dont l’effet capital sur le champ intellectuel, à travers son sain rappel de toute une tradition radicale et critique au sein de l’histoire intellectuelle socialiste, commence seulement à montrer ses premières manifestations dans la réflexion sur l’art contemporain), François Derivery écrit : « Le libéralisme réduit l’art à un outil de pouvoir et à un marché : il faut au contraire poser la question artistique en termes de pensée sociale, de morale collective et de bien commun. “Aucune société décente ne verra jamais le jour si l’on renonce par avance à tout critique morale et philosophique du détournement des capacités créatrices de l’être humain à des fins qui ne sont utiles qu’à l’enrichissement de quelques-uns tout en nuisant à la santé, au bonheur et à l’intelligence du plus grand nombre” ».

C’est à cette aune seulement que tout ce que le monde compte d’anticapitalistes et de socialistes antilibéraux devrait penser l’art d’aujourd’hui, y compris et surtout celui qui entre dans la catégorie pourrie de l’art contemporain, ce pendant culturel du néolibéralisme – même quand il prétend le dénoncer. Car ce n’est pas en adhérant à l’imaginaire pervers de l’art officiel, qui n’est que l’imaginaire des élites, que nous renverserons la table, mais seulement à la condition de reconstituer, patiemment, lentement, mais méthodiquement, une contre-société et un imaginaire alternatif.

Nos Desserts :

Notes :

[i] Élu membre étranger de l’Académie des Arts de Berlin en 2011, puis de l’Académie royale des arts de Suède en 2012 ; récipiendaire, en 2012, du prix Václav Havel pour la résistance artistique remis par la Human Rights Foundation, puis de celui d’Ambassadeur de la conscience par Amnesty International, en 2015 ; exposé à la Documenta 12 de Kassel (2007), à la Tate Modern (2010), à la Galerie du Jeu de Paume (2012), à la Royal Academy of Arts de Londres (2015) ou au Bon marché Rive gauche (2016) ; ou encore, inscrit au programme de l’option Arts plastiques du baccalauréat littéraire en 2016, Ai Weiwei est devenu, depuis une dizaine d’années, une figure majeure de l’art contemporain – une figure médiatique et un symbole de rébellion, faisant l’objet d’une quasi unanimité dans le monde. On ne compte plus le nombre d’articles, expositions, livres, documentaires qui lui ont été consacrés.

[ii] Never Sorry, documentaire d’Alison Klayman, 2012. Il a reçu – est-ce surprenant ? – le Prix spécial du jury du festival de Sundance.

[iii] Révolte consommée. Le mythe de la contre-culture, Joseph Heath et Andrew Potter, éd. Naïve, 2006.

[iv] Ai Weiwei a en effet dessiné les plans du grand stade des Jeux olympiques de Pékin… avant de se désolidariser commodément de l’État pour son usage politique des Jeux olympiques de Pékin.

Catégories :Culture

3 réponses »

    • Merci. Excellent livre, en effet. Mais difficile à trouver, faute de réédition. Lors de ma dernière, je l’avais trouvé à 60 ou 70€… A signaler aux éditions l’Echappée, tiens ! Allez, je m’y mets.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s