Shots et pop-corns

Les meilleurs films 2019 de la rédac’

L’équipe du Comptoir aime la politique, les débats d’idées, la littérature, la musique et… le cinéma ! Amateurs de salles obscures, la rédaction a sélectionné pour vous les films les plus mémorables de cette année 2019. Bon visionnage !
  • Bacurau de Kleber Mendonça Filho [1]
  • An Elephant Sitting Still de Hu Bo [2]
  • Joker de Todd Philips [3]
  • Parasite, Joon-ho Bong [4]
  • So Long, My Son, Wang Xiaoshuai [5]
  • Sorry we missed you, Ken Loach [6]
  • De cendres et de braises, Manon Ott [7]
  • Les Misérables, Ladj Ly [8]
  • J’Accuse, Roman Polanski [9]

Les Furtifs [1]

Tout commence dans l’espace. La caméra en orbite autour de la terre se rapproche progressivement du sol, traverse les nuages vers la région du Nordeste du Brésil, suivant enfin la route d’un camion citerne slalomant entre des cercueils éparpillés sur le bitume (signe précurseur que la mort planera tout au long du film, prenant notamment les traits d’un drone aux allures SF des années 50). Perdu dans le Sertaõ, la commune de Bacurau manque d’eau, cette dernière étant retenue par un préfet corrompu et bedonnant qui a engagé des mercenaires américains (menés par le génial Udo Kier) pour soumettre les habitants du village.

D’une grande beauté plastique le troisième film de Kleber Mendonça Filho arrive à mêler génialement les différents genres (post-apocalyptique, chronique sociale, horreur furtive) pour finalement établir une ambiance fiévreuse de western en pleine pampa mélangeant l’archaïque et le futuriste dans une escalade de violence revancharde et implacable. La musique Night qui retentit au mi-temps du film lors d’une scène d’enterrement sous psychotropes ne doit rien au hasard : l’ombre tutélaire de John Carpenter plane sur tout le film (l’école est par ailleurs baptisée « João Carpinteiro »). Menacés de disparition, les habitants du village feront de leur invisibilité une stratégie de défense et de leur propre histoire une faculté d’attaque (le musée faisant office d’armurerie), organisant une fusillade mémorable face à une équipe d’américains puérils et arrogants considérant la guerre comme un jeu. À ce titre, le personnage de Lunga, gangster transgenre et ultraviolent organisant la résistance, fulmine de charisme et aurait mérité davantage de présence à l’écran.

À ce climat poisseux et explosif s’ajoute l’intransigeance du message politique (que l’on devine résonner avec la récente élection du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro) : face à l’envahissante surveillance technologique et la logique libérale de privatisation de toutes les parcelles de vie sur terre menée par les politicards et les affairistes, Kleber Mendonça Filho montre que la communauté (village, famille, groupe) est une force, qu’elle peut se dissimuler aux yeux des puissants ou bien, si nécessaire, résister avec violence pour préserver ses traditions, sa culture et ses biens communs.

Sylvain Métafiot

Dépression en basse altitude [2]

Dans une grande ville du nord de la Chine cerclée de fumées charbonneuses, quatre personnages désœuvrés, atteints d’un profond mal-être existentiel se croisent, se frôlent et se confrontent le temps d’une journée brumeuse, dessinant sur la carte de la modernité industrielle les ramifications d’une mélancolie urbaine en noir et bleu.

Radiographiant la détresse collective de tout un pays, Hu Bo déploie une narration étirée (le film dure presque 4h) permettant de symboliser intensément la douleur de ses différents protagonistes. Que ce soit pour fuir la vengeance d’un malfrat, la culpabilité d’un amour interdit, le mépris de sa propre famille ou les remords d’avoir provoqué le suicide d’un ami, c’est le même désir de s’échapper d’un monde privé d’empathie qui n’a plus rien à offrir que de sombres destins dans des paysages morts. Et la seule évasion possible se fera en direction d’un mythe au repos apaisant (le fameux éléphant du titre). S’attardant sur les gestes, les visages et les corps – au point de rendre leur environnement flou – la mise en scène s’enroule dans une succession de plans-séquences et d’analogies métaphoriques d’une beauté crépusculaire stupéfiantes. Collant au plus près des personnages, les effleurant de manière douce, la caméra colle parfois au ras-du-sol, glissant le long de l’asphalte d’une ville tentaculaire baignée d’une lumière spectrale et froide.

Cette grande tristesse, cette absence totale d’amour, qui imprègne le long-métrage de Hu Bo n’est, par ailleurs, sans doute pas étrangère à l’extrême souffrance intérieure de celui-ci (bien qu’il ne faille pas réduire les qualités esthétiques du premier à l’état dépressif du second). Le jeune réalisateur de 29 ans mis fin à ses jours quelques mois après la fin du tournage. Le réalisateur hongrois Béla Tarr disait de lui : « C’était un homme impatient, dans une urgence perpétuelle. Peut-être savait-il qu’il lui restait peu de temps… Il faisait tout pour obtenir sans attendre ce qu’il voulait. Il n’acceptait pas le monde, et le monde ne l’acceptait pas. »

S. M.

Une ode aux luttes sociales ? [3]

crit aussi bien comme « le film le plus anticapitaliste produit depuis des années » (Le Monde), que comme un film « cynique, inconsciemment raciste, et pro-Trump » (The New Yorker), voire de fachos (France Inter), Joker de Todd Philipps est l’une des grandes surprises de 2019. Un Joaquin Phoenix métamorphosé y interprète Arthur Fleck, un individu marginalisé, atteint de troubles mentaux qui vit chez sa mère Penny. Comédien raté, méprisé, Arthur travaille comme clown mais rêve de devenir humoriste et d’accéder à la célébrité. Philipps dresse le portrait cruel de l’Amérique reaganienne des années 1980 qui célèbre la société du Spectacle incarnée par l’animateur de talk-show Murray Franklin (Robert de Niro), dans un pays rongé par le chômage, la violence, la pauvreté, la petite délinquance, l’abandon des services sociaux et l’explosion des inégalités.

Un soir, à la suite d’un fou rire en raison de son handicap, trois hommes agressent Arthur dans le métro. Utilisant une arme, il tue les trois agresseurs. Comme ces trois individus étaient des salariés de Waynes Enterprise, ce meurtre cristallise les fractures sociales qui traversent Gotham et déclenche un mouvement populaire contre les riches.  Pour la première fois, Thomas Wayne est présenté sous les traits peu flatteur du milliardaire froid, méprisant, et déterminé à faire rétablir l’ordre en se portant candidat à la mairie de Gotham City. Le film raconte l’escalade d’Arthur, porté par le climat de guerre sociale, son entrée dans une folie destructrice et la multiplication de ses meurtres lui permettant d’accéder à la célébrité sous le nom du Joker. Chacun se fera son avis sur la question de savoir si le Joker de Todd Philips constitue un apôtre des luttes sociales ou un individu qui, une fois la reconnaissance acquise, veut simplement contempler, avec jubilation, Gotham en train de brûler et s’effondrer. Quoi qu’il en soit, le film offre en miroir une profonde réflexion sur une société minée par l’explosion des inégalités, l’injustice et gagnée par le ressentiment à l’égard de ceux qui, pour parler comme le journaliste britannique David Goodhart, « décident des changements politiques, sociaux et culturels, alors qu’ils sont minoritaires« ..

Romain Masson

La lutte des classes populaires [4]

Ki-taek et sa famille, qui comprend sa femme Chung-sook, leur fils Ki-woo et leur fille Ki-jung, appartiennent aux couches les plus modestes de la société sud-coréenne. Sans emploi, ils vivent entassés dans un appartement insalubres en entresol. Un jour Ki-woo trouve, grâce à un ami étudiant un job. Il devient professeur particulier chez une riche famille, les Park, grâce à un faux diplôme. Très vite, il réussit à faire engager toute sa famille, avec de fausses références, au détriment des employés actuels. Alors qu’ils espèrent vivre paisiblement au crochet des Park, les choses vont se gâter.

Avec Parasite, Bong Joon-ho dresse un portrait terrifiant du néolibéralisme sud-coréen, proche de celui des autres grandes économies mondiales. Outre la misère de ceux qui vivent difficilement dans ce système, il est évidemment question de lutte des classes. Le sous-prolétariat, incarné par la famille de Ki-taek doit ruser pour réussir à obtenir un peu de la grande bourgeoisie. En échange, ils ne reçoivent que du mépris des Park, qui se plaignent souvent de l’odeur de leur petit personnel. Mais il existe aussi un deuxième niveau d’analyse. La lutte n’est pas qu’entre classes, mais aussi à l’intérieur des classes. En organisant la concurrence généralisée au sein de la société, le capitalisme dresse aussi les individus des classes populaires les uns contre les autres. Pour tenter de survivre la famille de Ki-taek doit écraser les autres employés. Pourtant, Parasite nous montre qu’ils auraient plus à gagner à s’entraider. Un grand film qui mérite amplement son succès d’estime, symbolisé par sa Palme d’or à Cannes et sa réussite au box-office.

Kévin Boucaud-Victoire

Quand unique rime avec tragique [5]

Yaojun et sa femme Liyun, en plus de former un couple uni et heureux, font partie des millions d’ouvriers chinois qui oeuvrent à la croissance économique de l’Empire du Milieu initiée par Deng Xiaoping, en rupture avec la politique de son prédécesseur Mao Zedong. Mais avec la mise en place de la politique familiale en 1979, le couple va connaître des épisodes douloureux, le plus tragique étant la mort de leur jeune fils Xingxing dans un accident de barrage, alors que Liyun s’est déjà faite avorter et stériliser pour empêcher la venue d’un second enfant.

En trois heures, le film aborde trois décennies de la vie du couple de manière non chronologique jusqu’en 2015, conjuguant à la fois le tragique et l’absurde. Wang Xiaoshuai explore de long en large les thématiques sociales en Chine, comme l’instrumentalisation du corps à des fins techniques et économiques, le déclassement social et le décalage culturel qu’ils vivent en déménageant d’une province du nord de la Chine au sud, tout en montrant leurs conséquences sur le plan familial et interpersonnel. Dans une atmosphère intimiste et sur fond d’un deuil impossible à effectuer, le couple fait l’épreuve à la fois de la frontière sensible entre adoption et remplacement d’un enfant mort, de l’éloignement conjugal jusqu’à l’adultère.

Avec So Long, My Son, Wang Xioshuai signe un film à la fois émouvant et sans concession de petites gens manipulés et sacrifiés sur l’autel du miracle économique chinois.

Agnès Delaunay

Livraison d’un gros paquet sur la conscience [6]

Pour son dernier film, Ken Loach a choisi de dépeindre la réalité des petites mains qui font réellement tourner le monde loin du regard médiatique. Pendant 101 minutes, le réalisateur nous dépeint le quotidien d’une famille de Newcastle avec un ancien ouvrier en bâtiment et une femme aide à domicile. Appâter par la possibilité d’être l’artisan de sa propre réussite, le mari choisit de devenir livreur à son compte. Très vite, le malaise s’installe, il n’est plus le larbin d’un patron mais d’une machine, un traceur GPS, qui lui dicte où aller et quand, sans tenir compte du propre de la vie réelle : les aléas. Ces aléas ce sont sa famille, sa santé physique et psychologique, sa vessie… Bref l’humain. Par une froide mécanique, ce dictateur virtuel va broyer tout ce qui l’entoure et notamment ses relations affectives avec sa femme, ses enfants. Il finit par ne faire qu’un avec son traceur lorsque le film les mets en parallèle pendant une agression physique. Cela montre alors que cette machine est un trou noir aspirant toute l’énergie qui l’entoure.

Derrière celle-ci, ce sont les géants de la distribution comme Amazon, Ebay, et bien évidemment toutes l’industrie mercantile qui les alimentent. Un film qui nous rappelle qu’à l’approche de Noël, aller chercher ses cadeaux soi-même, c’est déjà faire appel à un « lutin » de moins.

Luc Parvaux

L’obscur éclaire [7]

Comment retranscrire une cité en lointaine banlieue, une cité dont l’histoire fait partie du passé et dont le présent si on ne laissait que les média dominants en parler, une histoire d’immigration, d’assistanat et de trafic de drogue sur fond de musique hip-hop ? Ou si l’on en parle sous l’angle social, de portraits de l’exploitation du capital, d’interim, de petits boulot et de précarité sociale ?

Manon Ott à travers son documentaire De cendres et de braises – à l’origine, son sujet de thèse en sociologie – choisit un regard artistique, un regard sensible, un regard historique, factuel et vivant sur la cité des Mureaux, cité ouvrière construite lors de l’établissement de l’usine Renault Flins, qui connut ses heures de gloire en 1968 et ses grèves et connaît une baisse constante et une précarisation des emplois depuis lors.

Plutôt que des couleurs crues, Manon Ott choisit le noir et blanc et donne de la noblesse, du caractère, une histoire et une couleur à une cité dont les murs gris, géométriques, répétitifs comme les habitants ouvriers pour beaucoup issus de l’immigration, semblent avoir été posé par hasard, dans un but purement utilitaire. Plutôt que de filmer le jour, elle choisit la nuit, et ce négatif, révèle, apporte des touches de lumière là où le jour éblouirait le regard et abolirait les nuances.

Ces nuances, ce sont ses habitants, anciens comme nouveaux, attachés à leur cité comme leur village. Ils ont tous amené là quelque chose de leur origines, de leurs combats, de leur âges : ils y ont vécu et y vivent encore. Ce n’est pas de l’investigation mais des histoires singulières qui tous ensemble construisent un universel : un rappeur local, qui nous parle de sa cité en urbaniste empirique, une femme seule, dansant dans sa cuisine comme elle navigue sur la Seine avec le parfum nostalgique des guinguettes, un braqueur repenti allumant son feu de camp à flanc de colline. Une polyphonie qui atteint l’harmonie.

Thomas Milan

Hugo en banlieue [8]

Alors que la France communie avec sa sélection nationale, qui vient d’arracher le titre de champion du monde de football, Stéphane, policier à Cherbourg intègre la brigade anti-criminalité (BAC) de Montfermeil, une des villes les plus pauvres de Seine-Saint-Denis. Il doit faire équipe avec Chris et “Gwada”, qui connaissent très bien les quartiers. Lors de leur première ronde journalière ensemble, le trio se retrouve à chercher un lionceau, volé par un gosse de la cité aux gitans, qui étaient près à en découdre avec les habitants de quartier. Le coupable n’est autre qu’Issa, jeune métisse, déjà croisé le matin au commissariat et dont les parents semblent démissionné. Alors que les “bacqueux” retrouvent la bête – parce que l’adolescent a voulu flamber sur Instagram –, ils sont débordés lors de l’interpellation du coupable. Gwada craque et finit par tirer à bout pourtant avec son flashball sur le gosse, le tout filmé par le drône de Buzz. Les flics vont devoir tout tenter pour récupérer la carte mémoire et empêcher que la bavure fuite.

Alors que La Haine nous donnait le point de vue de trois jeunes “galériens”, Ladj Ly réussit à nous montrer la détresse des forces de l’ordre, qui ne sont pas pour autant des anges. Les films sur les “banlieues” tombent souvent dans le manichéisme et reflètent plus les fantasmes du réalisateur que la vie des habitants. Dans Les Misérables, la pauvreté est évidemment mise en avant, mais pas seulement. Nous y voyons la délinquance, l’islamisme, mais aussi la sociabilité, les bonnes volontés de certains et de la solidarité. Les conflits y sont aussi multiples, entre les policiers et la population, mais aussi entre ces derniers et les gitans – qui n’hésitent pas à qualifier Issa de “nègre” –, entre les “grands“ et les “petits” (“les microbes”), et même entre les islamistes et les racailles. Certes Chris est parfois un peu caricatural dans son rôle de shériff excité et Stéphane dans celui de gentil flic naïf de province. Quant à Issa, il nous est moins sympathique que Gavroche. Le film nous montre pourtant bien la double incompréhension. D’un côté des policiers débordés, faisant face à des conditions hostiles et essayant autant de maintenir l’ordre que de survivre. De l’autre, une population qui se sent agressée et déplore l’impunité des forces de l’ordre. Le tout avec parfois une touche d’humour.

Avec ce premier long-métrage, Ladj Ly, membre important du collectif Kourtrajmé, entre dans la cours des grands, malgré de nombreuses polémiques, notamment sur son casier judiciaire. Il lui est parfois reprocher une complaisance avec les islamistes. Il est pourtant vrai que les barbus remplacent parfois l’État dans ces quartiers – et ce sont les politiques eux-mêmes qui sont responsables de cela –, canalisent en partie la violence et combattent la délinquance. Le film montre néanmoins que leur autorité a aussi des limites. « En banlieue, cela fait 20 ans que nous sommes Gilets jaunes. Les revendications sont les mêmes. Les Misérables, ce sont aussi bien les jeunes de quartiers que la police. Cet univers de misère est réel et touche tout le monde. […] Les politiques sont les premiers responsables. C’est à eux de faire bouger les lignes », a expliqué en entretien Ladj Ly. A la fin du film, on se demande si une solution est encore possible.

K. B. V.

Picquart, héros trop méconnu [9]

L’Affaire Dreyfus reste dans les mémoires liées aux noms d’Émile Zola et de Georges Clemenceau : le premier pour la rédaction de son brulot « J’Accuse… ! », le second pour l’avoir titré et publié dans son journal L’Aurore. Il y a pourtant un homme qui a été au moins aussi important, si ce n’est plus : le lieutenant-colonel Marie-George Picquart. C’est à lui que Roman Polanski a décidé de rendre hommage en adaptant sur grand écran le roman D. de Robert Harris (2013).

L’histoire est presque connue de tous. En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession  juive, est injustement condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l’Allemagne, ennemi de l’Hexagone. Tout juste promus lieutenant-colonel et chef du Deuxième Bureau, en 1896, Marie-Georges Picquart, incarné par un grand Jean Dujardin, découvre que le véritable traître n’est autre que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy, surnommé Dubois (“D.”). Bien qu’antisémite – il avoue qu’il aurait préféré que Dreyfus soit coupable –, il entreprend de réhabiliter le pauvre Dreyfus. Poussé par un sens de l’honneur admirable et un indéfectible amour pour la vérité, il doit s’opposer à ses chefs, qui refusent de voir la vérité en face et pire complotent contre lui.

Du scénario aux décors, en passant par le jeu d’acteurs – notamment celui de Dujardin –, le controversé réalisateur signe un chef-d’œuvre. Le film nous plonge dans les dessous de la plus importante affaire de la Troisième République. Donc, oui, Polanski est un salaud. Oui, il ne devrait pas être en liberté. Oui, il est gênant qu’il s’identifie probablement à l’innocent capitaine Dreyfus. Sauf que son œuvre, elle, mérite d’être vue.

K. B. V.

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3 réponses »

  1. Bonjour. On peine à comprendre ce que viennent faire ici les affirmations selon lesquelles Polanski serait « un salaud », sic, et « ne devrait pas être en liberté », resic. Quant à celle selon laquelle il « s’identifie probablement » à Dreyfus elle n’engage que son auteur, qui a bien de la chance d’avoir appris à lire dans les encéphales mais si on s’en tient aux déclarations de l’intéressé il me semble qu’il a été au contraire, sur ce point, d’une parfaite clarté.

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